vendredi 28 août 2009

"As a conclusion..."

Oui, c’est ainsi que je termine systématiquement mes rédactions en Anglais. Lesquelles commencent toujours par le rituel « to begin with » puis son systématiquement confrontées à un cahier de charges comportant des « moreover », « for instance » et « in my view » à foison…. Aahhh que j’aime ces link words qui permettent d’atteindre le quota de mots nécessaires tout en s’assurant de ne faire aucune faute.

Donc, voilà enfin la conclusion de ce blog ouvert le 6 juillet, avec l’aide de Sebastien et qui a réellement débuté le 12 juillet sur le récit damidesque (donc hystérique) d’un simple aller Paris-Delhi.

J’en suis actuellement dans mon 50ème jour chez les indiens et c’est le bon moment pour en finir avec cet instrument de torture et de fascination. Mais la plupart le savent déjà, Je ne partirai du pays que le 2 septembre, d’ici là des évènements auront échappé au blog comme ce coca que je viens de renverser sur mon lit et ses longues journées à attendre.

Et puis, je ne peux qu’être super heureux de cette expérience : 21 articles, 83 commentaires, c’est quant même pas mal ! Je n’oublie pas les abonnés fidèles et plus généralement la quarantaine de personne qui se sont intéressé à mes aventures. Moi qui pensais sincèrement que ce blog n’intéresserait que ma famille et mes proches amis, me voilà servit… C’est très cliché, mais cette affluence soudaine et imprévue m’a poussé à continuer d’écrire jusqu’au bout. Sans ça, le blog aurait fermé dès les premières vagues, c'est-à-dire autour du 17 juillet (ce que j’ai vraiment voulu faire)

Alors, évidemment, il y a eu le revers de la médaille. Tous ces gens et ces compliments m’ont un peu bloqué et j’avais très peur de décevoir avec des aventures moins croustillantes, un ton plus sombre etc.

Il m’est aussi arrivé de publier 2-3 fois des articles un peu sur le principe et que je n’aimais pas du tout.

Un autre des points sur lequel je voulais insister ici, ce sont ces personnes qui auraient mérité une dédicace. Dès les premiers jours, j’avais réalisé une sorte de calendrier pour ne pas oublier des gens mais il ne vous a pas échappé que la fréquence des nouvelles publications s’est avérée au fil du temps de plus en plus irrégulière. Je n’ai pas écrit autant d’article que prévu et des personnes ont été oubliés :

Mes deux tantes : Bénédicte, qui a eu la gentillesse de me briefer avant que je ne parte, je pense que nous allons bientôt être amenés à nous revoir. Quant à Neil, ce fût un plaisir de discuter avec toi à de multiples reprises et je ferai tout mon possible pour placer ces quelques jours entre Malaga et Valence.
Diane B. et Clara, qui m’ont fait plein de jolies compliments sur le blog et on depuis quelque temps contribuer à changer mon regard très pessimiste sur les fèneloniens.

Je n’oublie pas non plus non plus tout l’amical islais : Didier, Claude, Marion, Simone, Gilles et toute le reste de la bande Mainaud, qui ont aussi suivit ces aventures. Je serai probablement à Yeu du 10 au 25 (en gros) et je serai infiniment heureux de revoir ma seconde famille.

Marie, elle aussi partie seule découvrir un autre continent mais qui a eu la chance d’être bien entourée.

Samuel fût aussi un gros interlocuteur durant ces nuits où je n’arrivais pas à dormir.

Enfin, une dédicace plus spéciale à celui qui me manque, Bertrand.



Bon voilà pour ceux qui ne méritaient pas d’être oublié. Tout est dit ? Non, peut être qu’un très léger bilan sur ce voyage s’impose en ces circonstances...j’en ai déjà tellement dit…

Je n’ai pas aimé ces deux mois. C’est dommage mais ça n’a pas accroché et puis de mon coté, j’aurai aussi pu me bouger un peu et rencontrer des français à Delhi, car c’était vraiment faisable. Les faits n’ont pas aidé non plus, notamment l’éloignement du centre de Delhi.
Cependant, Je suis extrêmement fier d’avoir tenu jusqu’au bout, c’est une réelle étape qui est franchie. On m’a donné la chance de tenter quelque chose d’unique et qui me servira forcément vis-à-vis du monde professionnel ou plus simplement de mes rapports avec les gens.
En ces points, le voyage a été nécessaire et je ne regrette rien.

Je terminerai ce 22ème et dernier article en dédiant le blog à Jean-François, qui m’a trouvé ce job et bien plus encore ; à ma mère qui m’a convaincu de rester même si ma note de forfait s’en souviendra longtemps et évidemment à Guillaume et Mylia qui m’ont supporté, aidé et invité dans les plus beaux restaurants alors qu’ils n’en étaient pas du tout obligé. J’ai été injuste à leurs égards dans les premiers posts, j’ai beaucoup de chance d’être tombé sur eux.



Un blog s’achève et un autre prend son envol :
http://www.totalementalouest.blogspot.com/
Est-il nécessaire de vous dire qu’il faut y aller ? En outre, c’est vraiment très drôle et bien écrit.



D’ici là, suivez le maître : http://www.youtube.com/watch?v=oBFQg7P5YKw




Ile d’Yeu for ever !!!





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mardi 25 août 2009

« Alors, tu le ponds cet avant-dernier article, oui ou merde ? »

Dixit un « admirateur » de ce blog…

Oui ! Je vais le finir ce blog, une fois pour toute ! Et puis la conclusion derrière, c’est tellement facile…la moitié à déjà été rédigé sur le carnet il y 2 semaines.


Donc aujourd’hui, comme promis, je vais un peu parler de toutes ces choses qui m’ont frappé en Inde, de ces stéréotypes que j’avais en arrivant… Bref tous ces aspects de l’Inde que je n’ai pu traiter durant ce blog.



1) « Alors, ce partiel d’eau terrestre ? Tu penses que tu l’as réussi ? »

Il y a presque deux mois tout pile, se déroulait le terrRRRrrible partiel d’eaux terrestre (bouuuh les méchantes 11 pages à apprendre). Quel intérêt ? Et bien ce partiel portait sur le régime des moussons en Inde et quel ne fût pas mon effroi à la découverte de la quantité des précipitations qui tombaient en moyenne durant les mois de Juillet et Aout sur Delhi…
J’étais traumatisé. A la sortie du partiel, quand un ami me demanda si j’avais réussi ce partiel, la seul réponse qui me vint à l’esprit fût « je vais en chier ».

J’avais ainsi trois grandes peurs avant le départ : La nourriture, l’anglais et le climat !!

Ma mère, qui ne doute de rien, avait donc rempli ma valise de deux manteaux contre la pluie et, sait-on jamais, d’un PULL !

Quelle déception au bout de 46 jours d’Inde !!! Seulement 4-5 averses mais pas n’importe lesquelles, pas de l’averse de tapette qui vous trempouille les mocassins ! Ces averses là ne duraient pas plus de 30 minutes mais paralysaient la ville entière par leurs virulences. Toutes les routes étaient inondées et il devenait impossible de mettre un pied dehors sans avoir l’impression de prendre votre deuxième douche de la matinée.
Enfin, tout ceci pour vous dire que le climat est plus chaud et humide en ville que pluvieux dans le reste du pays. La mousson cette année semble s’être avérée très faible, d’autant plus que Delhi n’est jamais vraiment touché.


2) « Mais pourquoi le cinéma Boolywoodien ne dépasse-t-il pas les frontières nationales »

Ah oui tiens, ça alors ! En voilà une bonne question…
Ne soyons pas injuste, techniquement le film que j’ai vu (« love aaj kaal », traduisez : l’amour aujourd’hui) était assez irréprochable question mise en scène, décors, photo ; à quelques gros détails prêt on se serait cru devant un gros blockbuster américain.

Oui, car sinon, le cinéma indien correspond véritablement à tous les fantasmes que l’on peut se faire. Histoire d’amour impossible qui s’éternisent, scènes de danse qui n’ont que peu de rapport avec l’histoire, conflit familial à la pelle, la totale.

Mais ça n’a rien d’irregardable, le film avait beau être en indhi, je ne me suis pas plus fait chier que dans le dernier Anne Fontaine. Dîtes vous juste que ces histoires de séparations et de réunifications à répétition, ce n’est pas pire que 3 épisodes à la suite de grey’s anatomy.

Comme je ne comprends que moyennement l’Indhi, je n’ai pas saisi toute l’histoire : en gros, Mr et Mme forme un couple très moderne à tel point que quand ce dernier doit partir travailler à San Francisco, les deux s’accordent pour se trouver un amant, prétextant que cette relation à longue distance est impossible. Evidemment, on comprend au bout de 5 minutes que c’est deux là ne peuvent pas vivre sans l’autre et qu’ils vont finir par ce remettre en semble après moult péripéties.

Le film avait l’air d’être assez drôle, mais j’ai finis par me sentir visé lorsqu’une étudiante française est entrée dans l’histoire à coup de « excuse mi but je cherche the swimming pool ». Cette dernière était censée être la nouvelle copine décérébrée de Mr. Et l’accent français était bien reconnaissable. Notez que cette dernière était caricaturé comme la touriste occidentale qui, arrivée en Inde, ne pensait qu’à une chose : visiter le Taj Mahal !

Je venais de visiter le Taj Mahal la veille et mon guide qui était à coté de moi lors de la projection, a eu comme un sourire gêné.
Mon héroïne française, même si jouée par la même actrice blonde de transformers 2 (oui, celle qui avait de drôle de choses qui sortaient de sa culotte), se fait jeter comme une souillonne au bout de 15 minutes, le film c’est arrêté à ce moment là pour moi….

Sinon les acteurs ne sont pas si mauvais que ça même si ça cachetonne grave pour les publicités. J’ai du voir monsieur dans, au moins, cinq spots ces derniers jours.

