Autant vous dire la vérité d’emblé : J’ai passé deux belles journées en Inde. Oui mais avec circonstance atténuante :
Pour fêter comme il se doit le bref retour de mes parents j’ai été invité à passer deux journées et une nuit au plus bel hôtel de Delhi, l’Imperial hôtel. Ma mère à profité de la basse saison touristique et de la baisse de fréquentation général lié aux attentats de l’an dernier pour obtenir des chambres à des prix plus qu’abordables.
Rendez vous mercredi à 10h, je n’arriverai qu’à 11H30 à cause de cette capacité incroyable que mon chauffeur a de se perdre. L’hôtel est somptueux, des tableaux de la famille royale d’Angleterre et de maharadjas ornent les murs. Le personnel est constamment au petit soin mais le grand avantage de ce palace c’est la PISCINE.
Oui, votre serviteur était extrêmement bouleversé par ces 20 jours passés en Inde et je méritais bien un peu de réconfort dans l’ENORME PISCINE de l’Imperial. En bref j’ai du y passer dans les 6 heures en 2 jours à faire des concours d’apnée et des courses de vitesse avec moi-même.
J’ai aussi profité de ces derniers moments de joie pour faire un tour à la boulangerie « la baguette ».
Le petit déjeuner était comme dans mes rêves les plus fous : pain au chocolat et jus de fruits de toute les couleurs à volonté (mes collègues géographes comprendront la sensation que cela procure chez moi).
Mais je vous vois venir avec vos « Et pendant que t’y es t’as encore mangé Français ? » Et bien non ! Mercredi soir je me suis rendu dans un restaurant asiatique nommé « la route des épices » (et accessoirement un des 10 meilleurs restos du monde selon un critique culinaire anglais) où j’ai mangé thaï !!!
-Louis : « Je me permets d’intervenir à nouveau car si ma mémoire est bonne, impossible de te faire manger le moindre plat thaï quand nous étions en Thaïlande il y a deux ans »
En effet mais en l’absence de plat de pâtes sur le menu j’ai fait une concession. En revanche, je rassure mes fans, plutôt mourir de faim que succomber aux charmes épicés de la nourriture indienne !
Nous avons aussi fait la connaissance de notre voisine de chambre qui est impératrice. Son mari l’a abandonné il y a trois ans et elle vit depuis à l’hôtel impérial. Ironie du sort, sa mère est morte mercredi soir, elle est ainsi devenue impératrice dans la nuit.
Le lendemain, une demi-douzaine d’employés s’occupait de vider sa chambre. Elle avait enfin décidé de quitter l’hôtel.
Si vous voulez en savoir plus sur son illustre mère, suivez le lien :
http://www.couleur-indienne.net/Gayatri-Devi,-souvenir-d-une-princesse-hindoue_a120.html
Sinon, le nouveau type du bureau est d’une arrogance pas croyable, j’ai fais quelques travaux pour lui sans le moindre « merci » ou « please » donc dès que j’ai un travail à lui rendre j’applique le « 25% boulot, 75% facebook ».
Au fait, mes parents m’ont offert un week end (la semaine prochaine) pour visiter le Taj Mahal et quelques petites villes pour la semaine prochaine, je ferai plein de photos juré !
J’ai aussi négocié l’arrêt de mon travail autour du 24 août. Je n’ai pas encore décidé si je rentrerai tout de suite à Paris ou si je me permettrai une petite virée d’une semaine au Rajahsthani, c’est une question de budget surtout.
Je suis un peu fatigué là donc suite de cet article demain !
vendredi 31 juillet 2009
jeudi 30 juillet 2009
lundi 27 juillet 2009
Samedi et dimanche c'est rugby !
Nouvelle article avec du retard because of the glandouille qui me rattrape depuis quelques jours, on ne change pas les grands hommes que voulez vous.
1) « Jesus loves you »
En fait dans le précédent article je n’ai pas eu le temps de vous relater l’intense, mais pas violent, échange d’idées qui a animé cette soirée du vendredi 24. Voici les faits.
Tindin tindiiiiin, tindin, tindiiiiin !!!(Bon ok c’est la musique du générique de « faîtes entrer l’accusé », émission la plus culte de ces dernières années en à coup sûr avec l’inénarrable cauetidienne).
Il est 21h, la soirée commençait bien puisque je venais de remporter un long combat : commander un McDo à la maison sans risqué de vexer la maîtresse de maison. Soudain, sans prévenir personne, Mylia s’écrit « le sauveur est de retour ». Un quelque peu surpris par cette déclaration (très) enthousiaste je l’interroge sur ce retour tant attendu. Mylia enchaîne donc en m’expliquant que ça a un lien avec l’éclipse et la mobilité croissante des hommes (!)
Je savais déjà que Mylia était chrétienne, l’autocollant « Jesus loves you » sur la voiture et le fait qu’elle est branchée en continu sur TV catho semblaient être des preuves irréfutables. Ce que je savais moins c’est qu’elle s’était donné comme but dans la vie de convertir les infidèles. En gros le jour du jugement est pour très bientôt et je risque fort de finir en enfer. Pourtant je pensais naïvement que dans mon contrat de baptême, il était dit que je finirai au paradis. Et bien c’est raté.
« Pour aller au paradis, il faut croire en Dieu, son fils Jésus et le Saint-Esprit ». Me dit-elle.
Me voilà parti pour brûler chez Satan avec circonstance atténuante puisque j’ai effectué ma confirmation et ma profession de foi dans le seul but de recevoir de l’argent et des lego alors que je n’en croyais pas un mot.
Qu’elle soit chrétienne s’est évidemment son droit, qu’elle cherche à me faire partager sa croyance est compréhensible mais que ça dure 3h...
Bref je me couche très fatigué, juste le temps de poster le dernier article.
Samedi m’attend un autre grand évènement puisque Guillaume, en bon sosie de Geoffroy+20 ans, m’invite à jouer au…Rugby !!!
Tout ceux qui me connaissent un peu ou qui ont déjà jeté un léger coup d’œil à ma carrure, savent très bien que le sport, ce n’est pas vraiment mon dada. A vrai dire j’ai toujours détesté le sport et le sport me hait. Pour ce qui est des jeux de raquettes passent encore mais alors les jeux « en équipe » c’est une autre histoire.
La dernière fois que j’ai fais une vraie partie en équipe, c’était pour le bac de sport (basket) en Février-mars 2007. Au bout de 5 minutes de jeu ou personne ne me fît la moindre passe, une âme charitable me lança un ballon que je me pris en pleine figure mettant fin à ma carrière de basketteur et engendrant une vilaine note au bac.
Bref, rejouer en équipe ne m’enchantait pas des masses, d’autant plus qu’il s’agissait de jouer avec des gens que je ne connaissais pas à un sport dont je ne connais que très partiellement les règles.
Nous partons vers 14h et pour bien me détendre, Guillaume décide de me faire écouter en voiture la BO de kill bill !! Cette BO, je la connais bien grâce à Matthieu mais on ne peut pas vraiment dire que se soit un summum de zénitude. Pour tout vous dire, au second semestre j’écoutais ce disque sur mon iPod avant chaque contrôle de microéconomie/stats en tant que prélude à mon exécution en place publique.
Le trajet dure une heure et nous traversons de grandes propriétés agricoles, toutes soigneusement protégées par de hauts murs et des barbelés. Le domaine où nous nous arrêtons est très beau, la pelouse est impeccable et le temps très agréable. La personne qui nous accueille est l’entraîneur de l’équipe national de rugby. Comme toutes les semaines, un match opposera l’équipe nationale à une équipe d’expatriés. Le combat est assez juste vu que certains expatriés sont d’anciens joueurs professionnels.
Je prends alors mon courage à deux mains et décide de faire quelques passes avec Guillaume. Ce dernier comprend vite l’étendu des dégâts mais garde confiance. Je lis l’inquiétude dans les regards de mes autres partenaires. Les indiens ne sont pas encore là donc pour le moment c’est entraînement. Au bout de 10 minutes, après moult passes ratées et réceptions foireuses, je retourne m’asseoir sur le banc, car je suis déjà (oui, déjà) épuisé.
Je ne me relèverai jamais. Par respect pour mes camarades et pour la fédération française de rugby qui siège à une rue de chez moi, à Paris.
J’engage la discussion avec les deux enfants (12 et 13 ans) du propriétaire. Ils sont Indiens mais ont passé toute leurs vie à l’étranger. Ils ont déjà visité plus de pays que moi et ont des idées très arrêtées sur le gens. Quelques extraits du plus agé des deux :
« 80% des indiens sont des idiots car ils ne connaissent pas le nom du premier ministre ». J’essaye de lui expliqué que s’est un peu simple comme observation et qu’il faut aussi s’interroger sur le système éducatif payant et non obligatoire Indien. Le garçon (très mature) n’en a que faire et enchaine sur le fait que les français sont eux très intelligents… Il me parle aussi de politique Indienne et de la grande corruption en Inde. Selon un article qu’il a lu, l’Inde serait le deuxième pays le plus corrompu après un Etat Africain dont j’ai oublié le nom. Je ne sais pas non plus sur quoi il s’appui mais il est vrai que la corruption est très présente en Inde.
Le match de rugby se termine (victoire des indiens) et Nous rentrons à la maison vers 19h. J’enchaîne avec un dvd : « intolérable cruauté », qui est vraiment excellent (que de chances depuis le début question dvd).
Dimanche, je devais aller voir Harry Potter 6 au cinéma mais plus de places donc se sera glandouille-msn-série télé toute la journée, pas de quoi s’extasier.
Cependant j’ai découvert un truc fantastique : la webcam !!!
Je tiens à précisé que mon beau père et ma mère seront de retour mercredi et Jeudi. Je passerai alors ces deux journées avec eux au fabuleux Imperial Hôtel. C’est censé être une surprise (mais ma mère ne sait pas tenir sa langue) , je vais passer le prochain WE dans une autre ville à visiter un peu plus l’Inde en compagnie d’un guide privé. Bref ça va bouger dans les jours qui viennent !
2) Focus : La famille Nehru-Gandhi
Le fonctionnement de la politique indienne est très complexe mais une chose est sur : Une famille règne en maître.
Plus fort que les kennedy et les skywalker, j’ai nommé les Gandhi-Nehru !
Motilal Nehru, c’est le patriarche, très présent lors de la lutte pour l’indépendance, on connaît surtout son fils : Jawaharlal Nehru, ancien premier ministre Indien que vous connaissez probablement pour son implication dans le mouvement des non-alignés. Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque la fille de ce dernier n’est autre qu’Indira Gandhi (marié à Feroze Gandhi, aucun lien avec), seule femme à avoir été premier ministre de l’Inde.
Elle eu deux fils : Rajiv et Sanjay. Le premier était du genre artiste-dandy-pilote de ligne alors que le second fût désigné comme successeur d’Indira.
Mais,
Sanjay mourut dans des circonstances pour le moins troubles (accident d’hélico, un vieux classique) et Rajiv du abandonner son travail (pilote de ligne) pour entrer en politique.
Jusque là j’espère que vous suivez car ça va se compliquer.
Rajiv meurt à son tour (lui aussi assassiné si j’ai bien compris), entre en jeu sa veuve Sonia. Cette dernière décide de mener une campagne victorieuse qui la place à la tête de l’Etat. Enfin pas vraiment puisqu’elle laisse la place de premier ministre à un autre).
Et c’est là qu’intervient la face sombre des Gandhi-Nehru : Sanjay, le fils qui devait succéder à Indira, avait une femme, Maneka, qui décida de quitter le parti des Gandhi (Indian National Congress) pour le parti ennemi (BJP). Varun est le fils de Sanjay et Maneka. Son père est mort quand il avait 3 mois et sa grand-mère décéda l’année de ses 4 ans. Autant dire que Varun s’est forgé une réputation de cogneur et a beaucoup joué sur son illustre dynastie pour s’imposer à la tête du BJP.
Varun n’a rien d’un ange. C’est un populiste qui multiplie les provocations vis-à-vis des musulmans (il a promit de leurs couper les mains !). Très bon orateur, il vient d’être arrêté pour « trouble à l’ordre publique » et risque jusqu’à 1 an de prison.
Qui pour sauver l’honneur des Gandhi-Nehru ? J’appelle à la barre les enfants de Sonia et Rajiv, soit Rahul et Priyanka. Ces deux là rassemblent tous les espoirs politiques. Ils sont relativement jeune (40 ans, dans un pays où 80% des politiques ont plus de 70 ans), ils ont été instruits à l’étranger et sont véritablement proches de l’Inde des campagnes. Les deux hésitent encore à se lancer en politique mais on soupçonne fortement Rahul de placer toutes ses pièces sur l’échiquier politique.
En conclusion, aucune famille en Inde n’est aussi influente que celle-ci, qui est par ailleurs logiquement issue de la plus haute caste. Le simple fait de vous appelez Gandhi vous assure de fréquenter les sommets du monde politique.
3) Les photos du jour :
Comme promis voici les photos que vous attendiez tous : le sommet du matériel d’entreprises.
Sur les autres photos vous me verrez entrain d’attraper un ballon (la photo a été mise en scène évidemment), vous assisterez aussi au match de rugby et pourrez découvrir d’autres facettes de l’Inde.
4) Conclusion
Bon, vous l’avez vu, les articles paraissent moins régulièrement (tous les 2-3 jours). Postez vos commentaires, n’hésitez pas à me poser des questions et continuez d’être toujours aussi nombreux.
L’article est dédié à Marion S., qui, même si elle ne passe pas beaucoup sur le blog, reste la meilleure rencontre de cette deuxième année malgré les évènements récents.
D’ici là, je ne saurai trop vous conseiller d’écouter le superbe « India Song » par Jeanne Moreau que j’écoute toujours dans les moments difficiles. Un morceau assurément dans mon top 5 et que j’ai longtemps hésité à poster ici. http://www.youtube.com/watch?v=w9fLfi9nZmI
Il parait aussi que le film « Bruno » est très mauvais, j’espère que quelqu’un est en revanche allé voir ce probable chef d’œuvre qu’est « Lesbian vampire killers ». Si oui, envoyez-moi votre critique
1) « Jesus loves you »
En fait dans le précédent article je n’ai pas eu le temps de vous relater l’intense, mais pas violent, échange d’idées qui a animé cette soirée du vendredi 24. Voici les faits.
Tindin tindiiiiin, tindin, tindiiiiin !!!(Bon ok c’est la musique du générique de « faîtes entrer l’accusé », émission la plus culte de ces dernières années en à coup sûr avec l’inénarrable cauetidienne).
Il est 21h, la soirée commençait bien puisque je venais de remporter un long combat : commander un McDo à la maison sans risqué de vexer la maîtresse de maison. Soudain, sans prévenir personne, Mylia s’écrit « le sauveur est de retour ». Un quelque peu surpris par cette déclaration (très) enthousiaste je l’interroge sur ce retour tant attendu. Mylia enchaîne donc en m’expliquant que ça a un lien avec l’éclipse et la mobilité croissante des hommes (!)
Je savais déjà que Mylia était chrétienne, l’autocollant « Jesus loves you » sur la voiture et le fait qu’elle est branchée en continu sur TV catho semblaient être des preuves irréfutables. Ce que je savais moins c’est qu’elle s’était donné comme but dans la vie de convertir les infidèles. En gros le jour du jugement est pour très bientôt et je risque fort de finir en enfer. Pourtant je pensais naïvement que dans mon contrat de baptême, il était dit que je finirai au paradis. Et bien c’est raté.
« Pour aller au paradis, il faut croire en Dieu, son fils Jésus et le Saint-Esprit ». Me dit-elle.
Me voilà parti pour brûler chez Satan avec circonstance atténuante puisque j’ai effectué ma confirmation et ma profession de foi dans le seul but de recevoir de l’argent et des lego alors que je n’en croyais pas un mot.
Qu’elle soit chrétienne s’est évidemment son droit, qu’elle cherche à me faire partager sa croyance est compréhensible mais que ça dure 3h...
Bref je me couche très fatigué, juste le temps de poster le dernier article.
Samedi m’attend un autre grand évènement puisque Guillaume, en bon sosie de Geoffroy+20 ans, m’invite à jouer au…Rugby !!!
Tout ceux qui me connaissent un peu ou qui ont déjà jeté un léger coup d’œil à ma carrure, savent très bien que le sport, ce n’est pas vraiment mon dada. A vrai dire j’ai toujours détesté le sport et le sport me hait. Pour ce qui est des jeux de raquettes passent encore mais alors les jeux « en équipe » c’est une autre histoire.
La dernière fois que j’ai fais une vraie partie en équipe, c’était pour le bac de sport (basket) en Février-mars 2007. Au bout de 5 minutes de jeu ou personne ne me fît la moindre passe, une âme charitable me lança un ballon que je me pris en pleine figure mettant fin à ma carrière de basketteur et engendrant une vilaine note au bac.
Bref, rejouer en équipe ne m’enchantait pas des masses, d’autant plus qu’il s’agissait de jouer avec des gens que je ne connaissais pas à un sport dont je ne connais que très partiellement les règles.
Nous partons vers 14h et pour bien me détendre, Guillaume décide de me faire écouter en voiture la BO de kill bill !! Cette BO, je la connais bien grâce à Matthieu mais on ne peut pas vraiment dire que se soit un summum de zénitude. Pour tout vous dire, au second semestre j’écoutais ce disque sur mon iPod avant chaque contrôle de microéconomie/stats en tant que prélude à mon exécution en place publique.