Ce jugement est vraiment à nuancer puisque « love aaj kaal » est un film à très gros budget calqué sur un modèle très occidentale (la moitié de l’action se situe aux USA et il en va de même pour les acteurs).
J’aurai bien vu d’autres films plus « indiens » comme cette histoire d’une lycéenne de 15 ans, qui tombe enceinte (mmmmh ça me fait penser à un autre film….) mais je n’ai vraiment pas eu le temps. Il faut réserver très en avance si l’on veut voir un film en Inde et à raison d’une durée largement supérieur à 2h30, sans compter l’entracte, il faut avoir un emploi du temps bien peu chargé.


3) Les indiens sont-ils roux ?

La première chose qui m’a marqué en arrivant, c’est la couleur orange des cheveux de certains Indiens. Evidemment, aucun de ces individus n’est né roux ; à 95% près, les Indiens naissent avec des yeux noirs, des cheveux noirs et une moustache, hommes et femmes confondus. En fait, il recouvre leurs cheveux d’henné, qui donne cette teinte.

La raison ? Je ne la connais pas trop. Guillaume m’a expliqué que c’était une façon de se laver les cheveux mais je ne suis pas très sur de cette affirmation. J’ai juste remarqué que cette pratique est bien plus courante au sein des basses couches de la société et inexistante dans la upper upper class.

Look toujours, les hommes sont invariablement tous affublés d’une chemise ! J’ai cependant remarqué qu’ils accordaient beaucoup d’importance à la ceinture dont la boucle est sujette à toutes les fantaisies possibles. Là aussi, j’aurai aimé prendre des photos mais les indiens n’apprécient pas vraiment qu’on prenne des clichés de leurs entre-jambe.

La mode des adolescents est tout particulièrement horrible, encore pire que la période von dutch en France, il y a quelques années. Les jeans et t-shirts sont particulièrement moulants et pleins de morceaux de tissus sont collé dessus, c’est moins percutant raconté comme ça mais c’est abominable.

La mode féminine est calquée sur le modèle européen. Neuf pubs sur 10 vantent l’efficacité de la nouvelle crème qui « blanchie » le visage (le dixième restant est dédié aux clefs USB !!), les annonceurs parlent alors de « star face », « white skin » etc. C’est simple, à la télévision ou au cinéma, il n’y a pas un acteur qui ait la peau mate d’un Indien, quitte à faire des surenchères d’effets spéciaux d’effets spéciaux très voyants.

Tiens, prenons l’exemple de la pub garnier :

Une femme décide de se faire peindre le portrait par un homme qui lui plait beaucoup. Le premier jour, elle arrive la peau un peu foncée et elle est très mal dans sa peau. Le peintre en rajoute un peu en peignant ces « irrégularités » sur la toile. Le surlendemain, elle revient avec la peau blanchie, le peintre étonnée rajoute des couches de blanc à son œuvre. Le surlendemain sa peau est devenue plus blanche que blanche ; le peintre, définitivement sous le charme rajoute alors à ce portrait la touche finale : une bague de fiançailles
Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire…

Les seuls à faire preuve d’une certaine « originalité » vestimentaire sont les touristes Français et Italiens, qui se sentent obligés de s’affublés de pantalon bouffants, barbes de 2 semaines, collier et bracelets tellement « Indien » et qui sont profondément ridicules. C’est un peu comme si les Indiens décidaient de s’affubler d’une marinière, d’un foulard rouge et d’un béret pour aller visiter la France…
Sérieusement, je ne pense pas avoir croisé un seul touriste Français sans ces pantalons de clown qu’eux seuls portent.


4) Combien ça coute : vivre en Inde

Et bien, beaucoup plus cher que prévu. Il y a véritablement deux styles de vie en Inde : Soit vous choisissez de vivre à l’indienne et de devenir, en conséquent végétarien (ou presque) soit les pates vous manque trop et vous devrez débourser 2 euros le paquet de 500 grammes ! C’est simple, presque tout ce que l’on a l’habitude de manger en France ou ailleurs en Europe est ici importé et le prix doublé ! J’ai même du renoncer à mes cheerios à 5 euros !
Et comme vous le savez déjà, la white tax s’applique sur bien d’autres produits comme la course en Rickshaw (de 2 à 3 fois le prix d’un Indien après négociation). Vous voulez prendre un chauffeur pour visiter le Rajasthan 5 jours ? Comptez 40-50 euros par jour si vous voulez une voiture viable…

Mylia me l’a confirmé, l’Inde coûte bien plus cher que ce que l’on s’imagine. Les prix sont globalement plus bas qu’en France mais n’espérez pas mener la grande vie votre billet aller-retour payé.

Evidemment, on peut aussi réaliser de très bonnes affaires avec des pashminas de grande qualité à 10 euros et ces pierres précieuses et colliers ethniques qu’on vous refourgue 10 fois plus cher en France. L’autre truc à essayer, c’est de vous faire tailler une veste sur mesure selon des plans que vous avez-vous-même choisi ! Rien ne vous empêche d’imprimer le dernier modèle de veste Dior et de la faire imiter à l’identique par un artisan Indien pour des prix dérisoires.

Pour ma part, je voulais absolument une de ces vestes mais j’ai tellement repoussé ça que je n’ai plus assez de temps pour en commander une.


5) Les Indiens sont-ils sympa ?

Pas vraiment et plus particulièrement dans le nord et encore plus dans les grandes villes. Ici les gens vous fixent constamment, vous bousculent et se moquent de vous quand vous êtes perdu. Et ils sont encore plus durs quand il s’agit d’une femme. Mylia m’a raconté que durant son 9ème mois de grossesse, elle s’était retrouvée seule, perdu dans Delhi, à porter de gros sacs et que personne ne lui était venu en Inde. Il arrive aussi dans certains restaurants, même huppées, que les femmes ne soient pas servies en eau alors que tous les hommes de la table l’ont été, c’est arrivé à Mylia sous mes yeux !

Les enfants sont bien loin d’être des anges et sont parfois carrément violents avec vous.

Enfin n’espérez pas un seul « bonjour », « merci » ou même un ton aimable d’un Indien du nord, Vinnay en est l’archétype. La négociation est particulièrement rude.

De mon point de vue (et de celui aussi de Guillaume), l’individualisme est très présent. Le mythe de la success story individuel est bien là et tant pis pour ceux qui se mettent en travers de leurs chemins. Et le mépris, l’indifférence pour les classes inférieures…

Dernier détail charmant et qui vaut pour la grande majorité des Indiens en général (et de toutes les classes sociales) : le racisme ! Ici le blanc est clairement considéré comme supérieur alors que les noirs sont juste au dessus des chiens (et encore…). Les chinois ne sont pas mieux loties et les avis sont plus partagés sur les arabes (on distingue bien les arabes du Pakistan des arabes de Dubaï.

Les indiens du nord est sont aussi particulièrement discriminés par leurs couleur de peau plus « jaunes ». Le chef peintre d’electraevents est Népalais et s’il lui arrive de demander un pinceau à un peintre Indien, ce dernier ne le lui donnera jamais…


En revanche, toutes les personnes que j’ai rencontré s’accordent à dire que les indiens du sud sont beaucoup plus chaleureux, notamment ceux de la campagne. Je ne vais pas beaucoup argumenter dessus puisque je n’en connais pas beaucoup, à l’exception de John, qui est en effet une crème.


6) Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends.


Je termine avec le programme de la télé Indienne. Là encore, deux types de chaine : celles qui ne diffusent que des programmes Indiens en Indhi et celles qui ne présentent que des programmes américains en Anglais.

J’ai évidemment jeté un coup d’œil au premier type de chaîne mais le plaisir des couleurs criardes et la joie de ne rien comprendre ne dure pas plus de quinze minutes. Après de multiples zappings j’ai noté que les Indiens appréciaient beaucoup les enfants singes qui savent chanter et danser comme des grands…

Pour ce qui est des programmes américains, c’est le grand luxe : les dernières saisons de 24 (que je n’ai pas regardé exprès), reaper, Lost, Grey’s anatomy, everybody loves raymond etc. Mais surtout des journées entières de Friends…sur plusieurs chaînes à la fois ! Les Indiens en sont littéralement fous et les coffrets trônent en tête des ventes dans les fnacs locales et je vous assure que ce n’est pas du tout un phénomène récent. Niveau film, c’est aussi le grand luxe avec des chaînes comme HBO et Star world.
En une soirée j’ai pu voir à la suite « Horton », « Starsky et Hutch » et « planet terror » par exemple. J’ai aussi revu « stepbrothers », « Harold Crick », « Matrix », « Sans Sarah rien ne va », « Closer » à des horaires où l’on a pour habitude de passer « Derrick » en France.

Deux limites quant même : les pubs toutes les 15 minutes et surtout la terrible censure qui coupe systématiquement toutes les scènes de violence et/ou un peu chaude, quitte à ne plus rien comprendre l’histoire. Le fabuleux « stepbrothers » ne durait plus que 55 minutes montre en main, autant ne pas le diffuser…



B) Dernier Diaporama


Un peu de tout mais surtout des clichés un peu décalés et mes photos préféré pour terminer en beauté cette rubrique !
Vous verrez donc :
- Des gens entrain de se faire raser par les sweeny Todd locaux
- Vous comprendrez l’origine des fréquentes coupures d’électricité
- Une bonne averse, c’est quant même le meilleur moment pour se laver !
- Une copie, à peine voilée, d’une série américaine bien connue et à base de super-héros
- Et si Mona Lisa était elle aussi partie chez les Indiens?
- « la vie c’est comme une boîte de chocolat… »
- Et le Taj Mahal est sponsorisé par…
- Quelques visages familiers : Zoya, la-plus-belle-moustache-d’-Inde et…OH MON DIEU… BEN LADEN !!!
- Mon cliché préféré (juste après Ben Laden ndlr)
- OH MON DIEU (bis)… POMPIDOU EST DE RETOUR !!






C) Conclusion

Voilà ! Vous avez ici un petit condensé de tout ce que je voulais raconter avant de conclure en beauté ( ?) ce blog. Je vous donne donc très bientôt rendez vous pour un ultime article-conclusion bien plus court que celui-ci qui vient de battre, pour l’occasion, un record de longueur…

Sinon cet article est dédié à BENOIT, qui a eu la bravoure de me supporter pendant plus de 17 ans (qui mérite amplement sa dédicace)

Et à mon futur(e)nouveau/nouvelle petit(e) frère/sœur (vous faites chier à ne pas me dire son sexe !) : RAPHAEL / ANNA ; c’est avec le plus grand bonheur que je m’apprête à faire ta connaissance et je te jure que je me battrai jusqu’au bout pour qu’on ne t’inscrive pas au clan Chippewa !

samedi 22 août 2009

Derniers jours

(je n'ai pas eu le temps de corriger les fautes d'othographes, je m'y mettrai demain matin)

Et voilà le dernier article résumant mes aventures indiennes ! Le prochain ne traitant que d’observations sur l’Inde et le suivant concluant le blog.
Et puis l’audience, ainsi que son auteur, commençant à s’essouffler sérieusement, ce n’est pas plus mal !


Le mardi 18 août devait inclure les derniers moments difficiles de l’avant Indian Summit ; Et je n’ai pas été déçu !

Les exposants étaient tous arrivé, le show commençait le lendemain et il me fallait répondre à tout leurs demandes de dernière minute (lumière additionnelles, peinture de murs, fourniture diverses). Electraevents avait donc installé un bureau spécialement destiné à cet usage : le fameux « help desk » dont on m’avait déjà parlé bien avant mon arrivée en Inde.

Finalement ce bureau aura pris bien peu de place dans mon travail mais été l’occasion de tester mon anglais en direct avec des représentants de galeries, qui n’ont pas que ça à faire de répéter fois la même chose à un petit frenchie fraichement débarqué.

Pour m’aider dans ma tache, la designeuse indienne de l’agence, Sonia, m’accompagne même si son niveau d’anglais est encore pire que le miens. Ce qui était bien avec elle, c’est qu’on se complétait assez bien : Je remplissais trop rapidement les bons de commande alors qu’elle était vraiment trop lente. Au début, nous prenions les commandes l’un après l’autre, puis nous avons convenu qu’ensemble, nous étions plus efficace.

L’une des principales difficultés était de saisir tous les accents (anglais, Indien, Chinois, Allemand, lituanien…) de nos interlocuteurs. L’accent indien est vraiment le plus difficile à comprendre car il est plein de nuance : un artiste de Numbai (Bombay) n’aura pas le même accent que celui de Delhi ou de Bangalore…

Dans l’ensemble, Sonia les comprenait évidemment beaucoup mieux mais je prenais toujours le relais dès qu’il s’agissait de leur parler. C’est un des bons points de ce voyage : mon aisance à l’oral même si l’accent est encore bien marqué !

Toute la journée, les ordres affluaient et l’on n’avait presque pas de temps morts. Je ne pense pas avoir déjeuné.

Ah, j’ai oublié de vous dire qu’il fallait aussi bien réagir à certains exposants (surtout Indiens) qui vous prenait vraiment pour de la merde, du genre : la personne arrive, commande 2 spot lights et ce casse juste après alors que nous avions plein de procédures à appliquer. J’ai eu un assez bon contact avec les anglais et les allemands, dont certains m’ont même parlé en Français (faut dire avec un accent pareil…).

Les exposants s’en vont vers 21-22h et je crois alors cette journée terminée. Guillaume fait le tour des locaux avec les organisateurs donc j’attends qu’il revienne pour partir enfin me coucher. Son tour se termine vers minuit et là surprise !

Guillaume m’annonce que je remplacer un certains type de chaise (pas trop dur) mais surtout que je dois les m’assurer de leurs bonnes redistribution dans tous les stands. Arrivé sur place, je constate l’horreur : toutes les chaises ont été bougées et je dois tout reprendre à zéro ; comme ce qui s’est passé la veille (voir le précédent article). Evidemment je craque. J’appelle Zoya en pleine détresse et ai vraiment envie de jeter l’éponge sur ce coup. Je pleurs pour la première fois sur le site en présence d’Emrita et Guillaume, qui s’abstiennent, heureusement, de tout commentaire. La fatigue.

Je finis par me reprendre et effectue le boulot pour y mettre un terme à peine 1h30 plus tard, mon état de nervosité m’avait fait totalement surestimé la tâche et j’avais « sur réagie » pour reprendre une expression très « 103 ».

Sur le chemin du retour, je me suis évidemment excusé mais Guillaume a tenu à me remercier pour mon engagement ces quatre derniers jours.


Les derniers jours ont été plus calmes, le help desk ne servait plus à grand-chose et je m’occupais surtout des retouches de peinture ici et là avec ma fidèle équipe. Je ne servais tellement plus à rien que j’ai demandé un jour de congés vendredi à Guillaume pour faire quelques achats.
Requête accepté et je me suis rendu aux abords de l’hôtel impérial avec une liste de cadeaux bien préparée à l’avance. J’ai du visité une bonne quarantaine de boutiques où je notais sur mon carnet les quelques babioles qui m’avait marqué, pour mieux y retourner après.


Un bon bilan puisque j’ai trouvé tout ce qui m’intéressait et que j’ai assez bien négocié dans un quartier très touristiques où les prix sont assez peu flexibles. Enfin bref, j’ai dépensé 3000 roupies (un peu moins de 50 euros) au lieu des 4500, si je n’avais pas négocié.

Guillaume est venu me rechercher à l’hôtel impérial (de bien bons souvenirs) mais l’effroyable est arrivé sur le chemin du retour, à seulement quelques minutes de Noida :

Une tempête est arrivée d’un coup, sans prévenir, un vrai déluge. Toutes les routes étaient inondées et le vent soufflait extrêmement fort. La voiture est alors repartie en direction du art summit car mon patron s’inquiétait beaucoup (à juste raison) pour certaines structures extérieurs. L’entrée du parc des expositions était totalement embouteillée et nous avons terminé le chemin en courant sous la pluie. Ça n’a même pas duré 30 secondes mais j’étais entièrement trempé à l’arrivée. Mon tee shirt blanc était devenu complètement moulant et transparent. Je me suis vite dépêché de sortir mes billets, mon ipod et le téléphone. Evidemment c’était la honte d’être dans cet état là devant la fine fleur de la société Indienne mais j’étais quant même heureux d’avoir passé ces 30 minutes sous la douche.

J’ai pris une vidéo de ce déluge, c’est assez impressionnant, on dirait des vagues qui se déversent sur le bitume.

Aujourd’hui, c’était la glandouille totale, je me suis réveillé vers 14h er n’ai rien fait de ma journée ; vivement le retour !!!



2) Les photos du jour

Comme promis, voici un large diaporama des œuvres d’art qui m’ont marqué pendant cet exposition, il y avait vraiment de belles choses. Il y avait même des tableaux de Picasso et Warhol qui trainaient ici et là, ainsi qu’une sculpture de Dali, que vous reconnaitrez aisément.







3) Conclusion

Cet article est dédié à Marion T., avec qui se fût un plaisir de converser ces dernières semaines malgré. Il est rare que des amateurs des îles de Ré et Yeu puissent cohabiter (on ne mélange pas le thon islais avec la sardine rhêtoise comme on dit sur mon île) et c’est tant mieux ! Bonne chance pour ton école et plein d’autres choses !

J’ai enfin terminé « ritournelle de la faim » (Le Clezio), qui est vraiment un livre magnifique malgré ne fin un peu enlevée et je continue de carburer au Alain Bashung, comme au bon vieux temps, en écoutant « Malaxe », « la nuit je mens » et « aucun express » en boucle.

mercredi 19 août 2009

dimanche 16 et lundi 17, "au coeur des ténèbres"...

...en référence à un making of bien connu...

A l’image du précédent article, les derniers jours ont été tout aussi épuisants voir plus. Tous les soirs, je rentre à Noida aux alentours de 4h du matin ; je fais à peu près 15h de travail par jour et pas question en cette période brûlante de se reposer samedi et dimanche…

Mais quelle expérience !!!

Dans le dernier article, je découvrais ce que c’était que gérer une équipe. Le grand enjeu des jours suivants fût de tenir le rythme. L’Indian Art Summit commence dans le 19 et nous sommes un peu en retard sur le calendrier (mais on a encore de la marge !).


Dimanche 16

Objectifs :
-gérer les équipes de peintres
-finaliser 13 stands sur les 55

Je n’ai pas beaucoup dormis et dès le réveil je m’aperçois que mes jambes me font très mal. Je passe un petit coup d’inflammatoire et arrive à 11 h sur les lieux. Cette journée est un peu plus stressante car 13 exposants viennent prendre possession de leurs stands demain. Il faut donc que c’est derniers soit impeccables. L’autre difficulté, c’est l’encadrement des peintres qui viennent du très bas de l’échelle social indienne. Ces derniers manquent beaucoup d’éducation et sont bien plus rude avec moi que les menuisiers. Aucun peintre ne comprend les quelques mots d’anglais que j’utilise avec les carpenters, il va donc falloir ruser : Place aux gestes. Je profite du fait que mon attention soit focalisée sur 13 stands plutôt que 55, pour courir moins et surveiller plus. La fatigue se faisant bien sentir en milieu d’après midi, je commence à m’énerver face à la lenteur des ouvriers qui multiplient les pauses.

Heureusement, Zoya est toujours là pour m’épauler dans les premières heures et s’assurer que les ouvriers comprennent bien mes ordres.

En début de soirée, commence à se former ma petite team d’ « helpers » (5-6 personnes) qui me suivent partout ou je vais et qui comprennent parfaitement ma gestuelle et les quelques termes anglais que j’utilise.