Le trajet dure une heure et nous traversons de grandes propriétés agricoles, toutes soigneusement protégées par de hauts murs et des barbelés. Le domaine où nous nous arrêtons est très beau, la pelouse est impeccable et le temps très agréable. La personne qui nous accueille est l’entraîneur de l’équipe national de rugby. Comme toutes les semaines, un match opposera l’équipe nationale à une équipe d’expatriés. Le combat est assez juste vu que certains expatriés sont d’anciens joueurs professionnels.
Je prends alors mon courage à deux mains et décide de faire quelques passes avec Guillaume. Ce dernier comprend vite l’étendu des dégâts mais garde confiance. Je lis l’inquiétude dans les regards de mes autres partenaires. Les indiens ne sont pas encore là donc pour le moment c’est entraînement. Au bout de 10 minutes, après moult passes ratées et réceptions foireuses, je retourne m’asseoir sur le banc, car je suis déjà (oui, déjà) épuisé.
Je ne me relèverai jamais. Par respect pour mes camarades et pour la fédération française de rugby qui siège à une rue de chez moi, à Paris.
J’engage la discussion avec les deux enfants (12 et 13 ans) du propriétaire. Ils sont Indiens mais ont passé toute leurs vie à l’étranger. Ils ont déjà visité plus de pays que moi et ont des idées très arrêtées sur le gens. Quelques extraits du plus agé des deux :
« 80% des indiens sont des idiots car ils ne connaissent pas le nom du premier ministre ». J’essaye de lui expliqué que s’est un peu simple comme observation et qu’il faut aussi s’interroger sur le système éducatif payant et non obligatoire Indien. Le garçon (très mature) n’en a que faire et enchaine sur le fait que les français sont eux très intelligents… Il me parle aussi de politique Indienne et de la grande corruption en Inde. Selon un article qu’il a lu, l’Inde serait le deuxième pays le plus corrompu après un Etat Africain dont j’ai oublié le nom. Je ne sais pas non plus sur quoi il s’appui mais il est vrai que la corruption est très présente en Inde.
Le match de rugby se termine (victoire des indiens) et Nous rentrons à la maison vers 19h. J’enchaîne avec un dvd : « intolérable cruauté », qui est vraiment excellent (que de chances depuis le début question dvd).
Dimanche, je devais aller voir Harry Potter 6 au cinéma mais plus de places donc se sera glandouille-msn-série télé toute la journée, pas de quoi s’extasier.
Cependant j’ai découvert un truc fantastique : la webcam !!!
Je tiens à précisé que mon beau père et ma mère seront de retour mercredi et Jeudi. Je passerai alors ces deux journées avec eux au fabuleux Imperial Hôtel. C’est censé être une surprise (mais ma mère ne sait pas tenir sa langue) , je vais passer le prochain WE dans une autre ville à visiter un peu plus l’Inde en compagnie d’un guide privé. Bref ça va bouger dans les jours qui viennent !
2) Focus : La famille Nehru-Gandhi
Le fonctionnement de la politique indienne est très complexe mais une chose est sur : Une famille règne en maître.
Plus fort que les kennedy et les skywalker, j’ai nommé les Gandhi-Nehru !
Motilal Nehru, c’est le patriarche, très présent lors de la lutte pour l’indépendance, on connaît surtout son fils : Jawaharlal Nehru, ancien premier ministre Indien que vous connaissez probablement pour son implication dans le mouvement des non-alignés. Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque la fille de ce dernier n’est autre qu’Indira Gandhi (marié à Feroze Gandhi, aucun lien avec), seule femme à avoir été premier ministre de l’Inde.
Elle eu deux fils : Rajiv et Sanjay. Le premier était du genre artiste-dandy-pilote de ligne alors que le second fût désigné comme successeur d’Indira.
Mais,
Sanjay mourut dans des circonstances pour le moins troubles (accident d’hélico, un vieux classique) et Rajiv du abandonner son travail (pilote de ligne) pour entrer en politique.
Jusque là j’espère que vous suivez car ça va se compliquer.
Rajiv meurt à son tour (lui aussi assassiné si j’ai bien compris), entre en jeu sa veuve Sonia. Cette dernière décide de mener une campagne victorieuse qui la place à la tête de l’Etat. Enfin pas vraiment puisqu’elle laisse la place de premier ministre à un autre).
Et c’est là qu’intervient la face sombre des Gandhi-Nehru : Sanjay, le fils qui devait succéder à Indira, avait une femme, Maneka, qui décida de quitter le parti des Gandhi (Indian National Congress) pour le parti ennemi (BJP). Varun est le fils de Sanjay et Maneka. Son père est mort quand il avait 3 mois et sa grand-mère décéda l’année de ses 4 ans. Autant dire que Varun s’est forgé une réputation de cogneur et a beaucoup joué sur son illustre dynastie pour s’imposer à la tête du BJP.
Varun n’a rien d’un ange. C’est un populiste qui multiplie les provocations vis-à-vis des musulmans (il a promit de leurs couper les mains !). Très bon orateur, il vient d’être arrêté pour « trouble à l’ordre publique » et risque jusqu’à 1 an de prison.
Qui pour sauver l’honneur des Gandhi-Nehru ? J’appelle à la barre les enfants de Sonia et Rajiv, soit Rahul et Priyanka. Ces deux là rassemblent tous les espoirs politiques. Ils sont relativement jeune (40 ans, dans un pays où 80% des politiques ont plus de 70 ans), ils ont été instruits à l’étranger et sont véritablement proches de l’Inde des campagnes. Les deux hésitent encore à se lancer en politique mais on soupçonne fortement Rahul de placer toutes ses pièces sur l’échiquier politique.
En conclusion, aucune famille en Inde n’est aussi influente que celle-ci, qui est par ailleurs logiquement issue de la plus haute caste. Le simple fait de vous appelez Gandhi vous assure de fréquenter les sommets du monde politique.
3) Les photos du jour :
Comme promis voici les photos que vous attendiez tous : le sommet du matériel d’entreprises.
Sur les autres photos vous me verrez entrain d’attraper un ballon (la photo a été mise en scène évidemment), vous assisterez aussi au match de rugby et pourrez découvrir d’autres facettes de l’Inde.
4) Conclusion
Bon, vous l’avez vu, les articles paraissent moins régulièrement (tous les 2-3 jours). Postez vos commentaires, n’hésitez pas à me poser des questions et continuez d’être toujours aussi nombreux.
L’article est dédié à Marion S., qui, même si elle ne passe pas beaucoup sur le blog, reste la meilleure rencontre de cette deuxième année malgré les évènements récents.
D’ici là, je ne saurai trop vous conseiller d’écouter le superbe « India Song » par Jeanne Moreau que j’écoute toujours dans les moments difficiles. Un morceau assurément dans mon top 5 et que j’ai longtemps hésité à poster ici. http://www.youtube.com/watch?v=w9fLfi9nZmI
Il parait aussi que le film « Bruno » est très mauvais, j’espère que quelqu’un est en revanche allé voir ce probable chef d’œuvre qu’est « Lesbian vampire killers ». Si oui, envoyez-moi votre critique
vendredi 24 juillet 2009
Jeudi, vendredi c'est premier bilan !
Aujourd’hui, j’ai un peu la flemme d’écrire un long papier et j’ai envie de faire un premier bilan :
Mais avant un petit résumé d’hier et aujourd’hui.
1) Résumé
Jeudi, Guillaume doit aller chez le vétérinaire tôt donc pour moi c’est grasse mat’.
Le hic, C’est qu’en semaine, l’électricité se coupe de 10 à 13h, donc pas d’internet, de télé et surtout de climatisation !!! En gros j’ai encore cru que j’allai mourir (faut aussi que je vous parle de ma diarrhée persistante mais mes parents vont encore me faire les gros yeux) tellement je transpirais de partout. Mylia me glisse une dure vérité : « This is India » ! En effet, à force de me déplacer d’un espace climatisé à un autre, j’en oublie la grosse chaleur dehors. Avec en plus l’humidité, je ne vous raconte pas le désastre.
Donc j’étais malade et pour ne rien arranger (mais je suis un peu con en même temps par moment) je dézingue 1 litre de jus de fruit tellement j’ai chaud. Comme vous le savez, qui sème la colère récolte la tempête et la tempête ne m’a permit de sortir des toilettes qu’une demi-heure après y être entré. Heureusement pour moi, Mylia avait préparé des pâtes carbonara (elle a bien compris ce qui me fait plaisir) pour me consolé de m’être ainsi vidé de mes boyaux et intestins.
Fin des détails dégueulasses, passons à la suite des évènements.
Retour au bureau vers 14h, j’en sors à peine 2h plus tard (je n’ai même pas eu le temps de répondre à mes messages facebook voyons !) car Guillaume avait rdv je ne sais plus où. Il me dépose à la maison et j’en profite pour regarder une bonne dizaine d’épisodes de friends à la suite. Les indiens sont fous de cette série.
Le soir je revois Kill Bill 2 en VO nonST, dont j’avais un très bon souvenir. Et bien je pense toujours que c’est un chef d’œuvre.
Les jours se suivent et se ressemblent puisque ce matin s’était encore grasse matinée pour les mêmes raisons que la veille. Sauf que là j’ai préféré faire une sieste, comprendre : lire 20 pages de « économie urbaine » et s’endormir » pour ne pas subir la terrifiante coupure d’électricité.
Manque de bol, la coupure a du retard et quand je me réveille, la chaleur est intense. L’électricité ne reviendra que vers 13H40. De retour au bureau vers 14H30, mes collègues me lance un sournois « good afternoon ». Ils vont encore plus me détester puisque je repars une heure plus tard (j’ai vu de la haine dans leurs yeux) mais pas pour rien cette fois ci, puisque je me rends « Au salon du matériel d’entreprise »
L’enfer en vrai
Que des trucs chiants dans les stands. Au début on est amusé par le petit clou qui trône sur un podium ou le coin perceuse. Mais c’est moins amusant quand on y reste une heure.
Pour passer le temps, j’ai recours à ma botte secrète (expérimenté plusieurs fois chez habitat) : poser un tas de questions cons genre
« Il sert à quoi ce clou ? » « Et ça c’est quoi ? » pendant 1h.
Je pense que Guillaume voulait me tuer aux environs de 16h35.
J’ai aussi la flemme de mettre les photos de cet évènement, vous les aurez demain puisque je vois que vous êtes impatients
2) « Alors ça se passe bien Inde ?»
Pour mettre fin à toutes les fausses rumeurs sur mon compte genre que « en fait j’adore la nourriture indienne », je vais répondre plus longuement ici à toutes les questions qui m’ont été posées sur le blog, facebook ou hotmail.
« Alors cette déprime ?»
Aaaahhh ! Une des questions les plus courantes ! Ce à quoi je répondrai que les débuts en Inde on été très difficiles, j’ai demandé à rentrer à Paris début août, j’ai voulu mettre fin au blog… et puis j’ai pris du recul, j’ai reconsidéré ma grande chance d’être ici. Pour moi, l’Inde est une épreuve difficile qu’il me faut réussir. J’ai des habitudes occidentales très encrées qu’il est bien de bousculé un peu.
Je ne vous dis pas que j’adore mes journées en Inde, loin de là, mais plutôt que de me morfondre, je préfère en rire tout en pensant à mon retour en septembre.
« Comment évolue ton niveau d’anglais »
A la base je ne possède pas un mauvais niveau d’anglais, juste un terrible accent. Je suis aussi venu en Inde dans le but d’être plus à l’aise oralement et de perfectionner mon anglais. Pour le moment on ne peut pas dire que je progresse beaucoup. J’ai un mal fou à retenir les nouveaux mots, d’autant plus que je ne pense pas le faire assez sérieusement. Avec Guillaume, je ne parle quasiment qu’en Français. Ce n’est pas bien mais j’ai encore besoin de ces quelques repères pour ne pas me sentir trop seul. Entendre et parler l’anglais toute la journée est extrêmement fatiguant. Je pense que l’immersion doit être progressive.
« As-tu vu l’éclipse ? »
Trois personnes m’ont posé la question entre hier et aujourd’hui et croyez le ou non, je ne savais même pas qu’une éclipse s’était déroulée ! Je suis quant même allé voir mes collègues pour leur demandé si l’éclipse était visible depuis Delhi. Ils m’ont répondu par l’affirmative mais m’ont précisé que personne ne pouvait la voir à cause des gros nuages qui flottait au dessus de Delhi. Je me souviens aussi que c’était un jour particulièrement pluvieux.
« Que manges-tu au petit déjeuner »
J., je te remercie pour cette question pertinente même si j’ai mené ma petite enquête sur les céréales en Inde. Je voulais même en faire un article, la raison m’a rattrapé.
En gros pour répondre à ta question, je mange des chocos. Sauf qu’ici, ce n’est pas un ours brun qu’on voit sur la boîte mais un singe, le même que celui des choco pops en France. J’ai envie de dire « bizarre ». On frôle le surnaturel quand l’abeille de miel pops figure elle sur les boîtes de…cheerios. Après une longue réflexion j’en ai conclu que j’avais peut-être traversé une autre dimension avant de venir en Inde…
Nb : Je rassure tous les fans de Tony le tigre (et je sais qu’il y en a), il figure bien sur les boîtes de frosties.
« Détestes-tu vraiment la nourriture indienne ? »
J’en fais des cauchemars la nuit pour la bonne raison que je supporte très mal tout ce qui est un peu épicée. La faute à mon alimentation « pâtesque » diront certaines mauvaises langues.
« Connais-tu enfin le nom du bébé ? »
A vrai dire, je cherche actuellement le moyen de le demander à Guillaume pour la millième fois, non pas que cela ne m’intéresse pas, mais plutôt que ça fait 10 fois qu’on me le dit et 10 fois que j’oublie.
« L’immodium et toi, vous allez vous pacser ? »
J’en ai longuement discuté avec lui mais je ne me sens pas prêt. L’immodium c’est un amour d’été. Dès mon retour d’Inde notre liaison prendra fin.
« A quand ma dédicace ???? »
Et pour finir la question qu’on me pose le plus, bande d’égocentriques. Primo c’est quand même méga futile comme concept de vouloir être cité en fin d’un article publié par quelqu’un sans vrai talent littéraire et deuxio, j’ai établie une liste de toutes les personnes que je ne dois pas oublier et certains ne seront cité qu’à des dates bien précises (genre le 17 août pour un anniversaire par exemple, j’espère que le message est passé).
Bon, vous avez là un petit Bilan de ces premiers jours en Inde, j’espère que ce blog vous plait, que toutes les blagues vaseuses ne tombent pas trop à plat et que j’aurai encore et toujours des choses à vous raconter. Préparer chaque article prend un certains temps et je ne pense pas que j’écrirai autant et aussi souvent si il n’y avait pas des amis, de la famille (et des personnes que je n’ai toujours pas réussi à identifier !) pour me soutenir.
Les photos paraitront demain et le prochain article dans deux jours.
D’ici là, visitez absolument l’insultron à l’adresse suivante : http://www.nospoon.org/misc/insultron2.html (merci à la fille de l’océan) et vous pourrez dire comme moi :
« Espèce de gros fils de pute asexué, tu es une sous-merde qui ne colle pas une mouche au plafond, j'ai fait le pari de te pisser à la raie au boulot pendant les pub. Va te faire enculer profond, Signé : Ton pire ennemi qui t'attends de pied ferme. »
(Ouais je sais c’est très grossier).
N’oubliez pas non plus de tendre une oreille vers Kap bambino (surtout les titres « blue screen » et « reto zero », laquelle est une vraie furie.
Article dédié à Barbara, qui à fêté son anniversaire hier et à Aurélie, qui le fête aujourd’hui. J’espère les revoir bientôt.
Mais avant un petit résumé d’hier et aujourd’hui.
1) Résumé
Jeudi, Guillaume doit aller chez le vétérinaire tôt donc pour moi c’est grasse mat’.
Le hic, C’est qu’en semaine, l’électricité se coupe de 10 à 13h, donc pas d’internet, de télé et surtout de climatisation !!! En gros j’ai encore cru que j’allai mourir (faut aussi que je vous parle de ma diarrhée persistante mais mes parents vont encore me faire les gros yeux) tellement je transpirais de partout. Mylia me glisse une dure vérité : « This is India » ! En effet, à force de me déplacer d’un espace climatisé à un autre, j’en oublie la grosse chaleur dehors. Avec en plus l’humidité, je ne vous raconte pas le désastre.
Donc j’étais malade et pour ne rien arranger (mais je suis un peu con en même temps par moment) je dézingue 1 litre de jus de fruit tellement j’ai chaud. Comme vous le savez, qui sème la colère récolte la tempête et la tempête ne m’a permit de sortir des toilettes qu’une demi-heure après y être entré. Heureusement pour moi, Mylia avait préparé des pâtes carbonara (elle a bien compris ce qui me fait plaisir) pour me consolé de m’être ainsi vidé de mes boyaux et intestins.
Fin des détails dégueulasses, passons à la suite des évènements.
Retour au bureau vers 14h, j’en sors à peine 2h plus tard (je n’ai même pas eu le temps de répondre à mes messages facebook voyons !) car Guillaume avait rdv je ne sais plus où. Il me dépose à la maison et j’en profite pour regarder une bonne dizaine d’épisodes de friends à la suite. Les indiens sont fous de cette série.