Pause-diner autour de 22h à Noida, on repart vers minuit pour une mission commando : passer des chaises en contrebande ! En Inde si l’on veut passer d’un Etat à un autre avec des fournitures à usage professionnel, il faut se faire faire signer une autorisation (Je précise que Le centre d’expo et le bureau de Noida ne sont pas dans les mêmes Etats). Mais là il nous fallait absolument 4 chaises et une table ronde. Nous arrivons donc au bureau vers 00h30, on embarque le tout en 10 minutes et l’épreuve du péage autoroutier (la frontière) passe sans grande difficulté.

Le reste de la soirée est un peu plus calme, je m’occupe de contrôler la finalisation des derniers stands (taille des murs, respect du plan, fourniture, peinture…)

La journée de travail (mais cette expression a-t-elle encore un sens ?) se termine à 3h30, enfin pas totalement, puisque mon Pierre Richard Indien préféré alias « Amar, le plus malchanceux des chauffeurs » a crever son 11ème (oui j’ai compté) pneu depuis que je suis arrivé. Quand le pneu crève en pleine après midi passe encore mais ça le fait un peu moins à 3h45 du matin !
Heureusement une team d’electra india est là pour nous aider. Ils étaient entrain d’attendre des Rickshaws pour rentrer chez eux, qui évidemment, leurs proposaient des prix démentiels. Guillaume décide alors d’embarquer deux ouvriers avec nous.

Arrivé à la maison vers 4h, mes jambes commencent à s’habituer à ses langues journées de marche…plus que 2 jours avant le art summit.


Lundi 17.

Les premiers exposants sont arrivés ce matin et sont visiblement très contents du résultat. Même l’organisatrice de l’expo, ta terrible Emrita,est satisfaite.

Le rôle d’Emrita est de nous mettre la pression. Il ne faut pas se laisser piéger par ses questions volontairement bêtes et répondre rapidement. Zoya a commis quelques erreurs le 1er jour en avouant que « tout n’était pas parfait » ; Emrita en a fait son petit déjeuner et Zoya était au fond de la mine.
Elle m’a aussi questionné à de nombreuses reprises genre : « (à propos de l’avancé des travaux) Sould I be Happy or angry ? ». C’est très con dit comme ça mais il ne faut absolument pas avoir une seul seconde hésitation et se retenir d’émettre la moindre réserve même si vous pensez que cela rend plus crédible votre discours.
Les Indiens veulent entendre du « Yes, we can » ou « all is good ». Le «tout se passe bien mais ce mur là a pris un peu de retard », qui nous semble être une phrase sans gravité et bien plus sincère, peut causer votre perte !

J’ai assez bien répondu à ses questions mais je crois qu’elle est plus indulgente avec moi du fait de mon âge et puis j’ai même eu le droit à un sourire de sa part !

Sinon, La journée se passe bien pour le moment. Guillaume et Zoya sont très occupés par les exposants et je m’occupe de gérer une petite équipe de 10 personnes. L’atmosphère est très détendue et je m’autorise quelques plaisanteries avec eux. J’ai ensuite rassemblé tous les plus branleurs d’entre eux (mon chauffeur Amar compris) et leurs ai fait subir les tâches les plus inutiles mais nécessaires (enlevé les plastiques des chaises) dans la bonne humeur général.

J’ai aussi gagné un peu de cachet auprès des organisateurs en leurs fournissant plusieurs services dans des délais très brefs. Enfin, j’ai aussi copiné avec le service sécurité durant les pauses.

La nuit fût différente.

Après avoir diné à la maison seul avec Mylia, Je prends le relais de Guillaume vers 00h30 et ce dernier me confie la tâche suivante : Equiper tous les stands de placard, bureau, chaises etc. conformément aux plans.
Ça n’a l’air de rien comme ça mais j’avais une difficulté supplémentaire : tous les cadres d’électra était rentré chez eux et j’étais le seul anglophones au milieu d’une centaine Indiens à diriger. Ces derniers étaient tous très fatigués et ce type de travail, où l’erreur n’est pas permise la veille de l’arrivé d’une quarantaine d’exposants, nécessitait une attention constante de ma part.
Nous devions être en petit comité (4 « helpers » maximum) pour que je puisse équiper les stands un par un dans une coordination optimal.


La nuit fût particulièrement forte, j’étais seul, J’étais à bout d’énergie, les ouvriers était assez incontrôlable, ce fût sans conteste le moment le plus fort de ce voyage.
Au début je me suis vite énervé devant le manque d’organisation général, j’avais du mal à cacher mes larmes d’épuisement et me demandais bien vers quelle heure le calvaire allait se terminer.
J’ai mis à peu près deux heures pour trouver mon rythme. Je ne m’exprimais plus que par geste et plus la nuit avançait, plus les ouvriers prenaient le relais. J’étais arrivé au bout de mes capacités : manque de sommeil, douleur physique, nerfs en compote et l’adrénaline avait laissé place à une vision bien sombre de ces derniers jours.

J’avais accepté de ne plus avoir de vie pendant 3 jours. Je me levais, partait travailler 10h de suite, ne prenait des pauses que pour engloutir un mcdo commandé l’après midi et un plat de pâtes le soir, puis je repartais travailler jusqu’à ce que le travail soit terminé. Je revenais enfin à la maison vers 4h, puis me couchait le plus vite possible pour récupérer le plus possible.

Ça n’a rien de compliqué dit comme ça, mais mon corps à craqué cette nuit là. Je me suis littéralement perdu dans la nuit, je ne pensais plus à rien, il fallait terminer le travail.

Cette nuit s’est terminé vers 5h après un dernier contrôle des cinq halls. Je ne pense pas faire dans l’excès si je vous dis que ce fût l’épreuve physique la plus dur de ces 20 ans. Une étape était franchit, c’était la première fois que j’entrais dans un tel état.

J’espère ne pas avoir été trop confus dans la description de cette soirée.


2 ) Les photos du jours.


Elles présentent l’avancé des travaux, la penture puis les lumières et enfin l’arrivée des premières œuvres. J’ai aussi pris en photo une partie seulement des chaises que je devais distribuer dans chacun des stands.






La prochaine fois je ferai un diapo spécial œuvres d’art avec tous les tableaux, sculptures, photographies qui m’ont marqué (et il y en a beaucoup !)


3) Conclusion

Cet article est dédié à Boris, qui, suit très assidument ce blog, j’en suis évidemment honoré et nous aurons tout le temps d’en parler en septembre.

Le jour de mon départ n’est toujours pas déterminé. En gros, je serai averti 24h avant le départ. J’ai demandé au comptable de l’agence de m’avertir pour les vols du 24, 25 et 26 août.


D’ici là, « quiet time » d’Archive berce mes nuits agitées.
http://www.youtube.com/watch?v=KNa8sBQDt44


Le blog s’arrête bientôt et voici le programme :

-21 août : dernier article sur le Indian Art Summit avec un grand diaporama
-23 août : Article spécial « focus » avec tous les points sur l’Inde que je n’ai pu aborder (le cinéma, les différences nord-sud, pourquoi les indiens ont-ils les cheveux orange ?, le coût de la vie etc…
-24 (ou 25 selon le jour du départ) : Conclusion du blog

lundi 17 août 2009

Samedi 15, l'entrée dans le tunnel

On y est ! L’installation des stands pour l’Indian art summit débute le 15 août, pour finalement s’achever le 18, à la veille de l’ouverture au public. C’est à partir de maintenant que les choses vont s’accélérer pour moi.

Il y a deux semaines, Mylia m’avait prévenu : « Je te conseille de te préparer mentalement et physiquement pour ces 4 jours, tu risques de ne pas dormir beaucoup ». Elle avait bien raison.

Voici mon rôle : Diriger les équipes de menuisiers, peintres, éléctriciens… ; les coordonner et répondre à toutes les injonctions des clients. J’assiste Zoya ou la remplace le soir et je me renseigne régulièrement auprès de Guillaume pour prendre connaissance de mes nouveaux objectifs.

Dans les faits, en quoi ça consiste ?
L’entreprise electraevents dans laquelle je travaille a comme but l’installation complète des stands qui accueilleront les galeries du monde entier et pour cela, il faut impérativement suivre plusieurs étapes :

-Travail préparatoires, relation client, prise des commandes, impression des plans…
-Arrivée dans les locaux du IAS, on marque sur le sol, à la craie, les limites des différents stands.
-arrivée des menuisiers qui s’occupent de poser les murs.
-Les peintres prennent le relais …
-Puis c’est au tour des électriciens de fixer des spots light et d’installer les interrupteurs
-Des personnes viennent installer des meubles dans les stands
-Et d’autres fixent des panneaux à l’entrée de chaque stand.
-Enfin, une équipe, qui ne dépend pas de nous, vient installer les œuvres d’art et s’assure bien que personne n’y touche.

Gérer les différentes vagues de professions et les nombreuses équipes qui compose chacune de ces professions est un vrai travail de chef d’orchestre, pour reprendre une comparaison connue mais tellement vraie. Harmoniser le tout est extrêmement épuisant surtout lorsque l’on sait que les peintres ne peuvent pas blairer les menuisiers qui ne calculent pas les électriciens (ces métiers appartiennent à des classes différentes !).


Lundi, j’arrive sur les lieux à 13h, histoire que Zoya me passe le relais et puisse prendre sa pause, un objectif : contrôler que les ouvriers respectent bien les plans. Je passe donc plusieurs heures à courir de stand en stand (il y en a 54) pour m’assurer que les murs sont de la bonne taille, que les plans sont dans le bon sens… bref, faire preuve d’autorité devant un peu plus d’une centaine d’ouvriers, d’autant que je pars avec deux désavantages :

-Je suis plus jeune qu’eux
-Je ne sais pas parler Indhi et rare sont ceux qui comprennent l’anglais.

Les Indiens ont un grand principe, répondre « yes » à tout ce qu’on leurs dit, surtout si ils n’ont rien compris. En gros, on n’est jamais sûr que le message soit passé et que le mur sera bien peint en rouge dans l’heure qui suit.