Le soir je revois Kill Bill 2 en VO nonST, dont j’avais un très bon souvenir. Et bien je pense toujours que c’est un chef d’œuvre.
Les jours se suivent et se ressemblent puisque ce matin s’était encore grasse matinée pour les mêmes raisons que la veille. Sauf que là j’ai préféré faire une sieste, comprendre : lire 20 pages de « économie urbaine » et s’endormir » pour ne pas subir la terrifiante coupure d’électricité.
Manque de bol, la coupure a du retard et quand je me réveille, la chaleur est intense. L’électricité ne reviendra que vers 13H40. De retour au bureau vers 14H30, mes collègues me lance un sournois « good afternoon ». Ils vont encore plus me détester puisque je repars une heure plus tard (j’ai vu de la haine dans leurs yeux) mais pas pour rien cette fois ci, puisque je me rends « Au salon du matériel d’entreprise »
L’enfer en vrai
Que des trucs chiants dans les stands. Au début on est amusé par le petit clou qui trône sur un podium ou le coin perceuse. Mais c’est moins amusant quand on y reste une heure.
Pour passer le temps, j’ai recours à ma botte secrète (expérimenté plusieurs fois chez habitat) : poser un tas de questions cons genre
« Il sert à quoi ce clou ? » « Et ça c’est quoi ? » pendant 1h.
Je pense que Guillaume voulait me tuer aux environs de 16h35.
J’ai aussi la flemme de mettre les photos de cet évènement, vous les aurez demain puisque je vois que vous êtes impatients
2) « Alors ça se passe bien Inde ?»
Pour mettre fin à toutes les fausses rumeurs sur mon compte genre que « en fait j’adore la nourriture indienne », je vais répondre plus longuement ici à toutes les questions qui m’ont été posées sur le blog, facebook ou hotmail.
« Alors cette déprime ?»
Aaaahhh ! Une des questions les plus courantes ! Ce à quoi je répondrai que les débuts en Inde on été très difficiles, j’ai demandé à rentrer à Paris début août, j’ai voulu mettre fin au blog… et puis j’ai pris du recul, j’ai reconsidéré ma grande chance d’être ici. Pour moi, l’Inde est une épreuve difficile qu’il me faut réussir. J’ai des habitudes occidentales très encrées qu’il est bien de bousculé un peu.
Je ne vous dis pas que j’adore mes journées en Inde, loin de là, mais plutôt que de me morfondre, je préfère en rire tout en pensant à mon retour en septembre.
« Comment évolue ton niveau d’anglais »
A la base je ne possède pas un mauvais niveau d’anglais, juste un terrible accent. Je suis aussi venu en Inde dans le but d’être plus à l’aise oralement et de perfectionner mon anglais. Pour le moment on ne peut pas dire que je progresse beaucoup. J’ai un mal fou à retenir les nouveaux mots, d’autant plus que je ne pense pas le faire assez sérieusement. Avec Guillaume, je ne parle quasiment qu’en Français. Ce n’est pas bien mais j’ai encore besoin de ces quelques repères pour ne pas me sentir trop seul. Entendre et parler l’anglais toute la journée est extrêmement fatiguant. Je pense que l’immersion doit être progressive.
« As-tu vu l’éclipse ? »
Trois personnes m’ont posé la question entre hier et aujourd’hui et croyez le ou non, je ne savais même pas qu’une éclipse s’était déroulée ! Je suis quant même allé voir mes collègues pour leur demandé si l’éclipse était visible depuis Delhi. Ils m’ont répondu par l’affirmative mais m’ont précisé que personne ne pouvait la voir à cause des gros nuages qui flottait au dessus de Delhi. Je me souviens aussi que c’était un jour particulièrement pluvieux.
« Que manges-tu au petit déjeuner »
J., je te remercie pour cette question pertinente même si j’ai mené ma petite enquête sur les céréales en Inde. Je voulais même en faire un article, la raison m’a rattrapé.
En gros pour répondre à ta question, je mange des chocos. Sauf qu’ici, ce n’est pas un ours brun qu’on voit sur la boîte mais un singe, le même que celui des choco pops en France. J’ai envie de dire « bizarre ». On frôle le surnaturel quand l’abeille de miel pops figure elle sur les boîtes de…cheerios. Après une longue réflexion j’en ai conclu que j’avais peut-être traversé une autre dimension avant de venir en Inde…
Nb : Je rassure tous les fans de Tony le tigre (et je sais qu’il y en a), il figure bien sur les boîtes de frosties.
« Détestes-tu vraiment la nourriture indienne ? »
J’en fais des cauchemars la nuit pour la bonne raison que je supporte très mal tout ce qui est un peu épicée. La faute à mon alimentation « pâtesque » diront certaines mauvaises langues.
« Connais-tu enfin le nom du bébé ? »
A vrai dire, je cherche actuellement le moyen de le demander à Guillaume pour la millième fois, non pas que cela ne m’intéresse pas, mais plutôt que ça fait 10 fois qu’on me le dit et 10 fois que j’oublie.
« L’immodium et toi, vous allez vous pacser ? »
J’en ai longuement discuté avec lui mais je ne me sens pas prêt. L’immodium c’est un amour d’été. Dès mon retour d’Inde notre liaison prendra fin.
« A quand ma dédicace ???? »
Et pour finir la question qu’on me pose le plus, bande d’égocentriques. Primo c’est quand même méga futile comme concept de vouloir être cité en fin d’un article publié par quelqu’un sans vrai talent littéraire et deuxio, j’ai établie une liste de toutes les personnes que je ne dois pas oublier et certains ne seront cité qu’à des dates bien précises (genre le 17 août pour un anniversaire par exemple, j’espère que le message est passé).
Bon, vous avez là un petit Bilan de ces premiers jours en Inde, j’espère que ce blog vous plait, que toutes les blagues vaseuses ne tombent pas trop à plat et que j’aurai encore et toujours des choses à vous raconter. Préparer chaque article prend un certains temps et je ne pense pas que j’écrirai autant et aussi souvent si il n’y avait pas des amis, de la famille (et des personnes que je n’ai toujours pas réussi à identifier !) pour me soutenir.
Les photos paraitront demain et le prochain article dans deux jours.
D’ici là, visitez absolument l’insultron à l’adresse suivante : http://www.nospoon.org/misc/insultron2.html (merci à la fille de l’océan) et vous pourrez dire comme moi :
« Espèce de gros fils de pute asexué, tu es une sous-merde qui ne colle pas une mouche au plafond, j'ai fait le pari de te pisser à la raie au boulot pendant les pub. Va te faire enculer profond, Signé : Ton pire ennemi qui t'attends de pied ferme. »
(Ouais je sais c’est très grossier).
N’oubliez pas non plus de tendre une oreille vers Kap bambino (surtout les titres « blue screen » et « reto zero », laquelle est une vraie furie.
Article dédié à Barbara, qui à fêté son anniversaire hier et à Aurélie, qui le fête aujourd’hui. J’espère les revoir bientôt.
mercredi 22 juillet 2009
Mardi, mercredi, c'est invité spécial !
Aujourd’hui c’est un article un peu spécial puisque nous avons en invité d’honneur : mon cher père !
-Louis : « mais, mais je ne suis pas au courant moi ! J’aurais préféré de loin une simple dédicace..
Mais je t’aime mon papounet.
-Louis : « Arrête tu vas avoir la honte devant tous tes amis. Sans parlé de ce que je risque moi ! »
Ne t’inquiète pas, ils savent déjà que tu fum…
-Louis : « Non mais je ne te permets pas ! Tu vas te prendre une de ces corrections à ton retour de Paris… Fils indigne ! »
Hem hem, donc aujourd’hui c’est…
1) Sarkozy à la une
Mon newspaper indien préféré, à savoir celui qui titrait en une sur la passion d’Emma Watson pour le tandoori Chicken, a consacré hier un article de fond à un problème existentiel grave :
Les femmes qui sont plus grandes que leur mari.
Et qui est pris en exemple ? Sarkozy of course ! En une du Delhi times nous retrouvons donc une photo de Carla et Nico joliment sous-titré « Sarkozy « looks up » to Carla ». Et l’article débute fort : « Pauvre Sarkozy qui est littéralement toujours dans l’ombre de sa femme Carla », en suis un long commentaire sur les talons très plats de l’ancien mannequin, qui se justifie ainsi :
« J’évite de porter des talons dès que je le peux. C’est parce que je suis plus grande que la majorité des gens de mon entourage et cela peut crée chez eux un complexe »
Le Delhi Times pas super super convaincu de la réponse de Carlita, décide de prolonger l’investigation en interrogeant des indiens anonymes dans la rue sur leurs expériences ( et qui préfère taire leurs noms !) et voilà ce qui en ressort :
« Ritika Rana (le nom est changé) nous a raconté que sa mère est plus grande que son père. Ses parents se sont mariés alors qu’ils étaient enfants et ma mère à grandi plus que mon père. Parfois je pense que mon père est jaloux de la taille de ma mère »
Bref tout ça en une de ce fabuleux newspaper, j’en avais la larme à l’œil.
- Louis : Et tes journées de mardi et mercredi alors ?
Hier j’ai bossé sur plusieurs projets, dont la localisation de tous les panneaux lors de l’expo d’Août et j’en ai profité pour parfaire mon niveau sur Sketchup. La journée de travail a ensuite été interrompue par une escale à l’hôpital (pas pour moi), le temps de constater que la vue du sang me rend toujours aussi malade. Puis nous sommes passés à la pharmacie récupérer quelques médicaments. Les trois pharmaciens été habillés pareille, avec la même moustache et la même coupe de cheveux ; c’est simple, on aurait dit Riri, Fifi et Loulou. Ils étaient aussi plus lents les uns que les autres (15 min pour une pauvre boîte). Au milieu de la très petite pharmacie trônait un frigo méga chelou.
Direction ensuite le restaurant (il est 15h) pour rejoindre des français qui venaient juste d’arriver en Inde et qui avaient besoin de conseils. Reconnaître un français au bout du monde c’est très facile : ça s’habille en Quechua et ça demande au serveur « Excusez moi, pourrais-je avoir un verre d’eau ? ». Le verre d’eau n’est jamais arrivé. Bref, ces quatre Français, qui venait de la drôme (l’occasion pour moi de me ridiculiser avec « la Drôme c’est bien en Normandie non ?), n’avaient rien organisé et arrivaient ici comme des fleurs. Heureusement que Guillaume les a mis en contact avec un chauffeur pour qu’ils puissent faire leurs trip « Rajhastan en dix jours ». Pas évident qu’ils nous reviennent tous en vie.
Ah, on a aussi eu le droit à des questions bien pertinentes sur le thème «Est-ce que les restaurants de type Européen s’est plus sûr que le vendeur ambulant (sisi, ils l’ont demandé !). Un des leurs passa son déjeuner à pianoter sur un Iphone visiblement tout neuf. Ça m’a rappelé une certaine niçoise et j’en ai profité pour lui foutre la trouille sur le prix de la connection internet (qu’il utilisait déjà depuis 2h).
De retour à la maison, j’installe un jeu pc, que je me suis acheté 8 euros pour passer le temps et je visionne ladykillers , une très bonne surprise.
Aujourd’hui pas grand-chose, à part que the human calculator est de retour. La mission du jour : convertir 1 pound en roupies. Je sors à ma collègue Sonja un glorieux «90 roupies, elle a alors des étincelles dans les yeux !
Ma journée a été très remplie par le boulot. Je vais essayé de me mettre à MSN bientôt mais pour le moment le travail et le blog et facebook m’occupent beaucoup.
2) Amar, plus qu’un chauffeur, le Peter Parker indien.
- Louis : Tu vas encore te moquer de quelqu’un c’est ça ?
Amar c’est le chauffeur de la société et en conséquence celui de mon patron. Avec Guillaume, on le surnomme « la chèvre » en référence à Pierre Richard dans le film éponyme : il ne lui arrive que des malheurs ! En 3 jours, il a crevé trois fois, a écrasé un chien et s’est fait coller 2 amendes. En gros dès qu’il y a des flics sur la route, il se fait arrêté. Ici, les policiers verbalisent pour tout et n’importe quoi alors c’est prune assurée.
Ils ont même un alcootest bien à eux : leurs odorats ! Le soir, quand ils arrêtent des conducteurs, ils demandent à ses derniers de parler pour qu’ils puissent juger de leurs haleines.
Bref, Amar n’a pas de chance. En outre, son réveil ne sonne pas tout les matins visiblement et il a fréquemment 1h de retard (ce qui ne me déplais pas car ça veut dire que j’arrive une heure plus tard au bureau). Amar n’est pas non plus “the king of the road”. Il se perd tout le temps (et hop ! 15 min de gagnée sur le travail) et roule très très très lentement (que j’aime ces journées où j’arrive à 11h au bureau).
Mon patron le déteste mais ne peux en changer car il risque de tomber sur pire. J’ai ainsi pu apprendre une expression bien normande (Geoffroy, j’ai besoin de ton avis) :
« Celui là, il a été piqué au sang de tortue ! »
Mais pour moi, Amar est un héro. Grace à lui je me lève plus tard et je peux écouter mes podcasts jusqu’à la fin dans la voiture. Pour être franc, je crois qu’il est comme Peter Parker : (gros) looser le jour mais super héro la nuit (les policiers véreux n’ont qu’à bien se tenir !).
Petite anecdote amusante, Nous sortions de l’ambassade vers minuit (le soir du 14 juillet) et Amar nous attendais. Mes parents ainsi que Guillaume étaient plus ou moins éméchés et nous entrons à 5 dans la voiture. Au bout de 20 minutes, Guillaume se rend compte qu’il n’avait pas indiqué au chauffeur où nous allions, ce dernier roulait tranquille depuis 20 minutes dans une direction totalement opposée à la notre sans savoir où aller.
Amar, il est trop fort.
3) L’instant cuisine Indienne
Hier, j’ai testé pour vous, dans le cadre de mon world book of lasagnas, des lasagnes pardi !
-Louis : En fait cette nouvelle rubrique sert un peu à nous prendre pour des cons ?
Pas tout à fait, car ces lasagnes là ne sont pas comme les autres, c’est de la lasagne indienne vrai de vrai. Voici la définition classique mais tellement banal de la lasagne :
« Les lasagnes sont des pâtes alimentaires en forme de larges plaques. Il s'agit également de la préparation utilisant ces mêmes pâtes et généralement faite de couches alternées de pâtes, fromage, bœuf et de deux sauces, l'une à base de viande et l'autre de sauce béchamel. » (wiki encore)
Bon, jusque là j’en avais gouté d’la lasagne bizarre. Le modèle jambon-petit pois (England of course), le modèle « sans lasagne » (Salop de thaïs) ou encore le modèle « c’est-tellement-bon-que-j’y-suis-revenu-le-lendemain-et-le-surlendemain » (New York)
Voici donc…
Les lasagnes au poulet !!!! En effet, si on vénère la vache, le buffle et leurs cousins, on ne mange logiquement jamais de viande de bœuf, généralement remplacé dans les recettes par du poulet.
-Louis : Et c’est bon au moins ?
Bah c’est un peu bizarre, au début, de manger du blanc de poulet avec de la sauce béchamel mais ce n’est pas totalement désagréable. Ça ne trônera pas au top 5 des meilleurs lasagnes du monde (1er : New York, 2ème : pizzeria de Mirko, 3ème : Venise, 4ème : Lasagnes de Julia, 5ème : Traiteur du 55 rue de Clichy) mais c’est à essayer.
4) Les huit photos du jour
Parce qu’il est quand même nécessaire qu’un jour ou l’autre, je vous montre des photos des gens qui m’accompagnent dans ce périple, voici :
Ma mère, qui en bonne « mère juive » m’apprend à laver le linge.
Mon beau père est en orange et on voit sur les dernières photos la famille qui m’accueille : Guillaume, Mylia et…euh…le bébé dont j’ai oublié le nom.
-Louis : J’espère au moins que tu te souviendra que le prénom de ton/ta futur(e) frère/ sœur sera « quatre consonnes et trois voyelles » si c’est un garçon ou bien le prénom d’une des plus grandes actrice de la nouvelle vague si c’est une fille (non, c’est pas Brigitte !)…
5) Parlez-vous l’Indhi ?
Pour ce premier cours, je vais vous apprendre la base de la base : les insultes. Je peux vous assurer que mes collègues m’ont regardé d’un œil bizarre quand je leurs ai demandé la traduction de « motherfucker ».
Alors :
Badmash (se prononce comme ça s’écrit), c’est pour quelqu’un qui est vilain, genre c’est un peu l’insulte de papi.
Ooloo Ka Patta : C’est un peu plus courant et ça veut dire crétin, abruti, jusque là ça va .
Tchalo Pakistan : Selon Delphine ça veut dire en gros « va te faire voir chez les pakistanais » mais en fait, certains indiens le prenne comme « va te faire mettre chez les pakistanais ». Delphine a raison de me précisé qu’il ne faut pas trop utiliser cette insulte dans la rue.
Kututha : Espèce de chien (prenez un ton aggressif pour faire plus crédible).
Chuthiya : Euh… c’est un peu comme quand les américains se traitent de « pussy » dans les films. En Français sa donne « T’as une chatte » (pas l’animal hein !), t’es un lâche, une tapette. Dans un pays où l’homosexualité est encore considérée comme un délit dans la quasi-totalité des Etats, cette insulte a un sens plus profond. Remarque : ça ne marche pas trop sur les femmes comme insulte.
-Louis : Je suis effondré…
6) Conclusion
A force de vous promettre tel article et de ne pas le faire au final je préfère ne plus m’avancer.
Certaines personnes trouvent que je râle un peu trop dans ce blog. Ce n’est pas totalement faux, vu que j’ai eu quelques jours d’adaptation très difficiles mais je suis quand même extrêmement heureux de vivre cette expérience. Tout n’est pas facile comme vous le savez mais j’apprends à faire avec.
Cet article est dédié à ma Delphine de belle mère…
-Louis : Ah ! Enfin une lueur dans cette mer de bêtises !
…A qui je dois beaucoup de choses et que j’ai jugé un peu trop hâtivement dans les premiers mois de notre rencontre.
D’ici là, sachez que Air est de retour à la rentrée et qu’un de leurs nouveau morceau est disponible gratuitement sur leurs sites. J’avais été très déçu par le dernier album, mais au vu du ce premier titre très « alpha beta gaga », ça semble bien partit !
http://www.aircheology.com/
Je me mords aussi les doigts à l’idée de ne pouvoir admirer en salle « Bruno », si certains l’on vu, n’hésitez pas à m’en parler.
-Louis : « mais, mais je ne suis pas au courant moi ! J’aurais préféré de loin une simple dédicace..
Mais je t’aime mon papounet.
-Louis : « Arrête tu vas avoir la honte devant tous tes amis. Sans parlé de ce que je risque moi ! »
Ne t’inquiète pas, ils savent déjà que tu fum…
-Louis : « Non mais je ne te permets pas ! Tu vas te prendre une de ces corrections à ton retour de Paris… Fils indigne ! »
Hem hem, donc aujourd’hui c’est…
1) Sarkozy à la une
Mon newspaper indien préféré, à savoir celui qui titrait en une sur la passion d’Emma Watson pour le tandoori Chicken, a consacré hier un article de fond à un problème existentiel grave :
Les femmes qui sont plus grandes que leur mari.
Et qui est pris en exemple ? Sarkozy of course ! En une du Delhi times nous retrouvons donc une photo de Carla et Nico joliment sous-titré « Sarkozy « looks up » to Carla ». Et l’article débute fort : « Pauvre Sarkozy qui est littéralement toujours dans l’ombre de sa femme Carla », en suis un long commentaire sur les talons très plats de l’ancien mannequin, qui se justifie ainsi :
« J’évite de porter des talons dès que je le peux. C’est parce que je suis plus grande que la majorité des gens de mon entourage et cela peut crée chez eux un complexe »
Le Delhi Times pas super super convaincu de la réponse de Carlita, décide de prolonger l’investigation en interrogeant des indiens anonymes dans la rue sur leurs expériences ( et qui préfère taire leurs noms !) et voilà ce qui en ressort :
« Ritika Rana (le nom est changé) nous a raconté que sa mère est plus grande que son père. Ses parents se sont mariés alors qu’ils étaient enfants et ma mère à grandi plus que mon père. Parfois je pense que mon père est jaloux de la taille de ma mère »
Bref tout ça en une de ce fabuleux newspaper, j’en avais la larme à l’œil.
- Louis : Et tes journées de mardi et mercredi alors ?
Hier j’ai bossé sur plusieurs projets, dont la localisation de tous les panneaux lors de l’expo d’Août et j’en ai profité pour parfaire mon niveau sur Sketchup. La journée de travail a ensuite été interrompue par une escale à l’hôpital (pas pour moi), le temps de constater que la vue du sang me rend toujours aussi malade. Puis nous sommes passés à la pharmacie récupérer quelques médicaments. Les trois pharmaciens été habillés pareille, avec la même moustache et la même coupe de cheveux ; c’est simple, on aurait dit Riri, Fifi et Loulou. Ils étaient aussi plus lents les uns que les autres (15 min pour une pauvre boîte). Au milieu de la très petite pharmacie trônait un frigo méga chelou.
Direction ensuite le restaurant (il est 15h) pour rejoindre des français qui venaient juste d’arriver en Inde et qui avaient besoin de conseils. Reconnaître un français au bout du monde c’est très facile : ça s’habille en Quechua et ça demande au serveur « Excusez moi, pourrais-je avoir un verre d’eau ? ». Le verre d’eau n’est jamais arrivé. Bref, ces quatre Français, qui venait de la drôme (l’occasion pour moi de me ridiculiser avec « la Drôme c’est bien en Normandie non ?), n’avaient rien organisé et arrivaient ici comme des fleurs. Heureusement que Guillaume les a mis en contact avec un chauffeur pour qu’ils puissent faire leurs trip « Rajhastan en dix jours ». Pas évident qu’ils nous reviennent tous en vie.
Ah, on a aussi eu le droit à des questions bien pertinentes sur le thème «Est-ce que les restaurants de type Européen s’est plus sûr que le vendeur ambulant (sisi, ils l’ont demandé !). Un des leurs passa son déjeuner à pianoter sur un Iphone visiblement tout neuf. Ça m’a rappelé une certaine niçoise et j’en ai profité pour lui foutre la trouille sur le prix de la connection internet (qu’il utilisait déjà depuis 2h).
De retour à la maison, j’installe un jeu pc, que je me suis acheté 8 euros pour passer le temps et je visionne ladykillers , une très bonne surprise.
Aujourd’hui pas grand-chose, à part que the human calculator est de retour. La mission du jour : convertir 1 pound en roupies. Je sors à ma collègue Sonja un glorieux «90 roupies, elle a alors des étincelles dans les yeux !
Ma journée a été très remplie par le boulot. Je vais essayé de me mettre à MSN bientôt mais pour le moment le travail et le blog et facebook m’occupent beaucoup.
2) Amar, plus qu’un chauffeur, le Peter Parker indien.
- Louis : Tu vas encore te moquer de quelqu’un c’est ça ?
Amar c’est le chauffeur de la société et en conséquence celui de mon patron. Avec Guillaume, on le surnomme « la chèvre » en référence à Pierre Richard dans le film éponyme : il ne lui arrive que des malheurs ! En 3 jours, il a crevé trois fois, a écrasé un chien et s’est fait coller 2 amendes. En gros dès qu’il y a des flics sur la route, il se fait arrêté. Ici, les policiers verbalisent pour tout et n’importe quoi alors c’est prune assurée.
Ils ont même un alcootest bien à eux : leurs odorats ! Le soir, quand ils arrêtent des conducteurs, ils demandent à ses derniers de parler pour qu’ils puissent juger de leurs haleines.
Bref, Amar n’a pas de chance. En outre, son réveil ne sonne pas tout les matins visiblement et il a fréquemment 1h de retard (ce qui ne me déplais pas car ça veut dire que j’arrive une heure plus tard au bureau). Amar n’est pas non plus “the king of the road”. Il se perd tout le temps (et hop ! 15 min de gagnée sur le travail) et roule très très très lentement (que j’aime ces journées où j’arrive à 11h au bureau).
Mon patron le déteste mais ne peux en changer car il risque de tomber sur pire. J’ai ainsi pu apprendre une expression bien normande (Geoffroy, j’ai besoin de ton avis) :
« Celui là, il a été piqué au sang de tortue ! »
Mais pour moi, Amar est un héro. Grace à lui je me lève plus tard et je peux écouter mes podcasts jusqu’à la fin dans la voiture. Pour être franc, je crois qu’il est comme Peter Parker : (gros) looser le jour mais super héro la nuit (les policiers véreux n’ont qu’à bien se tenir !).
Petite anecdote amusante, Nous sortions de l’ambassade vers minuit (le soir du 14 juillet) et Amar nous attendais. Mes parents ainsi que Guillaume étaient plus ou moins éméchés et nous entrons à 5 dans la voiture. Au bout de 20 minutes, Guillaume se rend compte qu’il n’avait pas indiqué au chauffeur où nous allions, ce dernier roulait tranquille depuis 20 minutes dans une direction totalement opposée à la notre sans savoir où aller.
Amar, il est trop fort.
3) L’instant cuisine Indienne
Hier, j’ai testé pour vous, dans le cadre de mon world book of lasagnas, des lasagnes pardi !
-Louis : En fait cette nouvelle rubrique sert un peu à nous prendre pour des cons ?
Pas tout à fait, car ces lasagnes là ne sont pas comme les autres, c’est de la lasagne indienne vrai de vrai. Voici la définition classique mais tellement banal de la lasagne :
« Les lasagnes sont des pâtes alimentaires en forme de larges plaques. Il s'agit également de la préparation utilisant ces mêmes pâtes et généralement faite de couches alternées de pâtes, fromage, bœuf et de deux sauces, l'une à base de viande et l'autre de sauce béchamel. » (wiki encore)
Bon, jusque là j’en avais gouté d’la lasagne bizarre. Le modèle jambon-petit pois (England of course), le modèle « sans lasagne » (Salop de thaïs) ou encore le modèle « c’est-tellement-bon-que-j’y-suis-revenu-le-lendemain-et-le-surlendemain » (New York)
Voici donc…
Les lasagnes au poulet !!!! En effet, si on vénère la vache, le buffle et leurs cousins, on ne mange logiquement jamais de viande de bœuf, généralement remplacé dans les recettes par du poulet.
-Louis : Et c’est bon au moins ?
Bah c’est un peu bizarre, au début, de manger du blanc de poulet avec de la sauce béchamel mais ce n’est pas totalement désagréable. Ça ne trônera pas au top 5 des meilleurs lasagnes du monde (1er : New York, 2ème : pizzeria de Mirko, 3ème : Venise, 4ème : Lasagnes de Julia, 5ème : Traiteur du 55 rue de Clichy) mais c’est à essayer.
4) Les huit photos du jour
Parce qu’il est quand même nécessaire qu’un jour ou l’autre, je vous montre des photos des gens qui m’accompagnent dans ce périple, voici :
Ma mère, qui en bonne « mère juive » m’apprend à laver le linge.
Mon beau père est en orange et on voit sur les dernières photos la famille qui m’accueille : Guillaume, Mylia et…euh…le bébé dont j’ai oublié le nom.
-Louis : J’espère au moins que tu te souviendra que le prénom de ton/ta futur(e) frère/ sœur sera « quatre consonnes et trois voyelles » si c’est un garçon ou bien le prénom d’une des plus grandes actrice de la nouvelle vague si c’est une fille (non, c’est pas Brigitte !)…
5) Parlez-vous l’Indhi ?
Pour ce premier cours, je vais vous apprendre la base de la base : les insultes. Je peux vous assurer que mes collègues m’ont regardé d’un œil bizarre quand je leurs ai demandé la traduction de « motherfucker ».
Alors :
Badmash (se prononce comme ça s’écrit), c’est pour quelqu’un qui est vilain, genre c’est un peu l’insulte de papi.
Ooloo Ka Patta : C’est un peu plus courant et ça veut dire crétin, abruti, jusque là ça va .
Tchalo Pakistan : Selon Delphine ça veut dire en gros « va te faire voir chez les pakistanais » mais en fait, certains indiens le prenne comme « va te faire mettre chez les pakistanais ». Delphine a raison de me précisé qu’il ne faut pas trop utiliser cette insulte dans la rue.
Kututha : Espèce de chien (prenez un ton aggressif pour faire plus crédible).
Chuthiya : Euh… c’est un peu comme quand les américains se traitent de « pussy » dans les films. En Français sa donne « T’as une chatte » (pas l’animal hein !), t’es un lâche, une tapette. Dans un pays où l’homosexualité est encore considérée comme un délit dans la quasi-totalité des Etats, cette insulte a un sens plus profond. Remarque : ça ne marche pas trop sur les femmes comme insulte.
-Louis : Je suis effondré…
6) Conclusion
A force de vous promettre tel article et de ne pas le faire au final je préfère ne plus m’avancer.
Certaines personnes trouvent que je râle un peu trop dans ce blog. Ce n’est pas totalement faux, vu que j’ai eu quelques jours d’adaptation très difficiles mais je suis quand même extrêmement heureux de vivre cette expérience. Tout n’est pas facile comme vous le savez mais j’apprends à faire avec.
Cet article est dédié à ma Delphine de belle mère…
-Louis : Ah ! Enfin une lueur dans cette mer de bêtises !
…A qui je dois beaucoup de choses et que j’ai jugé un peu trop hâtivement dans les premiers mois de notre rencontre.
D’ici là, sachez que Air est de retour à la rentrée et qu’un de leurs nouveau morceau est disponible gratuitement sur leurs sites. J’avais été très déçu par le dernier album, mais au vu du ce premier titre très « alpha beta gaga », ça semble bien partit !
http://www.aircheology.com/
Je me mords aussi les doigts à l’idée de ne pouvoir admirer en salle « Bruno », si certains l’on vu, n’hésitez pas à m’en parler.
lundi 20 juillet 2009
De retour !
Tadaaaa !!! Le blog est de retour et pas qu’un peu ! Au programme ce soir, de nouvelles rubriques plus ou moins sérieuses dont la fréquence d’apparition restera assez erratique :
Parlez-vous l’Indhi ? : Quelques cours simplifiés d’Indhi, avec les mots de vocabulaires essentiels.
Parlez-vous l’Indhi ? : Quelques cours simplifiés d’Indhi, avec les mots de vocabulaires essentiels.
« Le point cuisine indienne » Les papilles de Guillaume ont-t-elles survécu au plat traditionnel(lement épicé) de la veille ?
Le « top du glop ». Amateurs de mes précédentes publications dessinées et réservées au cercle très proche (« la famille c’est l’enfer » vol. 1, 2 et 3) vous allez être servit.
Sinon, vous retrouverez les rubriques habituelles : la journée, le focus (en plus court), les 5 photos du jour et le « on fait quoi demain ? ».
Cependant, comme je l’ai dis à certains d’entre vous via facebook ou hotmail, ce blog est très prenant pour moi et le temps que j’y passe déborde souvent sur d’autres activité comme « sortir », « lire », « manger » et « dormir ». C’est pourquoi les messages ne seront pas toujours journaliers. Les seront écrit sur plusieurs jours parfois mais je vous préviendrai !
1) Vendredi-lundi : Appelez-moi Philippe Stark !
Primo, qui est Philippe Stark ? (http://www.starck.com/)
Quel rapport alors ? Et bien sachez que j’ai trouvé l’arme suprême pour ne pas m’ennuyer au bureau
-quoi ? Mieux que le démineur ?
Bien mieux que Mahjong titan même (le jeu d’ordi le plus populaire dans les amphis de géo) ! J’ai nommé Sketchup, alias le logiciel de design. C’est gratuit, ça se télécharge sur google à la manière de picasa et ça peut vous occuper des heures. Le principe est simple : construisez ce que vous voulez, appliquez vous sur le design etc… !
Bon ok, ce n’est pas l’évènement du siècle mais ça m’occupe à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Tenez, vendredi j’ai réalisé une chaise et puis aujourd’hui j’ai fait… bon ok on passe à la suite.
Ces derniers jours, j’ai surtout beaucoup dormit, j’ai découvert l’intérêt de la grosse collection de DVD chinois de Guillaume et j’ai commencé un livre dont le titre donne un très bon aperçue de la tristesse de certaines de mes journées : « l’urbanisme, utopies et réalités, une anthologie ». Bref pas de quoi crier à la vierge Marie mais un bon moyen qu’on me laisse tranquille.
Le weekend je suis parti faire le tour des gros centres commerciaux du coin (les « mall »), histoire de me fournir en vêtement légers. J’ai ainsi du utiliser des Rickshaws à des prix exorbitants par rapport à ceux pratiqués sur les locaux (c’est ce que les indiens appellent la « white tax ») mais je m’en sors de mieux en mieux question négociation (presque tout se négocie en Inde).
Pour ce qui est de la vie sociale, ça ne s’améliore pas des masses. Les soirées d’étudiants étrangers dont m’avait parlé Guillaume ça n’existe pas vraiment pendant l’été et mon éloignement de Delhi ne me permet pas de me rendre régulièrement dans les lieux sociaux de la capitale en raison du prix de l’aller-retour et du temps que cela prend. Je vais essayer de me balader un peu dans la communauté pour voir s’il n’y a pas des gens à rencontrer.
Cependant, des amis de Mylia (la femme de Guillaume) ont envoyé leurs fille (un peu plus jeune que moi) passer un peu de temps à la maison pour qu’elle soit surveillée et qu’elle ne fasse pas trop de bêtises. On ne discute pas des masses ensemble mais ça fait un peu de compagnie. Je suis normalement censé allé voir Harry Potter 6 avec elle dans les jours qui viennent
Autrement, beaucoup de lecteurs de ce blog savent bien que ça n’allait pas très fort ces jours çi. Je remercie toutes ces personnes qui m’ont soutenu et me soutiennent encore.
2) Focus : Les sikhs
Ces individus, dont la religion est minoritaire dans l’Etat de Delhi (avec 92 % d’indous on fait moins les malins hein !), entretiennent des relations très codifiées et parfois tendues avec le reste de la population.
Je ne vais pas me risquer ici à une description de cette religion, les sites spécialisés en parleront beaucoup mieux que moi. Cependant, pour les reconnaitre c’est facile : ils portent un grand turban sur la tête qui sert à cacher leurs cheveux. En fait, il semble qu’un Sikh ne se coupe pas les cheveux depuis sa naissance. Une espèce de filet retient cette masse chevelue à faire pâlir Chewbacca. La masse de cheveux forme un petit ponpon qu’on a très (mais alors très très) envie de pincer. Le tout est donc surmonté d’un turban dont ni la taille, ni la couleur, a une signification sociale ou religieuse.