La journée s’accélère, La chaleur est étouffante et les ouvriers multiplient les erreurs. Au bout de deux heures, je commence à me sentir très mal et prend une pause coca cola à 1/4h de l’entrepôt. De retour sur place, je continue de marcher, de négocier tel ou telle retouche, c’est épuisant. Pour me faciliter la tâche, je commence à retenir les visages des chefs de chantiers ainsi que des anglophones. Mais ce ne sont que des intermédiaires et on ne sait jamais si le message va passer.

On ne s’arrête jamais de marcher, il y a toujours une salle à vérifier, un ordre à exécuter et je sais très bien qu’à partir du moment où je me poserai sur une bâche, la douleur commencera à se faire sentir.

Les heures passent, la fatigue arrive petit à petit et je commence à me prendre les pieds dans les innombrables fils qui trainent. Et puis on finit par se rendre compte que cet ordre là, on l’a déjà répéter 6 fois à l’équipe de menuisier du hall A et que rien ne bouge. Alors on commence à s’énerver, on ne sourie plus et on demande de l’aide à un cadre quand les évènements commencent à nous échapper. La construction des murs avance très lentement mais il faut sans cesse repasser voir tel équipe pour qu’ils s’activent un peu. J’ai par ailleurs remarqué qu’à chaque fois que je pénétrai dans certains halls (D et E), il y avait toujours quelqu’un pour faire le guet et avertir ses collègues de ma venue. On ne peut pas s’arrêter car sinon, on risque de laisser amplifier des problèmes. Si je n’avais pas fait 20 fois le tour du hall B dans cette journée, aurais-je remarqué suffisamment rapidement (avant qu’ils ne fassent de grosses erreurs) que les ouvriers avaient inversé les plans des stands B12 et B13 ?

Les heures s’écoulent et on s’étonne à ne plus penser à autres choses, l’esprit se vide, on perd conscience de beaucoup de chose notamment de l’état physique.

Je suis arrivé à 13h, j’ai ensuite manger à 21h, ma vraie première pause de plus de 5 minutes. L’arrêt crée un énorme soulagement, nous repartons à la maison nous reposer trois heures et j’en profite pour poster un message sur le blog. Et puis arrive le terrible moment du départ vers minuit. On essaye de sortir de son lit mais les jambes ne répondent plus, elles tremblent et la douleur est insupportable. Mylia avait gardé de côté un inflammatoire pour que je puisse tenir le coup. L’année dernière, elle était à ma place et comprend très bien ce qui m’arrive. La crème apaise artificiellement mes douleurs et me permet de reprendre le boulot vers 00h30.

Guillaume et Zoya ne sont pas là, c’est donc à moi de diriger toutes les opérations, la cadence s’accélère, il ne faut surtout pas commettre d’erreurs avant le retour de Guillaume. Le chantier à commencer en retard, on ne peut pas se permettre de ralentir encore plus la production. Vers 2h du matin, je n’ai presque plus de souvenirs tellement je m’étais vidé l’esprit. Guillaume est rentré vers 2H30 et a procédé aux mesures de tous les stands. Pour ma part, j’étais complètement sonné et n’était plus vraiment très efficace. Et puis les évènements se sont bousculés. Deux stands avaient été construits selon des plans qui étaient en fait faux. C’est moi qui ai remarqué les invraisemblances. Totalement stressé par la situation, j’ai traversé tout l’entrepôt en courant pour aller prévenir mon patron (je précise que l’erreur était vraiment très grave et qu’il fallait à tout prix une solution ce soir là). Sur le chemin, ma jambe a fait un fait un faux mouvement et là je me suis fait très mal. Rien de très grave mais j’ai boité tout le reste de la nuit. Vers 3h30, un peu avant de partir, un chien s’est mis à me suivre partout ou j’allais, l’entrepôt était presque vide et tous les ouvriers dormaient à même le sol. L’ambiance était assez indescriptible.

Nous quittons le centre des expositions vers 4h, ce dernier est par ailleurs immense (l’indian art summit ne couvre même pas 1% de la zone) et la voiture se perd un peu. Arrivé au barrage de police, car il y en un à l’entrée du centre pour filtrer les entrées et les sorties, le policier est visiblement totalement fait et nous regarde fixement Guillaume et moi pendant 2 longues minutes avec un large sourire, avant de nous demander nos noms. Sans même regarder sur sa liste il nous laisse sortir.
Guillaume me glisse alors (une expression normande ?) : « Il est beurré comme un petit lu »
J’étais tellement fatigué que je ne me souviens plus du retour.

La journée a été éprouvante, ça ne dure que 4 jours, j’ai été engagé pour ça, c’est le prix à payer après 1 mois de glandouille au bureau.



Les photos du jour.

Elle montre surtout l’état d’avancement des travaux vers 23-4h du matin. Si je suis aussi rouge c’est à cause de la chaleur.




Conclusion :

Tout d’abord, je tiens à répondre aux questions de Boris et Pélagie :


« Comment est-ce que tu supportes la chaleur en Inde ? ».

Ici, il fait assez chaud mais pas tant que ça, autour des 35°-40°. On subit d’autant moins la chaleur que la plupart des endroits que j’ai fréquenté (maison, bureau, supermarché, voiture, hôtels) sont climatisés à mort ! Le principal risque est donc d’avoir le nez et la gorge un peu encombré en raison des fortes variations de températures. Avant de partir, j’avais fait le plein de chemises et pantalon en lin qui ne sont pas vraiment utiles au final. Cependant, dans l’entrepôt où je travaille actuellement, il n’y a pas de climatisation et je passe mon temps à marcher. Là, c’est évidemment assez insupportable mais passé la barrière des 2h sur place, on ne ressent plus vraiment cette chaleur.


« Comment est-ce que tu arrives à diriger des ouvriers ? »

J’ai en partie répondu à cette question dans l’article. Cependant pour bien me faire respecter (et ce n’est pas toujours facile) je prends un ton un peu sec et reste inflexible sur les ordres à effectuer. Quand rien ne se passe, je pratique le harcèlement en repassant par le stand toutes les 5 minutes. Et quand vraiment je sens que la communication ne passe pas, je demande de l’aide à Zoya ou à un cadre. Mais j’essaye de toujours garder le sourire au début et de ne pas oublier de les remercier à chaque fois. Mais Guilaume et Zoya m’avait prévenu : Les Indiens sont des je-m’en-foutiste en puissance et ils ne bougeront pas d’un poil tant que tu ne t’énerveras pas un peu. C’est parfois assez rude pour les nerfs de constater à quel point « ça passe par une oreille et ça ressort par l’autre », comme dirait mon père.


Je voulais aussi vous faire le résumé de la journée d’hier mais se sera pour demain je pense.


Cette article, même si pas vraiment très joyeux, est dédié à Julia qui a le même malheur que moi : être née en plein mois d’août, 3 jour après moi plus exactement. Bonne anniversaire et on se revoit pour finaliser ce fameux brulot de la rentrée littéraire 2009, bien plus attendu encore que l’autobiographie de super menteur…


D’ici là, faîtes comme moi et écouter l’intégrale de « Atom earth mother » passé 3h du matin.

samedi 15 août 2009

Semaine du 10 août, et si on parlait boulot ?

On m’a demandé pourquoi certaines parties avaient tendance à disparaitre (L’instant cuisine par exemple et le focus plus récemment). La raison est simple, tenir un blog est une chose, trouver continuellement de nouveaux sujets en est une autre. Et puis il me faudra bien des choses à raconter dès mon retour !

Continuez à me poser des questions sur facebook, le blog ou ailleurs et je me ferai un plaisir d’y répondre ici.



Cette semaine j’ai eu beaucoup de travail en marge de l’Indian art summit, qui débute le 19. Je serai sur place dès le 15 au matin pour contrôler le bon déroulement de l’installation des stands et pour gérer les relations clients. J’ai réellement été engagé pour cette période de 10 jours extrêmement intense et où vont s’enchainer les nuits blanches, peut-être finirais-je par être rentable pour l’entreprise ?

Dès lundi ont commencé les préparatifs, je ne vous détaille pas le contenu de mon boulot (mise à jour des plans, installation des panneaux, listing de clients potentiels etc.) mais sachez juste que les journées ont tendance à s’allonger et qu’il n’y a plus un jour où je termine avant 19h.
Je suis toujours aussi accro des Mc Chicken (j’en englouti à peu près 2 par jours) mais signe des temps, je suis passé au Maharadja Burger qui est particulièrement épicé mais tellement bon….

Louis : « Là je te coupe Guillaume mais je ne comprends plus là ! Ça fait un mois que tu te plains de l’absence de travail et de la nourriture épicé ! Si ça continue, tu vas demander à passer 2 semaines de plus en Inde »

Je te rassure, je préfère encore repasser l’épreuve de microéconomie que rester 2 jours de plus éloigné de l’île de mes rêves. Parfois je me vois au bord de la plage des coucous, Port-Joinville à ma gauche et les sapins à ma droite, dégustant des pains au chocolat en lisant le libé acheté le jour même (après avoir salué comme il se doit Didier, le marchand de perle et Bibi, le tenancier du Clipper)…
Mais je sens que je commence un peu trop à divaguer, reprenons le cours de la semaine.


Oui donc j’ai du boulot et je commence à manger Indien. Vous en voulez un autre bien bonne ? Vinnay a décidé de faire ami-ami ! Enfin…Le connaissant il avait surtout besoin de moi pour contacter une entreprise belge et une autre espagnol… mais au moins je peux désormais jouer à Géo challenge et IQ traveller tranquillos au bureau sans sentir cette présence hostile dans mon dos.