« Comment reconnaitre les femmes Sikhs ? » me demandent Julien et Paul. Je n’en ai aucune idée, je poserai la question.
La place sociale des sikhs est très précise : généralement, ils s’occupent de la sécurité, des transactions, bref de tout ce qui demande une grande confiance. Pourquoi ? Parce que dans la religion sikh, il est interdit d’être malhonnête (c’est pourquoi je n’ai jamais croisé un seul chauffeur de taxi sikhs mais cette profession fera l’objet d’un prochain article). A la bon heure ! Dans la religion chrétienne on n’est pas non plus censé voler, mais on le fait quand même ! Sauf que les sikhs, eux, respecte à la lettre ce commandement. On notera aussi que les sikhs ne sont pas des lâches, que si ils doivent se battre, c’est jusqu’à la mort.
Toutes ces choses je ne vous le dit pas uniquement parce qu’on me l’a dit mais aussi parce que je l’ai lu noir sur blanc dans des livres très sérieux sur le business en Inde.
Je l’ai expliqué dans un des précédents articles, la mobilité sociale ce n’est pas trop le dada des indiens. Le fait d’être Sikhs est assez discriminant (c’est comme si en France on vous limitait au rôle d’intermédiaire ou de gardien de parking) et ça peut carrément vous coûtez la vie. Il ya quelques années, un attentat très meurtrier s’est produit dans la région de Delhi et les responsables étaient sikhs. Dans les semaines qui suivirent, on a assisté à une véritable chasse à l’homme, où des sikhs ont été massacré en masse, peu importe leurs implication dans l’attentat.
Je vous renvoie aussi à l’histoire de la séparation des Indes britanniques, que vous connaissez déjà, mais qui illustre ce goût singulier pour le massacre.
Bref, les Sikhs restent une communauté assez renfermé sur elle-même. L’attitude de la société indienne n’y est pas totalement étrangère.
3) Les 6 photos du jour
Thématique animalière aujourd’hui. Les animaux sont omniprésents dans les rues de Delhi. Des chèvres vivantes sont vendues sur les marchées, les vaches sont partout et il n’est pas rare de croiser des éléphants (surtout à l’approche de célébrations religieuses). Le dernier animal que voilà est très populaire en Inde.
4) L’instant cuisine indienne …
Aujourd’hui je vais vous parlé d’un fabuleux plat auquel j’ai gouté hier soir. Ca vient de je ne sais plus trop où dans le sud de l’Inde et ça s’appelle le cassoulet.
Le cassoulet est un plat traditionnel dont la base est un ragoût de haricots blancs longuement mijoté pour être fondant en bouche, c'est là le secret de la réussite. Dans ce ragoût sont ajoutés, selon les versions, du confit d'oie ou de canard, du lard, de la couenne, du jarret de porc, de la saucisse, de l'agneau ou de la perdrix. On peut y trouver aussi de la tomate, du céleri ou de la carotte. Il peut être ou non recouvert de chapelure. (dixit wiki)
Bien sur pour que se repas Indien se passe dans les meilleurs conditions, n’hésitez pas, comme moi, à vous faire servir du vin avec. N’oubliez pas d’acheter une baguette bien traditionnelle (disponible à l’hôtel ambassade) et vous vous croirez en plein Rajhastan à visiter les innombrables temples.
A bientôt pour de nouvelles expériences culinaires aux limites de l’inconnue...
5) Le top du glop
Le classement du jour établie entre 10h45 et 11h au bureau, caché derrière un mur pour ne pas que l’on me repère, consistait à classé les 5 choses les plus inutiles mais déprimantes de ce début de voyage :
N°5, Bel entrée dans ce classement de ce p**** de clébard de 2 ans (mais fort sympathique) qui aboie toute la soirée
N°4, joli score pour ce p**** de chiard de 2 mois (mais fort sympathique) qui chiale toute la journée. Comment ça ? Je ne suis pas prêt pour acceuillir mon futur frêre dans 1 mois et demi ?
N°3, force est de constater que le newspaper indien ne sait pas trop de quoi parler. Il y a quelques jours, la une d’un des newspaper était une interview de la délicieuse Hermione Granger avec en phrase d’accroche « I love tandoori chicken ». Le contenu de l’article n’arrivait pas à la cheville de cette info capitale.
N°2 : Le goût du jus d’orange. J’ai longuement hésité à lui attribué la première place mais alors atteindre à ce stade là un jus d’orange qui n’a pas le goût de l’orange ça frôle la dépression nerveuse pour moi. Seul le sunny delight orange est encore imbattable, d’où cette seconde place.
N°1 : La terrible TV5 Asie !! Au programme, le hit du meilleurs de ce que la télé fait de pire. Panique dans l’oreillette, plus belle la vie, Patrick Sébastien et ses clowns etc. voilà ce qui anéanti mes fins de soirée. Vive le lecteur dvd et facebook ?
6) On fait quoi la prochaine fois ?
Cet article est déjà très long, la partie « parlez-vous l’Indhi » sera donc pour une autre fois.
En attendant, la prochaine fois, on s’intéressera un peu plus au chauffeur de ma société qui vaut le détour, aux fast food Indiens et l’on apprendra quelques insultes en Indien (la base de la base voyons…)
D’ici là, n’oubliez pas que le toisième album de nouvelle Vague, où figure le très beau titre « Aussi belle qu’une balle », est sorti. Je vous conseille aussi de visiter ce site bourré de phrase très premier degré (sisi !) et culte tel que « "Si j’étais un matelas, vous m’appelleriez Dunio Pillo" à l’adresse suivante :
http://www.mariedominiquebayle.com/index.php (merci Julia pour le lien)
Article dédié à Delphine G., qui, en plus d’accumuler les succès, est une personne de grand soutien dans les moments difficiles.
Au fait, ce blog a atteint les 15 abonnés fidèles (plus tous ceux qui m'en parle sans y être abonnés) ! Je vous remercie d'être aussi nombreux à suivre mes aventures
samedi 18 juillet 2009
Petite pause
Pendant un certains temps (pas trop long!!), le blog va être un peu mis en pause, le temps de vivre de nouvelles histoires, d'affiner les autres articles, le style, de prendre encore plus de photos et de me reposer un peu.
A très bientôt.
A très bientôt.
vendredi 17 juillet 2009
Je ne vous abandonnerez pas, je crois en les forces de l'esprit !
Bonjour à tous, ma semaine de travail se termine et en conséquent je suis très fatigué donc pas vraiment d’article ce soir, je vous raconterai tout demain ! Quant à mon moral, il est un peu moins bas qu’hier car j’ai découvert un nouveau truc extraordinaire (au moins ça !). Bientôt d’autres rubriques viendront égailler le blog dont « parlez vous l’indien ? ».
Quoi ? Vous ne connaissez pas encore Angelo Badalamenti, c’est le moment d’y remédier dans le cadre d’une série dont je ne parle que trop peu à la Fac.
http://www.youtube.com/watch?v=kYSYlVFF_94
Et si vous n’avez pas eu la chance de mieux faire la connaissance d’Audrey Horne, personnage phare de la série, suivez le lien :
http://www.youtube.com/watch?v=yKU566Ymay0
Vous en voulez encore ?
http://www.youtube.com/watch?v=Auy0I_IW6eY&NR=1
C’est Paul est Julien qui vont être content !
Quoi ? Vous ne connaissez pas encore Angelo Badalamenti, c’est le moment d’y remédier dans le cadre d’une série dont je ne parle que trop peu à la Fac.
http://www.youtube.com/watch?v=kYSYlVFF_94
Et si vous n’avez pas eu la chance de mieux faire la connaissance d’Audrey Horne, personnage phare de la série, suivez le lien :
http://www.youtube.com/watch?v=yKU566Ymay0
Vous en voulez encore ?
http://www.youtube.com/watch?v=Auy0I_IW6eY&NR=1
C’est Paul est Julien qui vont être content !
jeudi 16 juillet 2009
Jeudi 16, finit de rire (au moins pour aujourd'hui) !!
1) Une journée de merde.
Je serai bref sur cette journée qui ressemblait à celle d’hier en pire et semble se répéter dans les jours à venir. En 8h de présence au bureau, je n’ai fais qu’un seul travail : collé 4 enveloppes. Entre temps nada. J’ai demandé à tout les gens du bureau de me donner le travail qu’ils ne voulaient pas faire. Jje me suis sentie extrêmement humilié lorsque vers 16h30 un de mes collègues m’a tendu ces 4 misérables enveloppes et que je lui ai remis 1 minute plus tard ma seule réalisation de la journée.
La vie à la maison est encore pire. Les repas se passent dans le silence général ; je précise par ailleurs que Guillaume ne commence à m’adresser la parole que vers 18h. Quand à sa femme, elle a visiblement le baby blues et ce n’est pas ce vaste appartement non meublé avec des murs plus blancs que blancs qui vont changer des choses. Je passe le reste de la soirée seul à écouter de la musique tout en rédigeant ce cher blog…
Mon très faible débit internet (je ne peux presque rien charger) et les très fréquentes coupures de courant et donc d’internet (toutes les heures) finissent de dresser ce charmant portrait.
Mais l’élément qui me chagrine le plus c’est l’absence totale de gens à qui parler, d’amis. Dans mon quartier il n’y a pas d’expatriés et il faut aussi savoir qu’il est très difficile d’entrer en contact avec des indiens. Si je veux rencontrer des gens, il faut se rendre à Delhi et avec un l’A/R à 20 euros, on y réfléchi à deux fois.
Bref, pour le moment ce n’est le début de mon expérience donc wait & see. Mais je commence à me demander ce que je fais là.
2) Focus : La pauvreté dans les rues de Delhi
Comme vous le savez surement, l’Inde connait actuellement une très forte croissance économique qui la place souvent comme le rival économique de la Chine (ce qui n’a pas de sens mais j’en reparlerai une autre fois) et une future grande puissance mondiale.
Alors qu’en Chine on voit l’émergence d’une classe moyenne, La population Indienne voit surtout un enrichissement des déjà plus riche et une stagnation des conditions de vie du reste de la population. Ces écarts sont d’autant plus criants que ces deux classes se font face dans la rue. Je m’explique, Les plus riches sont réparti en « archipels » de communautés totalement fermées sur l’extérieur, où se concentrent hôtels, ambassades et commerces occidentaux. Ces archipels se coupent de l’extérieur quasi-systématiquement par un mur recouvert de barbelés (à voir sur les photos du jour). Juste derrière le mur, la situation est toute différente : des familles entières dorment sur le trottoir et on en croise à presque touts les coins de rue. Inutile de vous dire que les enfants se balladnte partout, leurs portrait tel que dressé par « slumdog millionnaire » est à peine caricatural (et encore je ne suis pas allé dans les vrais bidonvilles). L’Etat sanitaire des rues est déplorable surtout lorsque l’on s’éloigne du centre.
Souvent, si la voiture dans laquelle vous êtes se retrouve bloquée dans un embouteillage ou à un feu rouge, des gens viendront mendier à votre fenêtres et ce montreront plus ou moins insistants. Récemment, je sortais d’un très très bel hôtel (l’imperial, ce qui montre bien qu’entre des lieux de richesses et d’extrêmes pauvreté, il n’y a qu’un pas) et une femme dans un état indéfinissable est venu taper à ma fenêtre. Comme on ne lui répondait pas, elle prit son bébé et le plaqua contre la fenêtre. Le bébé était crasseux, il avait un corps difforme et il lui manquait un œil. La scène dura trente seconde et elle était insupportable, dans le sens où nous qui vivons la belle vie en Inde comme en France, on se retrouvait confronté violemment à ce qu’est l’extrême pauvreté et sa persistance de masse dans ce pays à très forte croissance qu’est l’Inde.
Et les choses ne sont pas prêtes de changer. Bien sur, vous connaissez le système des castes, officiellement abolie mais qui est encore très présent à la campagne et aussi en ville dans une moindre mesure. A cela il faut ajouter l’importance de la région d’origine, de la religion pratiquée et du nom de famille. Guillaume et sa femme indienne m’ont confirmé que la mobilité sociale n’existe pas en Inde, ils n’ont jamais connu d’exemple de personne qui avait franchit un réel pallié sociale.
Ce qui est extrêmement choquant c’est aussi l’indifférence totale que manifestent un client à son serveur ou un patron à son chauffeur. Pas un regard, pas un merci, le mépris et totale et la vision de la pauvreté banalisée. Pour ces gens de la upper class, « la croissance résoudra automatiquement ce problème, qui n’en est pas un par ailleurs « (je cite un avocat indien qu’a rencontré Guillaume)
Le gouvernement ne fait (presque) rien pour lutter contre la pauvreté. Les écoles sont payantes. Les pauvres sont repoussés vers la périphérie, des quartiers sont presque entièrement nettoyé d’où une pauvreté qui est parfois moins « visible ». Pire, certaines élites corrompues, avec l’appui de grandes entreprises françaises (L’exemple qu’on m’a donné est celui de Suez) prennent carrément aux pauvres pour donner aux riches.
Une écrivaine indienne qui a reçu un Nobel a mis en lumière le « scandale des grands barrage ». La région du Pendjab (ouest de l’Inde) a été l’objet (et l’est encore) de très grands travaux d’irrigation. Des opérations de détournement des cours d’eau ont beaucoup bénéficié aux grandes entreprises étrangère (le pot-de-vin est monnaie courante) et où allait cette eau avant d’être détourné ? Vers des pans entiers de petites exploitations généralement tenus par des tribus minoritaire.
Beaucoup d’entre vous n’apprennent pas grand-chose avec cet article. Mais même si c’est un peu l’étudiant en géographie qui parle, c’est violent de se retrouvé face à cette réalité si souvent banalisée à la télévision ou dans les livres.
Cet article peut paraitre un peu étrange dans un blog qui se veut divertissant mais il ne me semblait pas possible d’aborder l’Inde présenter cet aspect.
Pour le moment, je me refuse à prendre des photos de ces gens qui dorment par terre ou qui viennent mendier. Primo, je n’en ai pas le courage, deuxio je trouve que c’est du voyeurisme. Paris match fait cela mieux que moi.
3) Les 10 photos du jour
Les deux premières ont été prise dans le quartier de Kahn, où le m carré est plus cher qu’à Manhattan (il ne faut pas se fier aux apparences, les intérieurs sont somptueux). Les six dernières photos illustre ces fameuses gated communities avec ces barrages, barbelés, murs, caméra, police presque privée etc…
4) On fait quoi demain ?
Demain on essayera de « faire des choses » au boulot (les journées de samedi et dimanche seront surement plus captivantes), puis on parlera des Sikhs. Thématique animalière pour les photos du jour.
En attendant, j’ai plus besoin que jamais que vous restiez fidèle au blog (n’hésitez pas à me demander des choses comme l’a fait Julien hier) et je vous conseille de jeter un coup d’œil à ce blog irrésistible (et instructif !) que m’a montré mon père et qui sait me remonter le moral : http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/
Journée dédié à Julien, qui a bien mérité ses photos et à qui je dois encore pas mal de chose. Ah, il aura aussi le mérite de commencer une troisième année d’écogéo (que j’aurai bien faite si des résultats surprise à des concours ne m’avaient pas orienter vers d’autres horizons proches) et ça mérite des félicitations.
Je serai bref sur cette journée qui ressemblait à celle d’hier en pire et semble se répéter dans les jours à venir. En 8h de présence au bureau, je n’ai fais qu’un seul travail : collé 4 enveloppes. Entre temps nada. J’ai demandé à tout les gens du bureau de me donner le travail qu’ils ne voulaient pas faire. Jje me suis sentie extrêmement humilié lorsque vers 16h30 un de mes collègues m’a tendu ces 4 misérables enveloppes et que je lui ai remis 1 minute plus tard ma seule réalisation de la journée.
La vie à la maison est encore pire. Les repas se passent dans le silence général ; je précise par ailleurs que Guillaume ne commence à m’adresser la parole que vers 18h. Quand à sa femme, elle a visiblement le baby blues et ce n’est pas ce vaste appartement non meublé avec des murs plus blancs que blancs qui vont changer des choses. Je passe le reste de la soirée seul à écouter de la musique tout en rédigeant ce cher blog…
Mon très faible débit internet (je ne peux presque rien charger) et les très fréquentes coupures de courant et donc d’internet (toutes les heures) finissent de dresser ce charmant portrait.
Mais l’élément qui me chagrine le plus c’est l’absence totale de gens à qui parler, d’amis. Dans mon quartier il n’y a pas d’expatriés et il faut aussi savoir qu’il est très difficile d’entrer en contact avec des indiens. Si je veux rencontrer des gens, il faut se rendre à Delhi et avec un l’A/R à 20 euros, on y réfléchi à deux fois.
Bref, pour le moment ce n’est le début de mon expérience donc wait & see. Mais je commence à me demander ce que je fais là.
2) Focus : La pauvreté dans les rues de Delhi
Comme vous le savez surement, l’Inde connait actuellement une très forte croissance économique qui la place souvent comme le rival économique de la Chine (ce qui n’a pas de sens mais j’en reparlerai une autre fois) et une future grande puissance mondiale.