Mon autre grande chance c’est le grand soutien que me porte la numéro 2 d’Electraevents, Zoya. Elle est persuadé que je fais du bon boulot (ah ouais ?) et surtout que je suis très intelligent, tout ça parce que je sais convertir les roupies en dollars et situer la Belgique sur la carte du monde. M’enfin on ne va pas se plaindre car en plus elle me fait de la pub auprès de Guillaume. Chose étrange, je devais lui dicter mardi certaines données pendant qu’elle devait rentrer l’information dans un tableur excel et puis soudain elle a fondu en larme puis s’est repris et a continué comme si rien ne s’était passé. La scène n’a pas duré plus de vingt secondes et je n’ai toujours pas compris ce qui s’était passé…

L’atmosphère semble très bonne au bureau mais les difficultés actuelles d’electraevents liées à la crise ont fait rejaillir une bonne vieille habitude dans le monde du travail Indien : la délation. Ça s’est passé Mercredi soir, juste avant que Guillaume ne quitte le bureau. Vers 19h, il trouve un papier sur son ordi dénonçant la fainéantise de Ratan et les missions en free lance qu’il effectue au bureau pour des agences concurrentes. 10 minutes après, c’est Sonia (la graphiste) qui demande une augmentation (mérité) à mon patron pour tout le travail supplémentaire qu’elle effectue, sous entendue celui que Ratan ne fait pas. C’est enfin au tour de Ranjit (le directeur de la production) de s’entretenir. Il commence par clamer ô combien il aime cette boîte, qu’il mourra pour sa survie et que jamais, jamais il ne la trahira ; « ce qui n’est pas le cas de Ratan » ajoute-t-il en conclusion de sa déclaration d’amour. Ambiance, ambiance…

Guillaume étant de moins en moins au bureau, certains collègues me ramène directement en moto. Je n’ai évidemment pas de casque et je vous assure qu’il faut bien se tenir pour ne pas vaciller, mais rien de bien méchant. Les marchés autour du bureau sont particulièrement magnifiques la nuit tombée. Il n’y a pas d’éclairage publique dans ce secteur de Noida et chaque petit stand dispose ainsi de sa propre bougie, lampe. On se croirait presque dans la pub Schweppes (oui vous savez, celle où Nicole Kidman s’enfile une bouteille cul sec sur fond glouglou bien sonore).


Aujourd’hui 14 août, je n’avais pas eu super envie de parlé de mon anniversaire au bureau (c’est le premier anniversaire que je passe sans ma famille) donc j’ai fais comme si c’était un jour comme les autres. Guillaume et Mylia était au courant, me l’ont fêté dès 8h du matin et je les soupçonne fortement de me préparer un bon gros gâteau au chocolat. Deux indices m’ont mis la puce à l’oreille.
1) Mylia (vers midi) : « En fait tu aimes le chocolat, non ? »
2) Les deux tablettes de chocolat vidées dans la cuisine.
Je ne vais pas non plus trop m’avancer, mais…

/Edit : En fait point de gâteau au chocolat mais une soirée dans un restau italien (« pour que tu puisse manger tes lasagnes »), c’était excellent même si j’étais un peu triste. En fait, j’avais terminé le travail vers 21h30 à faire des photocopies et la journée avait été particulièrement mauvaise, J’ai trop essayé de mettre de coté le coté festif de la journée et je l’ai regretté.
Heureusement, mon père, mon frère et ma belle mère m’avait préparé une surprise par visio conférence. Ils m’ont ainsi présenté mon gâteau d’anniversaire qu’ils ont dégusté devant moi. Ils ont ensuite mis au congélateur une part enroulée dans du papier d’aluminium pour que je puisse en profiter à mon retour. Ils ont ensuite fait de même avec un verre de champagne. J’ai aussi eu le droit à un autoportrait très réussie (réalisé par Delphine). Enfin bref j’ai quant même pleuré. /




Pour conclure ce résumé synthétique de la semaine écoulé (et en prévision d’une semaine extrêmement agitée) je finis sur la phrase de la semaine. Elle vient (of course) d’une Zoya toujours autant en admiration devant mon travail :

« Guillaume tu colles vraiment bien les post-it, tu fais du très bon boulot » (à prendre au 1er degré)

Je vais finir par m’inquiéter…



3) Les Photos de la semaine
Je voulais vous faire un focus sur le film indien que j’ai vu dimanche mais je n’ai vraiment pas assez de temps (et j’ai aussi passé une heure à faire une ébauche que j’ai jeté à la corbeille). A la place un diaporama qui traite un peu de tout :

-Les hôtels visités (et mais parents ne se sont pas foutu de moi)
-les chantiers du art summit, sur une des photos, un Indien est couché sur mon futur bureau : le « help desk »
Une procession religieuse, il y a des fêtes religieuses à peu près tous les 2 jours ici !
L’intérieur d’une boutique tibétaine, véritable caverne d’Ali Baba.






Conclusion :

En premier lieu, je remercie tous ceux qui m’ont fêté mon anniversaire. Être né un 14 août ne présente pas que des avantages et je suis heureux que années après années, il y a toujours plus de personnes pour le fêter (merci facebook !)

Et puis fêter ses 20 ans en Inde, ce n’est quant même pas rien ! Ça vaut bien les 12 ans sur le tarmac de l’aéroport de New York, les 13 ans en pleine death Valley et les 18 ans sur l’île de Koh Samui !

Enfin, cette article est dédiée à Diane, les moments passés au mariage de ma mèreet bien d’autres encore restent assez inoubliables, je suis heureux que l’on continue de se voir régulièrement malgré nos emplois du temps chargés.

mardi 11 août 2009

Le séjour à Agra : la suite

Dimanche 9 août, réveil relativement matinal autour de 10h30, je mange en vitesse quelques croissants et me voilà parti pour une très longue journée.

On commence avec la forteresse rouge, qui abrite actuellement plusieurs bataillons de l’armée indienne. Petite particularité de l’édifice, plusieurs religions y sont représentées par le biais de peintures, gravures tels que la croix gammée (Indou), la fleur de lotus (mongol), le croissant etc.

L’immense château abrite aussi une mosquée, la prison où résida l’empereur édificateur du Taj Mahal (voir article précédent) et une forêt artificiellement recrée qui abritait des tigres (pas artificiels eux) censé protéger la forteresse. Bon sinon il faisait extrêmement chaud et à vrai dire je ne prêtais pas beaucoup d’attention à la longue explication que Him me récitait en mode par cœur.

On enchaine avec le Baby Taj, qui porte très bien son nom puisqu’il s’agit d’une réplique miniature du Taj. Cependant ne croyez pas à la pâle copie car c’est plutôt le contraire. Le baby Taj a été construit avant, pour la simple et bonne raison que c’est l’œuvre de la mère de notre empereur mongol préféré, bâtit en l’honneur de son propre père. Oui je sais c’est confus mais je ne me souviens plus des noms (et j’ai la flemme de les rechercher) donc on fait comme on peut.

Je remarque cependant que l’itinéraire de notre visite à travers les jardins du Baby Taj est pour le moins étrange : nous revenons sur nos pas fréquemment et Him ne cherche pas trop à s’expliquer. La réponse je la trouverai tout seul (ce n’était pas bien dur en même temps) en regardant devant moi : cet obsédé était entrain de suivre deux touriste visiblement française en mini short et ray ban rouge…
J’ai quant même poussé une gueulante parce que l’on n’était pas forcément en avance sur les horaires et qu’il est payé pour bien faire son boulot. Je n’allais pas me laissé marché sur les pieds par ce tordu du slip. Vinnay, tu es le prochain sur la liste !

Suite à cette brève mise au point, nous partons cette fois ci visiter un temple Sikh qui sert aussi de cuisine pour les plus démunis. Sur ce, rien de bien folichon à l’exception de ce joli foulard qui recouvrait ma tête.
Sur le chemin du retour, Him m’explique qu’il respecte toutes les religions sauf l’Islam. Pourquoi ? « les musulmans ne se lavent pas » et « se sont des terroristes » bref un bon vieux classique, discuter dans ces moments là ne sert pas à grand-chose…

Nous terminons la journée par un film indien, une production bollywoodienne vrai de vrai !
A mon guide « t’es sur que le film ne dure pas trop longtemps parce que pour le train ça va être coton » « Ne t’inquiètes pas le film ne dure même pas deux heures » me répond-t-il avec une telle certitude que j’accepte.



Evidemment, je ressors 2h15 plus tard de la salle, avec mon imbécile de guide, alors que le film était loin d’être finit. Le chauffeur a disparu des écrans radars et nous sommes à moins d’une heure du départ en train. J’hausse le ton et miracle, Him décide de se sortir les doigts du cul et de lancer plusieurs appels. Le chauffeur nous rejoint ¼ h et j’arrive à la gare avec à peu près 20 minutes d’avances, juste assez pour assister malgré moi à une scène assez forte.

Sur les quais, plusieurs groupes de touristes s’étaient rassemblé attirant irrémédiablement tous les enfants mendiants de la gare. Au début tout se passe « normalement » et puis un petit groupe d’enfants (3/4) se fait très insistant vis-à-vis d’une jeune touriste italienne qui n’ose pas leurs dire « non ». La situation attire l’attention de la plupart des Indiens présents sur le quai et l’un d’entre eux s’élance sur un des petits et commence à le rouer de coup de pied pendant que des touristes assiste à la scène, ne protestant que très mollement. Le gamin finit par s’échapper et l’indien retourne à sa place comment si rien ne s’était passé. Alors que je le bombarde de questions, Him m’explique que les indiens n’aiment pas voir les mendiants « embêter » les touristes et que cela donnerait une mauvaise image de l’Inde…

Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque l’italienne, assez choquée comme tout le monde, décida de consoler l’enfant qui venait de se faire battre en faisant une terrible erreur : lui offrir une bouteille d’eau et un gros paquet de chips. Evidemment, à peine avait-elle tourné le dos qu’une bonne douzaine d’enfant se sont violemment jeté sur la gamin décidemment malchanceux, qui prenait des coups de poing, se faisait morde le bras, bref je vous épargne les détails sordides. La situation a encore plus dégénéré quand des voyageurs indiens et la police sont intervenus, c’était d’une violence assez incompréhensible pour des occidentaux qui ne s’attendaient pas à ça. L’italienne était effondré dans les bras de son compagnon (très) passif et elle n’était pas la seule à pleurer, je ne vous raconte pas l’ambiance dans le train après.

Pour ma part, je n’ai pas été vraiment surpris par ce qui s’est passé. L’italienne à commis plusieurs erreurs de base et j’ai bien compris que ça allait vite partir en vrille même si la réaction de l’Indien m’a beaucoup surpris par sa violence et sa rapidité. Je ne vais pas plus m’étaler dessus, une scène comme celle ci ne laisse pas indifférent.

Bon, on va essayé de terminer sur une note un peu plus joyeuse, le retour par le train. Là plupart d’entre vous ont vu au cinéma le très bon « à bord du darjeeling limited », une espèce de road movie réunissant trois frères à bord d’un train parcourant l’Inde du sud à la recherche de leur mère. Ce film a quant même nourrit un certain fantasme chez moi et je voulais absolument emprunter au moins une fois les lignes ferroviaires indienne avant mon départ.

Hélas, la liaison Agra-Delhi n’est pas plus excitant qu’un aller retour Paris-Nantes, le train ressemble à un…train avec ses voisins qui s’étalent sur ton siège, ses enfants bruyants qui cours dans les couloirs etc.

Petite originalité quant même, un repas chaud est servi à chaque voyageur exactement pareil que quand on prend l’avion. C’est tout de même autre chose que les 10 euros qu’il faut débourser au wagon restaurant SNCF pour pouvoir manger un tout petit sandwich club.

La gare de Delhi est une véritable fourmilière pas désagréable du tout pour peu que l’on ne soit pas agoraphobe, le tout dans un chaos typiquement indien.


Retour à la maison vers 23h30, demain matin se sera réveil à 8h du matin pour aller travailler. Ces deux jours à Agra m’ont quant même fait du bien malgré la succession d’évènements qui ont mit mes nerfs à rude épreuve.


2) Les photos du jour.

Voici donc :
Ma chambre, les jardins de l’hôtel, la forteresse rouge, le baby Taj, le temple Sikh et la gare d’Agra bref de quoi écouler une partie des nombreuses photos prises ce weekend end….





3) Conclusion :

Prochain article mercredi-jeudi (où je parlerai plus longuement de ce chef d’œuvre boollywoodien) qui sera forcément suivit d’un autre article le 14 août, soit une journée que vous n’avez pas intérêt à oublier…


Cet article est dédié à Mathilde « Magda » Monge, je ne sais pas vraiment si on se reverra beaucoup l’année prochaine mais d’ici là, je te souhaite plein de succès aux Etats Unis même si l’IEAPS garde ses portes ouvertes car, comme tu le dis, nous restons des A.R.T.I.S.T.E.S !

http://www.youtube.com/watch?v=NeM2Xw7ZP5Y

http://www.youtube.com/watch?v=GPZ5fnYFI4Q (ça c’est parce que Santigold le vaut bien)

Je suis aussi heureux qu’on ait apprit à mieux se connaître après ces terribles années Fénelon.

lundi 10 août 2009

Samedi 8 août, c'est Taj Mahal

On ne va pas y aller par quatre chemin, Je viens de voir un monument aussi connu dans le monde que l’église de saint sauveur l’est à l’île d’Yeu (mais patience…). Je parle bien sûr du Taj Mahal, second édifice le plus détruit dans les films hollywoodiens après la tour Eiffel (ouais ok, elle n’est pas de moi celle là).

Tout commence donc par un anniversaire, le miens en l’occurrence

Un lecteur anonyme averti : « A mais je ne comprends pas, je pensais que le tiens se déroulerai un 14 août à 19h10 pétante ! »

Je te remercie fidèle lecteur pour cette précision importante. Tu as omis de préciser les circonstances de cette naissance, à savoir un étranglement avec le cordon ombilicale qui a nécessité l’intervention de tout le service maternité de l’hôpital st Vincent-de-Paul mais je t’excuse.
Oui donc mes 20 ans c’est pour bientôt et pour fêter cet évènements mondial, ma mère et mon beau père m’on offert un weekend end dans la ville d’Agra, le tout organisé par une agence de tourisme très francophile : Shanti Travel.

J’ai rendez-vous vendredi, pour une séance de briefing à l’agence. Je propose de fixer cette rencontre en plein après-midi (histoire de manquer quelques heures de bureau). Vers 17h, je fais la connaissance de Bindu, Indienne de naissance mais qui a fait toute sa scolarité en Inde, qui n’a pas que des bonnes nouvelles à m’annoncer.

Primo, je ne pourrai prendre le train à l’aller, ce sera voiture pendant 4h à la place et départ demain à 6h du matin devant chez moi (« Ce…qui est une bonne heure » déclare sans grande conviction Bindu).
Deuxio, si je veux faire mon trip de cinq jours au Rajasthan, il va falloir que je revoie mes exigences à la baisse (au revoir la voiture, bonjour le bus non climatisé). Même en Inde, 300 euros pour 5 jours semblent bien peu, je vais réfléchir à d’autres options en passant par un contact du bureau ou en ne le faisant pas du tout, ce petit trip.


Samedi, 5h30, je me lève la tête dans le cul a tel point que je confonds mon déo avec de la mousse à raser. Effet assuré.
Je fais connaissance avec mon guide francophone (mais pas trop) Him, et le chauffeur qui ne parle qu’Hindi.

Et c’est parti pour 4h de voiture, je décide de pioncer 2 petites heures et puis j’engage la discussion avec Him. Ce dernier a 23 ans, il est guide depuis 2 ans chez Shanti travel et cultive une allure de play boy avec ces grosses montures Ray Ban Aviator et ses polos plus blancs que blanc.
Him n’est pas très bon en Français et a parfois du mal à me comprendre. A chaque fois que je prononce un terme ou une expression qu’il ne connait pas, il sort son carnet et me demande de lui expliquer la signification, un détail important pour la suite…

En passant devant un temple Indou, Him me présente les 3 principaux dieux Indiens : Brahma (le créateur de l’univers) Vishnou (l’ordre, la stabilité) et Krishna (la guerre). Me vient alors cette vanne à deux balles made in Papa Gauthier (et super facile quant même) : « Vishnou la paix ahahah »

J’étais évidemment le seul à rire

Bon après je ne vous explique pas la galère pour en expliquer le sens.

Nous arrivons à l’hôtel vers 11h, l’intérieur est assez banal mais les jardins extérieurs sont somptueux. Cet hôtel a par ailleurs reçu un prix d’architecture (bien mérité) et vous aurez les photos demain.
Si vous désirez visiter le Taj Mahal, le mieux est d’attendre le levé ou le couché du soleil, car à ce moment là, le monument voit ses pierres changer de couleurs (virant au jaune semble-t-il). Donc je ne partirai le visiter qu’autour de 17h. Entre temps, je déjeune dans un restau Indien (oui, vous avez bien entendu, Indien !) en compagnie de Him et c’est alors que je découvre la vraie nature de mon guide :
C’est un obsédé sexuel.

En gros, il ne m’a parlé que de filles et de sexe tout au long du déjeuner et dès qu’une fille passait à ces cotés, j’étais obligé de l’apostropher pour ne pas qu’il lui saute dessus. Le lendemain fourmille de plein d’autres anecdotes amusantes sur le sujet.

Je profite de la pause entre le déjeuner pour commencer la lecture d’un nouveau livre au bord de la piscine, « ritournelle de la faim » (le Clésio) qui est vraiment excellent. Au bout d’une heure, je suis presque entièrement cramé, c’est peut être le bon moment pour me bouger un peu.

Mark Twain divisait l’humanité entre ceux qui ont vu le Taj Mahal et les autres, ça a de la gueule quant même ! Sauf qu’avant de voir le lieu saint, il faut quant même payer. Mmmh faisons le calcul, le billet d’entrée pour un Indien est de 20 roupies (33 cts), pour un petit frenchie comme moi, comptez à peu près 37 fois ce prix soit 750 roupies (12,50 euros) !!!! Même à l’île d’Yeu on n’ose pas pratiquer une telle augmentation des prix à la vue du premier parisien venu (la coutume islaise veut que ce soit au moins le double).

Après c’est vrai que le Taj Mahal ça impressionne, que dis-je, « ça me troue le cul » (Him a noté cette expression sur son carnet). Surtout qu’il ya une véritable mise en scène pour que la magie soit au complet : La Taj est caché par des murs et il faut passer par une petite entrée pour tomber ensuite nez à nez avec cette merveille. Him se lance alors dans une véritable récitation de l’histoire de cet édifice dont je vous passe les détails tellement c’était long (une bonne demi heure de texte appris par cœur ça fatigue). Ce que vous devez savoir c’est que le Taj Mahal a été construit en l’honneur de la femme d’un empereur mongol morte en couche. Ces deux là c’était rencontré dans un bazar et ce fût le grand amour, 12 enfants quant même. La construction a duré près de 20 ans et rien n’était trop beau pour honorer la mémoire de cet amour défunt. Le marbre était presque considéré comme une vulgaire pierre et le monument coûta une fortune (celle du royaume) Le Taj fait face à une rivière et l’empereur un peu mégalo sur les bords avait décidé de construire une réplique exact en marbre noir (en son honneur) de l’autre côté de la rive. Heureusement, le fils est intervenu, emprisonna dans la forteresse rouge, prit sa place et annula la construction (les fondations de cette réplique inachevé existent toujours).
Sachez aussi que l’on retrouve des versets du coran sur toute la façade.


Pour ma part j’ai pris beaucoup de plaisir à attendre 2h le couché du soleil sur le parvis malgré la foule et la chaleur. Histoire de passer, le temps je me suis posé (et j’ai posé) quelques questions géographiquement existentielles du genre « (contemplant le cours d’eau) On est en période de basses eaux ou de hautes eaux ? », on a quant même pas subit un semestre sur le fonctionnement d’une rivière pour des prunes…

Hélas, à l’heure où le soleil commençait à se coucher, des nuages sont apparu et je n’ai pas pu voir les pierres changer de couloir.