Alors qu’en Chine on voit l’émergence d’une classe moyenne, La population Indienne voit surtout un enrichissement des déjà plus riche et une stagnation des conditions de vie du reste de la population. Ces écarts sont d’autant plus criants que ces deux classes se font face dans la rue. Je m’explique, Les plus riches sont réparti en « archipels » de communautés totalement fermées sur l’extérieur, où se concentrent hôtels, ambassades et commerces occidentaux. Ces archipels se coupent de l’extérieur quasi-systématiquement par un mur recouvert de barbelés (à voir sur les photos du jour). Juste derrière le mur, la situation est toute différente : des familles entières dorment sur le trottoir et on en croise à presque touts les coins de rue. Inutile de vous dire que les enfants se balladnte partout, leurs portrait tel que dressé par « slumdog millionnaire » est à peine caricatural (et encore je ne suis pas allé dans les vrais bidonvilles). L’Etat sanitaire des rues est déplorable surtout lorsque l’on s’éloigne du centre.
Souvent, si la voiture dans laquelle vous êtes se retrouve bloquée dans un embouteillage ou à un feu rouge, des gens viendront mendier à votre fenêtres et ce montreront plus ou moins insistants. Récemment, je sortais d’un très très bel hôtel (l’imperial, ce qui montre bien qu’entre des lieux de richesses et d’extrêmes pauvreté, il n’y a qu’un pas) et une femme dans un état indéfinissable est venu taper à ma fenêtre. Comme on ne lui répondait pas, elle prit son bébé et le plaqua contre la fenêtre. Le bébé était crasseux, il avait un corps difforme et il lui manquait un œil. La scène dura trente seconde et elle était insupportable, dans le sens où nous qui vivons la belle vie en Inde comme en France, on se retrouvait confronté violemment à ce qu’est l’extrême pauvreté et sa persistance de masse dans ce pays à très forte croissance qu’est l’Inde.
Et les choses ne sont pas prêtes de changer. Bien sur, vous connaissez le système des castes, officiellement abolie mais qui est encore très présent à la campagne et aussi en ville dans une moindre mesure. A cela il faut ajouter l’importance de la région d’origine, de la religion pratiquée et du nom de famille. Guillaume et sa femme indienne m’ont confirmé que la mobilité sociale n’existe pas en Inde, ils n’ont jamais connu d’exemple de personne qui avait franchit un réel pallié sociale.
Ce qui est extrêmement choquant c’est aussi l’indifférence totale que manifestent un client à son serveur ou un patron à son chauffeur. Pas un regard, pas un merci, le mépris et totale et la vision de la pauvreté banalisée. Pour ces gens de la upper class, « la croissance résoudra automatiquement ce problème, qui n’en est pas un par ailleurs « (je cite un avocat indien qu’a rencontré Guillaume)
Le gouvernement ne fait (presque) rien pour lutter contre la pauvreté. Les écoles sont payantes. Les pauvres sont repoussés vers la périphérie, des quartiers sont presque entièrement nettoyé d’où une pauvreté qui est parfois moins « visible ». Pire, certaines élites corrompues, avec l’appui de grandes entreprises françaises (L’exemple qu’on m’a donné est celui de Suez) prennent carrément aux pauvres pour donner aux riches.
Une écrivaine indienne qui a reçu un Nobel a mis en lumière le « scandale des grands barrage ». La région du Pendjab (ouest de l’Inde) a été l’objet (et l’est encore) de très grands travaux d’irrigation. Des opérations de détournement des cours d’eau ont beaucoup bénéficié aux grandes entreprises étrangère (le pot-de-vin est monnaie courante) et où allait cette eau avant d’être détourné ? Vers des pans entiers de petites exploitations généralement tenus par des tribus minoritaire.
Beaucoup d’entre vous n’apprennent pas grand-chose avec cet article. Mais même si c’est un peu l’étudiant en géographie qui parle, c’est violent de se retrouvé face à cette réalité si souvent banalisée à la télévision ou dans les livres.
Cet article peut paraitre un peu étrange dans un blog qui se veut divertissant mais il ne me semblait pas possible d’aborder l’Inde présenter cet aspect.
Pour le moment, je me refuse à prendre des photos de ces gens qui dorment par terre ou qui viennent mendier. Primo, je n’en ai pas le courage, deuxio je trouve que c’est du voyeurisme. Paris match fait cela mieux que moi.
3) Les 10 photos du jour
Les deux premières ont été prise dans le quartier de Kahn, où le m carré est plus cher qu’à Manhattan (il ne faut pas se fier aux apparences, les intérieurs sont somptueux). Les six dernières photos illustre ces fameuses gated communities avec ces barrages, barbelés, murs, caméra, police presque privée etc…
4) On fait quoi demain ?
Demain on essayera de « faire des choses » au boulot (les journées de samedi et dimanche seront surement plus captivantes), puis on parlera des Sikhs. Thématique animalière pour les photos du jour.
En attendant, j’ai plus besoin que jamais que vous restiez fidèle au blog (n’hésitez pas à me demander des choses comme l’a fait Julien hier) et je vous conseille de jeter un coup d’œil à ce blog irrésistible (et instructif !) que m’a montré mon père et qui sait me remonter le moral : http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/
Journée dédié à Julien, qui a bien mérité ses photos et à qui je dois encore pas mal de chose. Ah, il aura aussi le mérite de commencer une troisième année d’écogéo (que j’aurai bien faite si des résultats surprise à des concours ne m’avaient pas orienter vers d’autres horizons proches) et ça mérite des félicitations.
mercredi 15 juillet 2009
ça y est ! J'ai la diarrhée !
Derrière ce titre consternant (mon père est effondré), mais néanmoins vrai, se cache un article historique, car doté de photos et suivant une nouvelle maquette plus claire. J’ai pris en compte vos commentaires facebook et blog, je conserverai donc la longueur des articles (ce qui n’est pas pour me déplaire).
Voilà comment seront constitués mes prochains articles, donnez moi votre avis, c’est important !
1ère partie axée sur les infos générales, présentation des changements…
2ème partie qui relate ma journée, un peu comme j’ai fais hier
3ème partie qui étudiera un élément de mon voyage en Inde plus en profondeur (ex : la circulation, la pollution, mon travail, les sikhs, les rickshaw, tel quartier, plat, coutume etc.
La 4ème partie s’intitule « les 5 photos du jour » qui essayerons de suivre une thématique particulière.
Pour la 5ème partie, je garde le « on fait quoi demain » et on ne change rien à la recette
1) « I am a human calculator »
Plus tard je serai patron. Un patron ça fixe ses propres horaires et ça l’autre Guillaume l’a bien compris. Et puisque comme j’habite chez lui, ses horaires sont les miens ! Je pars donc très tranquillement de la maison vers 10h, arrivé au bureau à 10h30. Comme je n’ai toujours pas grand chose à faire, je m’occupe un peu en finissant des listings et en parlant avec ma voisine Zoya, qui est chargée de me briefer pour l’expo d’Août. A ma grande surprise Zoya m’interroge sur l’idée de bannir le port de la burka en France, en suit une longue discussion mais nous sommes assez d’accord dans l’ensemble.
Vers 14h00, je retourne manger à la maison avec mon boss. Nous ne repartirons qu’à 15h45. A peine de retour au boulot, j’entame un travail en commun avec Zoya, quand soudain Sonja, une graphiste qui ne laisserait pas indifférents Julien et Paul, me demande de convertir des cm en m (en Inde on utilise une autre unité de mesure mais là c’est trou noire, « feet » je crois, du coup les indiens ne savent pas maîtriser les mètres). Après avoir fièrement converti 127 cm en 1,27m, je m’exclame alors « I am a human calculator », l’expression fait mouche !
Et puis un peu avant 17h, Guillaume me propose de visiter son futur appartement, ce qui met fin à ma dure journée de travail de 4h30. Patron c’est quand même pas mal. Quoique j’ai lu dans un newspaper indien qu’Emma Watson, soit l’une des plus belles filles du monde, était fiancée à un banquier…
Avant de rentrer à la maison je m’approvisionne au marché (en……..pâtes et chips). Je décide ensuite de fouiller dans la dvdthèque de Guillaume pour occuper un peu mes soirées. Ce soir se sera Wallace et Gromit contre le lapin Garou ! Le programme de TV5 c’est une émission (et « produit par » visiblement) dédiée aux militaires dans le cadre du 14 juillet. Super… Quelques moments assez drôle surtout quand la musique de Philippe Glass (http://www.youtube.com/watch?v=YuuYhcZmZcY&feature=PlayList&p=CA849F5B444DC922&playnext=1&playnext_from=PL&index=80 ) vient illustrer l’explosion d’une vraie fausse cache d’arme.
Bon, vous l’aurez compris, la journée n’avait rien de vraiment captivant et à vrai dire, je suis assez malade en ce moment et donc un peu fatigué. Je vous promets pour demain des anecdotes un peu plus drôles que j’ai en réserve.
En ce moment, j’ai aussi beaucoup de mal à dormir. Le fait d’être éloigné de tout, de parler en anglais tout le temps, de ne pas connaître de gens me déprime un peu. L’idée de passer 50 autres journées comme ça me fait un peu peur et j’y pense sans arrêt. Réactualiser le blog tous les jours présente le risque d’avoir des journées moins pleines que d’autres mais je m’ennuierai beaucoup si je ne passais pas mes 3h quotidiennes à travailler les nouveaux articles, prendre des photos etc.
2) Focus : La circulation à Delhi
Avez-vous déjà vu « A bord du darjeeling limited « ? Dans la scène d’intro, Bill Murray prend un Rickshaw (les taxis indiens) et demande le chemin de la gare ; puis le Rickshaw démarre comme une fusée à tel point qu’on se demande ce qui restera de la légende immortelle à la fin de la course.
En fait cette scène n’a rien de caricaturale puisque la circulation à Delhi est quelque peu anarchique (et c’est encore pire à la campagne). Les voitures de frôlent à toute allure lors de dépassements où la notion de « distance de sécurité » est un peu « floue » dirons nous. Il n’est pas rare de croiser sur l’autoroute des véhicules en marche arrière ou à contre-sens, j’en ai fais l’expérience !
Comment les indiens font-ils alors pour ne pas se tuer dès qu’ils prennent leurs voitures/mobylettes ? Vous allez me répondre qu’il y a les habitudes qui forment les réflexes. Ces une chose, mais il y a aussi le klaxon ! Dès qu’une voiture s’approche d’une autre, elle klaxonne. La voiture devant ne bouge généralement pas d’un poil mais le conducteur est prévenu qu’on va lui faire une queue de poisson.
Le klaxon remplace ainsi les rétroviseurs qui sont repliés ou tout simplement absent. En effet, les voitures se frôlent de très très près. Ce serait quand même ballot de risque l’accrochage pour la simple présence d’un rétroviseur qui en plus ne sert à rien.
Evidemment, le gouvernement n’est pas insensible à la question. Des lignes blanches ont été tracées sur la route à la main mais personne ne s’en est aperçu (je ne les ai moi-même remarquées qu’aujourd’hui alors qu’elles sont belles et bien présentes) ! Une campagne de pub a même été lancée sur le thème « essayer les lignes de séparation !» (je n’invente rien).
Bref, quand vous viendrez à votre tour en Inde et prendrez un Rickshaw, vous pourrez partager les mêmes moments de terreur que Bill Murray à bord des fascinants rickshaws.
3) Les cinq photos du jour
Thématique pluvieuse pour les trois premières photos (le fameux rickshaw figure sur la troisième). Comme quoi la mousson tu la sens passer. Les deux dernières peuvent vous donner une idée de l’aspect de Delhi. Les bâtiments sont bas, les espaces verts omniprésent et certains moyens de locomotion sont assez rudimentaires.
4) On fait quoi demain ?
Demain on essayera de s’amuser un peu plus mais on parlera aussi des énormes écarts de pauvreté dans les rues de Delhi.
Certaines personnes me reproche de trop faire référence à Françoise Hardy dans cette dernière partie ce à quoi je répondrai par ce superbe titre : « mon amie la rose » http://www.youtube.com/watch?v=IQGNpRnFNgM . Après je n’en parle plus c’est promis !
La journée est dédiée à Paul dont vous pouvez toujours visiter le blog (tout en restant fidèle au miens of course !) à l’adresse suivante : http://paulochon.blogspot.com. Je suis quand même bien content qu’on ne se soit pas perdu trop longtemps.
Voilà comment seront constitués mes prochains articles, donnez moi votre avis, c’est important !
1ère partie axée sur les infos générales, présentation des changements…
2ème partie qui relate ma journée, un peu comme j’ai fais hier
3ème partie qui étudiera un élément de mon voyage en Inde plus en profondeur (ex : la circulation, la pollution, mon travail, les sikhs, les rickshaw, tel quartier, plat, coutume etc.
La 4ème partie s’intitule « les 5 photos du jour » qui essayerons de suivre une thématique particulière.
Pour la 5ème partie, je garde le « on fait quoi demain » et on ne change rien à la recette
1) « I am a human calculator »
Plus tard je serai patron. Un patron ça fixe ses propres horaires et ça l’autre Guillaume l’a bien compris. Et puisque comme j’habite chez lui, ses horaires sont les miens ! Je pars donc très tranquillement de la maison vers 10h, arrivé au bureau à 10h30. Comme je n’ai toujours pas grand chose à faire, je m’occupe un peu en finissant des listings et en parlant avec ma voisine Zoya, qui est chargée de me briefer pour l’expo d’Août. A ma grande surprise Zoya m’interroge sur l’idée de bannir le port de la burka en France, en suit une longue discussion mais nous sommes assez d’accord dans l’ensemble.
Vers 14h00, je retourne manger à la maison avec mon boss. Nous ne repartirons qu’à 15h45. A peine de retour au boulot, j’entame un travail en commun avec Zoya, quand soudain Sonja, une graphiste qui ne laisserait pas indifférents Julien et Paul, me demande de convertir des cm en m (en Inde on utilise une autre unité de mesure mais là c’est trou noire, « feet » je crois, du coup les indiens ne savent pas maîtriser les mètres). Après avoir fièrement converti 127 cm en 1,27m, je m’exclame alors « I am a human calculator », l’expression fait mouche !
Et puis un peu avant 17h, Guillaume me propose de visiter son futur appartement, ce qui met fin à ma dure journée de travail de 4h30. Patron c’est quand même pas mal. Quoique j’ai lu dans un newspaper indien qu’Emma Watson, soit l’une des plus belles filles du monde, était fiancée à un banquier…
Avant de rentrer à la maison je m’approvisionne au marché (en……..pâtes et chips). Je décide ensuite de fouiller dans la dvdthèque de Guillaume pour occuper un peu mes soirées. Ce soir se sera Wallace et Gromit contre le lapin Garou ! Le programme de TV5 c’est une émission (et « produit par » visiblement) dédiée aux militaires dans le cadre du 14 juillet. Super… Quelques moments assez drôle surtout quand la musique de Philippe Glass (http://www.youtube.com/watch?v=YuuYhcZmZcY&feature=PlayList&p=CA849F5B444DC922&playnext=1&playnext_from=PL&index=80 ) vient illustrer l’explosion d’une vraie fausse cache d’arme.
Bon, vous l’aurez compris, la journée n’avait rien de vraiment captivant et à vrai dire, je suis assez malade en ce moment et donc un peu fatigué. Je vous promets pour demain des anecdotes un peu plus drôles que j’ai en réserve.
En ce moment, j’ai aussi beaucoup de mal à dormir. Le fait d’être éloigné de tout, de parler en anglais tout le temps, de ne pas connaître de gens me déprime un peu. L’idée de passer 50 autres journées comme ça me fait un peu peur et j’y pense sans arrêt. Réactualiser le blog tous les jours présente le risque d’avoir des journées moins pleines que d’autres mais je m’ennuierai beaucoup si je ne passais pas mes 3h quotidiennes à travailler les nouveaux articles, prendre des photos etc.
2) Focus : La circulation à Delhi
Avez-vous déjà vu « A bord du darjeeling limited « ? Dans la scène d’intro, Bill Murray prend un Rickshaw (les taxis indiens) et demande le chemin de la gare ; puis le Rickshaw démarre comme une fusée à tel point qu’on se demande ce qui restera de la légende immortelle à la fin de la course.
En fait cette scène n’a rien de caricaturale puisque la circulation à Delhi est quelque peu anarchique (et c’est encore pire à la campagne). Les voitures de frôlent à toute allure lors de dépassements où la notion de « distance de sécurité » est un peu « floue » dirons nous. Il n’est pas rare de croiser sur l’autoroute des véhicules en marche arrière ou à contre-sens, j’en ai fais l’expérience !
Comment les indiens font-ils alors pour ne pas se tuer dès qu’ils prennent leurs voitures/mobylettes ? Vous allez me répondre qu’il y a les habitudes qui forment les réflexes. Ces une chose, mais il y a aussi le klaxon ! Dès qu’une voiture s’approche d’une autre, elle klaxonne. La voiture devant ne bouge généralement pas d’un poil mais le conducteur est prévenu qu’on va lui faire une queue de poisson.
Le klaxon remplace ainsi les rétroviseurs qui sont repliés ou tout simplement absent. En effet, les voitures se frôlent de très très près. Ce serait quand même ballot de risque l’accrochage pour la simple présence d’un rétroviseur qui en plus ne sert à rien.
Evidemment, le gouvernement n’est pas insensible à la question. Des lignes blanches ont été tracées sur la route à la main mais personne ne s’en est aperçu (je ne les ai moi-même remarquées qu’aujourd’hui alors qu’elles sont belles et bien présentes) ! Une campagne de pub a même été lancée sur le thème « essayer les lignes de séparation !» (je n’invente rien).
Bref, quand vous viendrez à votre tour en Inde et prendrez un Rickshaw, vous pourrez partager les mêmes moments de terreur que Bill Murray à bord des fascinants rickshaws.
3) Les cinq photos du jour
Thématique pluvieuse pour les trois premières photos (le fameux rickshaw figure sur la troisième). Comme quoi la mousson tu la sens passer. Les deux dernières peuvent vous donner une idée de l’aspect de Delhi. Les bâtiments sont bas, les espaces verts omniprésent et certains moyens de locomotion sont assez rudimentaires.
4) On fait quoi demain ?
Demain on essayera de s’amuser un peu plus mais on parlera aussi des énormes écarts de pauvreté dans les rues de Delhi.
Certaines personnes me reproche de trop faire référence à Françoise Hardy dans cette dernière partie ce à quoi je répondrai par ce superbe titre : « mon amie la rose » http://www.youtube.com/watch?v=IQGNpRnFNgM . Après je n’en parle plus c’est promis !
La journée est dédiée à Paul dont vous pouvez toujours visiter le blog (tout en restant fidèle au miens of course !) à l’adresse suivante : http://paulochon.blogspot.com. Je suis quand même bien content qu’on ne se soit pas perdu trop longtemps.
mardi 14 juillet 2009
When it rains, this is not shit (traduction un peu simplifiée de "quand il pleut, c'est pas d'la merde!")!
Bon, primo je vais me calmer avec la longueur des messages (2 pages word ça donne pas envie de lire !).
Deuxio, le fait de commenter une journée à froid 3 jours plus tard c’est pas non plus super captivant. Du coup, je vais passer en vitesse sur dimanche et Lundi puis j’embraye sur aujourd’hui. Le message sera un peu plus long ainsi.
Tertio, halte aux descriptions trop longues (à appliquer dans les jours qui viennent).
Quatro, mon ordi a du mal à transférer les photos vers le blog. Elles arriveront via picasa, c’est promis.
Quinto ( ?), l’article peut commencer.
1) Dimanche, c’est re-pâte
La journée commence par un brunch (évidemment je me goinfre de pâtes et de gâteaux, vous connaissez mon côté audacieux pour ce qui est des essais alimentaires), puis je flotte 2h dans la piscine de l’hôtel ambassade, le temps de constater que les quelques expatriés français présents sont fidèles à leurs réputations : bruyants et sans-gêne. L’après midi, je pars visiter le fort rouge (mais c’est fermé) du coup on préfère se perdre dans les allées des bazars mais nous repartons vite, au bout de 30 min, à cause de la chaleur, du monde et de la fatigue générale.
Retour à l’hôtel de mes parents, je me précipite sur facebook à mon habitude puis c’est l’heure de diner. Sachant que dès demain je mangerai indien, je commande de nouveau des pâtes (excellentes par ailleurs) histoire de ne pas perdre ce goût si cher à mes papilles.
Je rentre le soir seul en taxi, la négociation est douloureuse (le prix est passé de 1000 roupies à 600 ,ce qui est une bonne affaire quand on sait que 1 euros = 63 roupies et que j’habite à l’autre bout de Delhi). Le taxi se perd en chemin, la course dure 2h et à vrai dire j’ai un peu la trouille.
Je rentre sain et sauf vers 23h.
2) Lundi, le jour où j’ai (enfin) mangé Indien
Lundi, c’est le jour où commence mon travail, mais en fait pas tellement, puisque je ne fais qu’assister Guillaume lors de réunion où je ne comprends pas toujours tout… La journée est éprouvante. Je me console avec un croque-madame (ce qui est typiquement fran…euh…indien of course !) au somptueux hôtel Imperial (rien que le nom ça en jette). Je suis épuisé en fin de journée et c’est la qu’arrive la grande épreuve : le restaurant indien !!!! Je mange fébrilement ce que l’on me tend et au bout de 5 min j’ai envie de mourir tellement ma gorge brûle (la cuisine indienne est… « épicée »). Avant de rendre l’âme, je pense à ces pâtes carbonaras de samedi et me voilà ressuscité et près pour une nouvelle cuillérée ! Je me couche avec le sentiment du devoir accompli.
3) Mardi 14 : « entre eux deux, il y a du gaz dans l’air »
Mardi est un grand jour car c’est le dernier où je peux encore manger dans des hôtels, puisque mes parents ne partent que demain. Mardi, c’est aussi ma vraie première journée de travail. Le matin, j’ai mon bureau, mon ordi mais rien à faire (je n’ai aucune instruction de Guillaume qui n’est en fait pas trop du matin). Du coup, je glande et j’en touche quand même un mot à midi
« I’m a little bit useless, I need work ! If not I will m’ennuyer grave” dis-je dans un anglais parfait.
Et là je n’aurais pas du parce que l’après midi je vais être surbooké, avec plein de listing à faire.
Il est l’heure de partir (18h) et c’est le bon moment pour qu’un déluge s’abatte, car, actuellement en Inde, c’est quand même la saison des moussons. Je m’exclame alors :
« In India, when it’s rain, this is not shit !» sous-titré, la pluie là bas c’est pas d’la merde. Vous verrez quand je posterai des photos
La soirée se termine à l’ambassade de France. Au début je m’ennuie sévère car les expat’, en plus de ne rester qu’entre eux, sont méga malpolis (ça bouscule, ça passe devant toi dans la file et bien d’autres choses glaçantes). Ma mère lance un mignon « entre eux deux, il y a du gaz dans l’air » à propos de français qui s’engueulaient. Heureusement, Le DJ est là pour me remonter le moral. N'empêche qu'au début il était carrément nul : mettre du Brel ça sonne déjà pas très français (c’était le principe de la fête mais j’adore Brel quand même) mais quand en plus il passe « ces gens là » et « ne me quitte pas » c’est ambiance pourrie assurée ! C’est à partir du moment où il diffusa « je vais et je viens… » (en montant le volume lors des feulements de Birkin et en se marrant comme une baleine) que j’en fis mon héro. Il passa coup sur coup Marie Myriam et pull marine d’Adjani, j’étais aux ange..Et là je me suis dit que si Damiens Jean arrivait (voire extrait de ce génie http://www.youtube.com/watch?v=Wrnxe47zJmU), se serait parfais ! Mais non, il lui préfère Plastic Bertrand et la soirée est raté.
J’ai un peu déprimé vers midi.
4) On fait quoi demain ?
Demain on commence la nouvelle formule avec des sentiments chauds bouillants et des articles plus courts et on essayera peut être d’aller plus en profondeur sur le but de mon travail, ma vie à la maison etc…
En attendant « I’ll be seeing you » par Sinatra c’est quand même fabuleux. http://www.youtube.com/watch?v=L3P_Lswdf8A (très bonne reprise)
Ces journées sont dédiées à mon père qui se ronge surement les ongles à l’idée que je prenne le taxi seul sans téléphone ni passeport.
Deuxio, le fait de commenter une journée à froid 3 jours plus tard c’est pas non plus super captivant. Du coup, je vais passer en vitesse sur dimanche et Lundi puis j’embraye sur aujourd’hui. Le message sera un peu plus long ainsi.
Tertio, halte aux descriptions trop longues (à appliquer dans les jours qui viennent).
Quatro, mon ordi a du mal à transférer les photos vers le blog. Elles arriveront via picasa, c’est promis.
Quinto ( ?), l’article peut commencer.
1) Dimanche, c’est re-pâte
La journée commence par un brunch (évidemment je me goinfre de pâtes et de gâteaux, vous connaissez mon côté audacieux pour ce qui est des essais alimentaires), puis je flotte 2h dans la piscine de l’hôtel ambassade, le temps de constater que les quelques expatriés français présents sont fidèles à leurs réputations : bruyants et sans-gêne. L’après midi, je pars visiter le fort rouge (mais c’est fermé) du coup on préfère se perdre dans les allées des bazars mais nous repartons vite, au bout de 30 min, à cause de la chaleur, du monde et de la fatigue générale.
Retour à l’hôtel de mes parents, je me précipite sur facebook à mon habitude puis c’est l’heure de diner. Sachant que dès demain je mangerai indien, je commande de nouveau des pâtes (excellentes par ailleurs) histoire de ne pas perdre ce goût si cher à mes papilles.
Je rentre le soir seul en taxi, la négociation est douloureuse (le prix est passé de 1000 roupies à 600 ,ce qui est une bonne affaire quand on sait que 1 euros = 63 roupies et que j’habite à l’autre bout de Delhi). Le taxi se perd en chemin, la course dure 2h et à vrai dire j’ai un peu la trouille.
Je rentre sain et sauf vers 23h.
2) Lundi, le jour où j’ai (enfin) mangé Indien
Lundi, c’est le jour où commence mon travail, mais en fait pas tellement, puisque je ne fais qu’assister Guillaume lors de réunion où je ne comprends pas toujours tout… La journée est éprouvante. Je me console avec un croque-madame (ce qui est typiquement fran…euh…indien of course !) au somptueux hôtel Imperial (rien que le nom ça en jette). Je suis épuisé en fin de journée et c’est la qu’arrive la grande épreuve : le restaurant indien !!!! Je mange fébrilement ce que l’on me tend et au bout de 5 min j’ai envie de mourir tellement ma gorge brûle (la cuisine indienne est… « épicée »). Avant de rendre l’âme, je pense à ces pâtes carbonaras de samedi et me voilà ressuscité et près pour une nouvelle cuillérée ! Je me couche avec le sentiment du devoir accompli.
3) Mardi 14 : « entre eux deux, il y a du gaz dans l’air »
Mardi est un grand jour car c’est le dernier où je peux encore manger dans des hôtels, puisque mes parents ne partent que demain. Mardi, c’est aussi ma vraie première journée de travail. Le matin, j’ai mon bureau, mon ordi mais rien à faire (je n’ai aucune instruction de Guillaume qui n’est en fait pas trop du matin). Du coup, je glande et j’en touche quand même un mot à midi
« I’m a little bit useless, I need work ! If not I will m’ennuyer grave” dis-je dans un anglais parfait.
Et là je n’aurais pas du parce que l’après midi je vais être surbooké, avec plein de listing à faire.
Il est l’heure de partir (18h) et c’est le bon moment pour qu’un déluge s’abatte, car, actuellement en Inde, c’est quand même la saison des moussons. Je m’exclame alors :
« In India, when it’s rain, this is not shit !» sous-titré, la pluie là bas c’est pas d’la merde. Vous verrez quand je posterai des photos
La soirée se termine à l’ambassade de France. Au début je m’ennuie sévère car les expat’, en plus de ne rester qu’entre eux, sont méga malpolis (ça bouscule, ça passe devant toi dans la file et bien d’autres choses glaçantes). Ma mère lance un mignon « entre eux deux, il y a du gaz dans l’air » à propos de français qui s’engueulaient. Heureusement, Le DJ est là pour me remonter le moral. N'empêche qu'au début il était carrément nul : mettre du Brel ça sonne déjà pas très français (c’était le principe de la fête mais j’adore Brel quand même) mais quand en plus il passe « ces gens là » et « ne me quitte pas » c’est ambiance pourrie assurée ! C’est à partir du moment où il diffusa « je vais et je viens… » (en montant le volume lors des feulements de Birkin et en se marrant comme une baleine) que j’en fis mon héro. Il passa coup sur coup Marie Myriam et pull marine d’Adjani, j’étais aux ange..Et là je me suis dit que si Damiens Jean arrivait (voire extrait de ce génie http://www.youtube.com/watch?v=Wrnxe47zJmU), se serait parfais ! Mais non, il lui préfère Plastic Bertrand et la soirée est raté.
J’ai un peu déprimé vers midi.
4) On fait quoi demain ?
Demain on commence la nouvelle formule avec des sentiments chauds bouillants et des articles plus courts et on essayera peut être d’aller plus en profondeur sur le but de mon travail, ma vie à la maison etc…
En attendant « I’ll be seeing you » par Sinatra c’est quand même fabuleux. http://www.youtube.com/watch?v=L3P_Lswdf8A (très bonne reprise)
Ces journées sont dédiées à mon père qui se ronge surement les ongles à l’idée que je prenne le taxi seul sans téléphone ni passeport.
lundi 13 juillet 2009
Premier jour en Inde (Samedi) : ou comment Saddam Hussein m’a servit des pâtes carbonara
IMPORTANT : Je ne comprend rien au moyen de mettre en ligne des photos rapidement sans que le chargement d'une seule photo mette 10 min... Si quelqu'un peut m'aider...
1) Vous avez même internet ?
Votre serviteur est arrivé tôt en Inde et il faisait déjà très chaud. Les autorités (visiblement très compétentes) ont procédé à un contrôle sanitaire pour lutter contre la grippe porcine qui se résumait à un très sérieux : « ArRre you fine ? Ça m’a rappelé le questionnaire qu’on m’avait fait remplir en aout 2001 dans l’avion qui m’emmenait à New York, où il fallait répondre à des questions bien senties genre :
« Voulez vous tuer le président ? » « Avez-vous l’intention d’organiser un attentat terroriste sur le territoire » Etc…
Inutile de vous préciser que ce questionnaire a montré son efficacité un mois plus tard…
Donc on sort de l’aéroport et la première chose qui frappe c’est que tout le monde nous regarde. En effet, il n’y a pas tant de touristes en Inde et pour peu qu’il y en ait, ils partent de Delhi le plus vite possible par manque de lieux à visiter, d’infrastructures… Les touristes préfèrent largement le trip dans le sud.
Donc j’arrive à l’hôtel Diplomat le temps que Guillaume vienne me chercher. Entre temps je me rue sur l’ordinateur un peu crade (la surface des touches du clavier procure des sensations étranges) et par miracle (en fait pas tellement) celui-ci a Facebook !!
2) LA rencontre
Un Normand dont le nom commence par « Le », qui est petit et adore le rugby ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Geoffroy Lecerf ? Perdu ! Il s’agit bien évidemment de mon patron, Guillaume. A ce propos, j’envisageais d’appeler ce blog « Guillaume s’en va chez Guillaume » mais c’était juste un peu naze…
Je fais donc la connaissance de Guillaume et sa femme, qui vient d’Inde du sud, Milya. Leurs bébé et aussi avec eux, voici quelques photos prisent un autre jour :
Rapidement, je me mets à discuter travail avec Gui et nous décidons d’aller déjeuner dans le quartier Kahn sous une chaleur intense. Gui a beau vivre depuis 2-3 ans en Inde, il ne sait pas se déplacer seul en voiture dans la capitale en raison de l’absence totale de panneau et d’indications sur la route. On a ainsi recours à 3 solutions pour se déplacer :
- La voiture de sa société avec chauffeur. Pas trop dispo le Week end visiblement
- Le taxi (noir et blanc voir noir et jaune), assez cher, il faut savoir négocier. Seul les occidentaux et touristes les utilise
-Le Rickshaw (jaune et vert) : le truc typique, ce qui ont vu « à bord du darjeeling limited » comprendront.
On prend le taxi et je suis très surpris par l’aspect très verdoyant de Delhi et de la basse altitude des bâtiments (il y a en fait des lois d’architecture comme à Paris). Je suis un peu moins surpris par les habitudes de conduite des indiens (On peut voir ça au Vietnam, Thaïlande, Russie, Afrique etc…), qui roulent à contre-sens, ne laisse aucune priorité… on frôle le danger à tout instant même si les indiens ont bien plus l’habitude (et donc les réflexes) que les occidentaux de ce type de situation
3) Le jour où j’ai rencontré Saddam (ou presque)
Le quartier Kahn a l’air ordinaire comme ça, mais en fait le mètre carré est plus cher qu’à Manhattan ! Pourquoi ? Pour deux raison mon cher Jamie :
- Le quartier des ambassades et les grandes demeures de Delhi sont juste à côté
- En Inde, il n’existe pas de classe moyenne, quand les quelqu’un est riche, il est très riche.
Du coup, nous partons déjeuner au blanco, un restaurant Hyppissime où l’on écoute de la musique lounge, des écrans télé qui retransmettent la fashion week de Rio et des mannequins qui ne cessent défiler devant nous (au secours ?). Pourtant dehors, c’est vraiment l’Inde que l’on imagine, avec le bruit, les embouteillages, les enfants qui mendient etc… Delhi frappe vite par ses extrêmes.
Bref le restaurant est génial, le prix d’un bon plat = 7-8 euros dans un restau aussi chic que celui là. Vous savez tous au combien la nourriture (épicé) indienne me tente, je décide donc de commencer en douceur avec des…Carbonaras !!
Mais le petit +, c’est que le serveur s’appelle Saddam Hussain et là j’ai envie de vous dire que ça, on ne s’oublie pas (A quand le cuisinier Adolf Hitler ? Bon ok, c’est un peu de mauvais goût).
4) Alors c’est ça une « communauté fermée » ?
La femme de Guillaume m’emmène chez eux, à Noida, une banlieue à l’est de Delhi mais qui n’est pas dans le même Etat (j’en reparlerai car ça pose des problèmes). Elle habite dans ce que nous, grands géographes, appelons les « gated communauties » où les entrées sont filtrées, avec présence de gardes, CCTV, barrières… Ce quartier (joliment surnommé « sector 15A ») est en fait assez huppé dans une ville considérée comme dangereuse (là encore j’en reparlerai). Je fais connaissance avec l’animal domestique, soit un GENTIL LION DE L’HIMALAYA !!!!
En fait, en été, ça ressemble plus à un chacal qu’à un lion mais il parait qu’en hiver la morphologie change complètement…
Je m’installe rapidement. J’ai le droit à une chambre et une salle de bain Je suis très fatigué alors je me couche relativement tôt.
J’ai oublié de précisé qu’à la maison, on ne parlera qu’en ANGLAIS !
5) On fait quoi demain ?
Demain on va bruncher dans un hôtel, on essayera la piscine puis on se baladera au cœur de la capitale avant de vivre seul des péripéties dans un taxi vers 23h. Je parlerai aussi un peu plus de la famille qui m’accueille et de ma chambre et son abstraite organisation…
1) Vous avez même internet ?
Votre serviteur est arrivé tôt en Inde et il faisait déjà très chaud. Les autorités (visiblement très compétentes) ont procédé à un contrôle sanitaire pour lutter contre la grippe porcine qui se résumait à un très sérieux : « ArRre you fine ? Ça m’a rappelé le questionnaire qu’on m’avait fait remplir en aout 2001 dans l’avion qui m’emmenait à New York, où il fallait répondre à des questions bien senties genre :
« Voulez vous tuer le président ? » « Avez-vous l’intention d’organiser un attentat terroriste sur le territoire » Etc…
Inutile de vous préciser que ce questionnaire a montré son efficacité un mois plus tard…
Donc on sort de l’aéroport et la première chose qui frappe c’est que tout le monde nous regarde. En effet, il n’y a pas tant de touristes en Inde et pour peu qu’il y en ait, ils partent de Delhi le plus vite possible par manque de lieux à visiter, d’infrastructures… Les touristes préfèrent largement le trip dans le sud.
Donc j’arrive à l’hôtel Diplomat le temps que Guillaume vienne me chercher. Entre temps je me rue sur l’ordinateur un peu crade (la surface des touches du clavier procure des sensations étranges) et par miracle (en fait pas tellement) celui-ci a Facebook !!
2) LA rencontre
Un Normand dont le nom commence par « Le », qui est petit et adore le rugby ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Geoffroy Lecerf ? Perdu ! Il s’agit bien évidemment de mon patron, Guillaume. A ce propos, j’envisageais d’appeler ce blog « Guillaume s’en va chez Guillaume » mais c’était juste un peu naze…
Je fais donc la connaissance de Guillaume et sa femme, qui vient d’Inde du sud, Milya. Leurs bébé et aussi avec eux, voici quelques photos prisent un autre jour :
Rapidement, je me mets à discuter travail avec Gui et nous décidons d’aller déjeuner dans le quartier Kahn sous une chaleur intense. Gui a beau vivre depuis 2-3 ans en Inde, il ne sait pas se déplacer seul en voiture dans la capitale en raison de l’absence totale de panneau et d’indications sur la route. On a ainsi recours à 3 solutions pour se déplacer :
- La voiture de sa société avec chauffeur. Pas trop dispo le Week end visiblement
- Le taxi (noir et blanc voir noir et jaune), assez cher, il faut savoir négocier. Seul les occidentaux et touristes les utilise
-Le Rickshaw (jaune et vert) : le truc typique, ce qui ont vu « à bord du darjeeling limited » comprendront.
On prend le taxi et je suis très surpris par l’aspect très verdoyant de Delhi et de la basse altitude des bâtiments (il y a en fait des lois d’architecture comme à Paris). Je suis un peu moins surpris par les habitudes de conduite des indiens (On peut voir ça au Vietnam, Thaïlande, Russie, Afrique etc…), qui roulent à contre-sens, ne laisse aucune priorité… on frôle le danger à tout instant même si les indiens ont bien plus l’habitude (et donc les réflexes) que les occidentaux de ce type de situation
3) Le jour où j’ai rencontré Saddam (ou presque)
Le quartier Kahn a l’air ordinaire comme ça, mais en fait le mètre carré est plus cher qu’à Manhattan ! Pourquoi ? Pour deux raison mon cher Jamie :
- Le quartier des ambassades et les grandes demeures de Delhi sont juste à côté
- En Inde, il n’existe pas de classe moyenne, quand les quelqu’un est riche, il est très riche.
Du coup, nous partons déjeuner au blanco, un restaurant Hyppissime où l’on écoute de la musique lounge, des écrans télé qui retransmettent la fashion week de Rio et des mannequins qui ne cessent défiler devant nous (au secours ?). Pourtant dehors, c’est vraiment l’Inde que l’on imagine, avec le bruit, les embouteillages, les enfants qui mendient etc… Delhi frappe vite par ses extrêmes.
Bref le restaurant est génial, le prix d’un bon plat = 7-8 euros dans un restau aussi chic que celui là. Vous savez tous au combien la nourriture (épicé) indienne me tente, je décide donc de commencer en douceur avec des…Carbonaras !!
Mais le petit +, c’est que le serveur s’appelle Saddam Hussain et là j’ai envie de vous dire que ça, on ne s’oublie pas (A quand le cuisinier Adolf Hitler ? Bon ok, c’est un peu de mauvais goût).
4) Alors c’est ça une « communauté fermée » ?
La femme de Guillaume m’emmène chez eux, à Noida, une banlieue à l’est de Delhi mais qui n’est pas dans le même Etat (j’en reparlerai car ça pose des problèmes). Elle habite dans ce que nous, grands géographes, appelons les « gated communauties » où les entrées sont filtrées, avec présence de gardes, CCTV, barrières… Ce quartier (joliment surnommé « sector 15A ») est en fait assez huppé dans une ville considérée comme dangereuse (là encore j’en reparlerai). Je fais connaissance avec l’animal domestique, soit un GENTIL LION DE L’HIMALAYA !!!!
En fait, en été, ça ressemble plus à un chacal qu’à un lion mais il parait qu’en hiver la morphologie change complètement…
Je m’installe rapidement. J’ai le droit à une chambre et une salle de bain Je suis très fatigué alors je me couche relativement tôt.
J’ai oublié de précisé qu’à la maison, on ne parlera qu’en ANGLAIS !
5) On fait quoi demain ?
Demain on va bruncher dans un hôtel, on essayera la piscine puis on se baladera au cœur de la capitale avant de vivre seul des péripéties dans un taxi vers 23h. Je parlerai aussi un peu plus de la famille qui m’accueille et de ma chambre et son abstraite organisation…
Si vous avez le temps, n'hésitez pas à vous renseigner sur marina and the diamonds "obsessions" qui est excellent!
Journée dédiée à Foucault, pour le féliciter de ses concours réussis et le soutenir lors de passages plus durs
Le départ de Paris et l’arrivée en Inde : ou comment la liaison Paris-New Delhi par Air India c’est un peu comme la foire aux célébrités !
Premier article sans photo exceptionnellement dont la construction est un peu approximatif pour le moment. J’ai réfléchie à une maquette que je mettrai en ligne prochainement. N’hésitez pas à poster vos remarques, aussi bien les critiques que les bons points pour que ce blog puisse s’améliorer.
1) Céline Dion qui met l’ambiance !
C’est fait ! Ma mère, mon beau-père et moi partons enfin pour l’Inde à 15h30 : décollage de l’avion à 19h30 ! Entre temps, je règle au téléphone des détails plus ou moins importants (n’est-ce pas Matthieu et Alexis…) et me voilà prêt pour une immersion de deux mois.
L’avion que je prends est un A330 (oui, c’est le même modèle que celui qui s’es crashé il y a quelques semaines !) et pour ne rien ajouter à ma peur, l’éclairage de l’avion fonctionne très approximativement, un peu à la David Lynch (voir l’extrait suivant http://www.youtube.com/watch?v=DOGNyV9ngMk).
Heureusement, une douce mélodie sert à détendre les passagers un peu frustrés, sauf que c’est la chanson phare de « Titanic » interprétée par la toujours trèès distinguèèe Céline Dion.
En gros, éclairage style thriller lynchien + musique illustrant l’un des plus gros naufrage de l’histoire = bon pressentiment pour la suite de mes aventures…
2) Ma voisine s’appelle Valérie Damidot (ou presque)
Cependant, les passagers semblent plus absorbés par l’unique film qui passe sur les écrans que par la version indie-acoustique du titre planétaire de la femme à René. En clair, chez Air India on n’a pas le choix : soit c’est la production boolywoodienne de 4-5 heures (je n’exagère rien), soit c’est le programme musical soigneusement sélectionné par ces sadiques d’Indiens (voir plus bas).
Mais la vrai attraction de la rangée 24 ce n’est pas ce chef d’œuvre très dansant sur un groupe d’amis qui prennent l’avion (et qui mettent cinq heures pour embarquer), mais plutôt ma voisine de gauche et ses deux pipelettes d’amies qui semblent toutes venir de la proche famille de Valérie Damidot (Si vous n’avez pas encore eu la chance de la connaître, il n’est jamais trop tard : http://www.youtube.com/watch?v=K3_3SwS3npQ). En plus d’être profondément exaspérante (vas-y que je critique les hôtesses, les fauteuils, la bouffe, que j’t’explique que la Malaisie c’est au nord de l’Inde etc…), cette dernière cultive une ressemblance troublante avec la reine du relooking très extrême d’appartements.
Il est 21h, l’envie de meurtre est de plus en plus pressante…
3) Quel est le point commun entre Zaho et Quentin Mosiman ?
Ils ont comme point commun d’être sur la playlist « chanson française » que propose Air India au même titre que la star’ac 8, bébé lily, Christophe Maé, Grégoire, Shérifa Luna…
Bref tout ce que j’aime.
Du coup je lis pour m’occuper « geek magasine » (un journal surprenant dont je reparlerai une autre fois) et je me venge de mon unique voisine en faisant ce que j’ai l’habitude de faire après une victoire au diplomacy (private joke inside !).
Le voyage passe assez rapidement et comme les sièges sont confortables. Je me sens bien en écoutant du Boris Vian et en pourrissant la vie de Valérie Damidot, qui ne s’arrêtera de parler que 2 minutes sur 8h de vol.
4) Et les indiennes alors ?
Et là, Julien et Paul ne sont pas contents parce que je n’ai pas encore parlé des hôtesses de l’air indiennes. Le premier aurait été content car les hôtesses avaient gardé leurs habits traditionnels (assez beau, à base de pourpre). Le second aurait été fou de joie puisque l’une d’entre elles était le sosie d’une géographe indienne que l’on retrouve en amphi. Bref, je continue de mener l’enquête pour vous, des photos égayeront évidemment les descriptions faites.
L’avion atterrit à 3h30 (heure française) auquel on ajoutera 3h30 de décalage horaire.
5) On fait quoi demain ?
Demain, il y aura des photos mais on parlera aussi de mes premières impressions sur l’Inde et de ma rencontre avec Guillaume (mon employeur ndlr) qui a la gentillesse de m’accueillir chez lui.
D’ici là, restez fidèles au blog et n’oubliez pas de poster des commentaires auxquels je répondrai le plus rapidement possible.
Entre temps, il serait temps (si ce n’est pas chose faite) que vous écoutiez « Puisque vous partez en voyage : http://www.youtube.com/watch?v=9pGw_3ANHEs» un morceau sublime avec, en duo, Françoise Hardy et Jacques Dutronc.
Journée dédiée à tous ceux qui ont rendu ces 3 dernières semaines formidables.
1) Céline Dion qui met l’ambiance !
C’est fait ! Ma mère, mon beau-père et moi partons enfin pour l’Inde à 15h30 : décollage de l’avion à 19h30 ! Entre temps, je règle au téléphone des détails plus ou moins importants (n’est-ce pas Matthieu et Alexis…) et me voilà prêt pour une immersion de deux mois.
L’avion que je prends est un A330 (oui, c’est le même modèle que celui qui s’es crashé il y a quelques semaines !) et pour ne rien ajouter à ma peur, l’éclairage de l’avion fonctionne très approximativement, un peu à la David Lynch (voir l’extrait suivant http://www.youtube.com/watch?v=DOGNyV9ngMk).
Heureusement, une douce mélodie sert à détendre les passagers un peu frustrés, sauf que c’est la chanson phare de « Titanic » interprétée par la toujours trèès distinguèèe Céline Dion.
En gros, éclairage style thriller lynchien + musique illustrant l’un des plus gros naufrage de l’histoire = bon pressentiment pour la suite de mes aventures…
2) Ma voisine s’appelle Valérie Damidot (ou presque)
Cependant, les passagers semblent plus absorbés par l’unique film qui passe sur les écrans que par la version indie-acoustique du titre planétaire de la femme à René. En clair, chez Air India on n’a pas le choix : soit c’est la production boolywoodienne de 4-5 heures (je n’exagère rien), soit c’est le programme musical soigneusement sélectionné par ces sadiques d’Indiens (voir plus bas).
Mais la vrai attraction de la rangée 24 ce n’est pas ce chef d’œuvre très dansant sur un groupe d’amis qui prennent l’avion (et qui mettent cinq heures pour embarquer), mais plutôt ma voisine de gauche et ses deux pipelettes d’amies qui semblent toutes venir de la proche famille de Valérie Damidot (Si vous n’avez pas encore eu la chance de la connaître, il n’est jamais trop tard : http://www.youtube.com/watch?v=K3_3SwS3npQ). En plus d’être profondément exaspérante (vas-y que je critique les hôtesses, les fauteuils, la bouffe, que j’t’explique que la Malaisie c’est au nord de l’Inde etc…), cette dernière cultive une ressemblance troublante avec la reine du relooking très extrême d’appartements.
Il est 21h, l’envie de meurtre est de plus en plus pressante…
3) Quel est le point commun entre Zaho et Quentin Mosiman ?
Ils ont comme point commun d’être sur la playlist « chanson française » que propose Air India au même titre que la star’ac 8, bébé lily, Christophe Maé, Grégoire, Shérifa Luna…
Bref tout ce que j’aime.
Du coup je lis pour m’occuper « geek magasine » (un journal surprenant dont je reparlerai une autre fois) et je me venge de mon unique voisine en faisant ce que j’ai l’habitude de faire après une victoire au diplomacy (private joke inside !).
Le voyage passe assez rapidement et comme les sièges sont confortables. Je me sens bien en écoutant du Boris Vian et en pourrissant la vie de Valérie Damidot, qui ne s’arrêtera de parler que 2 minutes sur 8h de vol.
4) Et les indiennes alors ?
Et là, Julien et Paul ne sont pas contents parce que je n’ai pas encore parlé des hôtesses de l’air indiennes. Le premier aurait été content car les hôtesses avaient gardé leurs habits traditionnels (assez beau, à base de pourpre). Le second aurait été fou de joie puisque l’une d’entre elles était le sosie d’une géographe indienne que l’on retrouve en amphi. Bref, je continue de mener l’enquête pour vous, des photos égayeront évidemment les descriptions faites.
L’avion atterrit à 3h30 (heure française) auquel on ajoutera 3h30 de décalage horaire.
5) On fait quoi demain ?
Demain, il y aura des photos mais on parlera aussi de mes premières impressions sur l’Inde et de ma rencontre avec Guillaume (mon employeur ndlr) qui a la gentillesse de m’accueillir chez lui.
D’ici là, restez fidèles au blog et n’oubliez pas de poster des commentaires auxquels je répondrai le plus rapidement possible.
Entre temps, il serait temps (si ce n’est pas chose faite) que vous écoutiez « Puisque vous partez en voyage : http://www.youtube.com/watch?v=9pGw_3ANHEs» un morceau sublime avec, en duo, Françoise Hardy et Jacques Dutronc.
Journée dédiée à tous ceux qui ont rendu ces 3 dernières semaines formidables.
dimanche 12 juillet 2009
Pb connection internet
Bon, j'ai redige 2 articles mais je ne suis toujours pas en capacite d'avoir longuement acces a internet. Il me manque encore le code d acces au reseau wifi que je recevrai demain> Pour respecter les temporalites, j enverrai demain 2 articles sur le voyage et mom premier jour et apres demain 2 articles correspondant a lundi et mardi.
D ici la, retez fidele vous aurrez tres bientot de mes nouvelles
Pour me joindre, sachez que mon boulot termine vers 18h et quil y a 3h30 de decalage horaire
D ici la, retez fidele vous aurrez tres bientot de mes nouvelles
Pour me joindre, sachez que mon boulot termine vers 18h et quil y a 3h30 de decalage horaire
samedi 11 juillet 2009
lundi 6 juillet 2009
Ouverture du blog !!
Je vous souhaite la bienvenu sur mon blog !
Ce dernier sera mis à jour très régulièrement et ne durera que le temps de mon voyage en Inde.
Vous êtes tous invités à venir souvent, pour que je ne me sente pas trop seul là-bas.
Je pars à New Delhi le 10 Juillet et serai de retour courant septembre. D'ici là, j'essayerai de vous faire partager mes impressions.
Mes premiers messages seront postés dès que je serai sur place.
Ce dernier sera mis à jour très régulièrement et ne durera que le temps de mon voyage en Inde.
Vous êtes tous invités à venir souvent, pour que je ne me sente pas trop seul là-bas.
Je pars à New Delhi le 10 Juillet et serai de retour courant septembre. D'ici là, j'essayerai de vous faire partager mes impressions.
Mes premiers messages seront postés dès que je serai sur place.
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