Je rentre à l’hôtel un peu sonné par la chaleur. Je jette un coup d’œil aux chaines indiennes et là miracle : Un nanar, un vrai de vrai ! Et puis j’ai enchainé sur un épisode de True Blood, une série très ennuyeuse au risque de me faire crucifier (jeu de mot inside !). Mais HBO m’avait réservé deux surprise : la première était la diffusion d’un des chefs d’œuvres de l’année 2008 soit « frangins malgré eux (stepbrothers), avec Will Ferell. La deuxième surprise c’était que HBO avait décidé de censurer toutes les scènes plus ou moins graveleuses (les meilleures évidemment) et le film ne durait plus qu’une petite heure… Une offense grave à cette merveille d’humour que je présenterai à la rentrée à mes amis geek dans la continuation de notre série « la comédie américaine stupide » au même titre que « Ricky Bobby, roi du circuit » et « Ron Buddy, présentateur vedette » mais là je m’enflamme un peu trop.

J’en ai aussi oublié de diner.

Suite des aventures demain….


2) Les photos du jour

Les premières photos présentent la ville d’Agra, puis quelques clichés bien touristiques de Taj Mahal. Une photo de mon guide et quelques prise de vue de la rivière à l’heure du couché de soleil qui avait prise une teinture dorée.
Enfin, je ne sais plus trop pourquoi mais j’ai aussi pris en photo une vingtaine d’arbres...



Et voici en exclusivité un authentique nanar Indien avec la veste la plus hideuse de toute l’histoire du cinéma.




3) Conclusion.

Demain, la suite de cet article portera sur la visite du « Baby Taj », de la forteresse rouge et d’un temple sikh. J’ai aussi vu un vrai film made in Bollywood et vous en ferrez une analyse détaillée. Enfin, je vous parlerez d’une expérience assez rude vécu à la gare d’Agra et du voyage en train bref du contenu !!!
D’ici là, n’oubliez pas que Will Ferell est le meilleur acteur de sa génération.

http://www.youtube.com/watch?v=vuAUI_0knfk (scène culte extraite de ricky bobby)

http://www.youtube.com/watch?v=fM4yekiPo3w

Article dédié à Sébastien, toujours de bonne humeur, présent dans les moments difficiles, cultivé et j’en passe des meilleures. 9 ans quant même ! Si au moins tu étais ponctuel…

jeudi 6 août 2009

Mardi-jeudi, c'est mission commando

Petite surprise en fin d’article.


1) Thriller, assassins et dealers de steak


Depuis 3 jours, la routine a reprit ces droits en attendant la visite du Taj Mahal et surtout les préparatifs de l’Indian Art Summit. Enfin pas tout à fait, puisque hier j’ai risqué ma vie.
Oui chers admirateurs et admiratrices, j’ai fais dans l’illégalité et j’ai couru le risque de me faire lyncher par les intouchables.

L’histoire débute mercredi. Je suis à peine levé que Guillaume m’explique qu’aujourd’hui c’est férié (la fête des frères et sœurs semble-t-il) et qu’il n’y aura de bureau en conséquent. Il me propose alors de partir faire les courses avec lui, j’accepte sans me poser deux questions.

Les questions, j’ai commencé à me les poser au bout de 45 minutes de voiture : Ou allions nous ? Pourquoi ne rien me dire ? Veut-on m’éliminer ? Bravant risque et périls, j’ose poser la question suivante :
« On aurait pas dépassé le marché il y a 30 minutes de cela ? »
Guillaume se sentant pris au piège (du moins c’est l’impression que j’en avais) m’avoue la cruelle vérité.
« Nous allons rencontrer le meatman »

Et la vous vous demandez ce que je raconte, Visionner une saison entière de 24 en une semaine m’aurait-il rendu fou ? Pas tout à fait, puisque le meatman n’est autre qu’un dealer de viande de bœuf, de buffle pour être plus précis.

Comme je vous l’ai déjà dit, la vaches et ses cousins sont sacrés ici et même si il n’est pas inscrit dans la loi que « vendre de la viande de bœuf est interdit » (quoique les avis divergent sur la question) c’est en tout cas très très mal vu de le faire. Régulièrement, il arrive que des intouchables lynchent une personne pour la simple raison qu’il aurait mangé du bœuf. La police ne s’y oppose pas tant que ça.

Le rendez vous est pris dans le quartier des expatriés (c’est logiquement d’eux que vient la plus forte demande) et le meatman nous demande de suivre plusieurs indications comme dans un vrai film d’espionnage. Nous l’attendons donc au coin d’une rue peu fréquentée et puis le meatman débarque de nulle part au volant d’une toute petite voiture. L’échange et bref, un gros sac de viande contre quelques milliers de roupies et l’affaire est dans le sac. Le meatman prend même le soin de nous laisser une facture puis il repart au volant de sa voiture en marche arrière !
L’échange a duré 2-3 minutes et c’était assez amusant comme expérience. Je ne regarderai plus mon steak frite de la même façon à mon retour de Paris (« et vas-y tu m’passes 3 grammes de steak Charal steuplait »).

Précision qui a son importance, ce n’est pas vraiment du steak de bœuf mais plutôt de buffles, oui ceux qui se baignent toute la journée dans la rivière en bordure de Delhi. La viande est ainsi délicieuse et fond sur la langue, ça m’a rappelé mon voyage en Argentine…

Reprenons nos esprit et enchainons sur la suite soit pas grand-chose. Nous sommes allé déjeuner dans un restau mégabranchouille (donc cher) et c’était super pas bon. Sinon pour ce qui est du bureau j’ai tenté quelques petites expériences sur Vinnay pour voir s’il me méprisait vraiment.
Il est mardi, vers 20h je quitte le bureau en suivant Guillaume, ce dernier dis au revoir à toute l’équipe, Tout le monde lui répond, notamment Vinnay dont le « goodbye » est très audible, puis je tente à mon tour un au revoir général et tout le monde me salut, sauf Vinnay…

Au moins je ne suis pas complètement parano.

Aujourd’hui, il a tenté de me refiler un très sale boulot : recopier une par une (on ne pouvait pas faire autrement) les 1100 adresses mails d’exposants et les transférer sur un fichier pour que Vinnay puisse envoyer un message général. Je ne me suis pas démonté, j’ai évidemment refusé car après une bonne douzaine de listings effectuée, j’aimerai bien un merci (sachant que le « please » faisait déjà défaut à la base). Et puis sinon, j’ai contacté pour la première fois quelques clients indiens par téléphone et ça c’est assez bien passé.

Autrement, je viens de finir le polar « sonate de l’assassin » et me prépare à enchainer avec « Ritournelle de la faim » du dernier prix Nobel de littérature français en date.
Enfin, je vais taché de regarder la première saison de scrubs, qui m’a été vivement conseillée.



2 ) Focus : la routine.

Alors que me voilà à un peu plus de la moitié de mon périple Indien, il semble nécessaire de vous parler un peu de ma vie quotidienne au sein de l’appartement 17 du secteur 15A de Noida.

La journée commence vers 8h, juste le temps de me doucher et m’habiller, le petit déjeuner en option. Comme tous les matins le chauffeur nous attend devant la grille et j’en profite pour donner mes chemises à repasser à un commerçant du coin. Le trajet dure ensuite un quart d’heure, nous traversons une rivière, des bidonvilles mais aussi une ligne de métro aérien, un projet faramineux qui suscite de vraies polémiques national au sujet de la fragilité de l’édifice.

Nous traversons enfin une rue peuplée de vendeurs de fruits et légumes (voir les photos du jour) pour enfin atteindre la porte C66 du secteur 4, oui les indiens ont le sens de la poésie. Nous sommes toujours les premiers à arriver, j’en profite pour passer un peu sur youtube histoire de m’occuper un peu en attendant du bureau. S’occuper après pendant 9 h n’est pas chose aisée puisqu’il faut bien avoir l’air de faire quelque chose devant ses collègues sans trop ce faire gauler quand ces derniers s’aperçoivent que ce « quelque chose » c’est une partie de démineur.

Plus sérieusement, je n’ai vraiment pas beaucoup de boulot (je ne suis que stagiaire après tout et un employé s’occupe déjà de servir le café et faire les photocopies) donc je passe le temps en contactant des gens par facebook, en écoutant les très nombreux podcast que j’ai téléchargé avant de venir (Daniel Morin, Didier Porte, Nicolas Canteloup, le masque et la plume, panique au Mangin palace etc…) et je communique un peu sur MSN avec ma famille autour de 12h30. Je confirme que la webcam c’est vraiment génial.

Plusieurs de mes collègues ont remarqué mes activités mais ils sont dans l’ensemble assez indulgents car ils savent que je n’ai pas beaucoup de travail et que quand on me demande quelque chose, je m’y mets dans la seconde qui suit. L’heure du déjeuner dépend de la bonne volonté de mon patron, entre 13 et 16 h généralement. Le repas en lui-même est très rapide, généralement sans un mot et devant Ellen deGeneres (excusez-moi pour l’orthographe).

Retour au boulot, c’est généralement à ce moment là que je commence à rédiger l’article du jour. Le travail se termine vers 18-21h donc ce n’est pas toujours facile de s’organiser. Sur le chemin du retour, nous passons devant un hôtel type européen (le seul endroit où on peut croiser quelques fois un blanc à Noida). C’est ici que je me réapprovisionne en Kit Kat. Il serait aussi injuste de ne pas mentionner ce très cher Mc« chicken »Do à 10 mètres de là.

De retour à la maison, je parle un peu avec Milia, dine avec eux devant friends et part rapidement m’isoler dans ma chambre, il est alors 22h le plus souvent. Là je finis la rédaction de l’article, j’envois des mails, et surtout je visionne des dvd.

Tout ça n’a rien de très excitent mais a le mérite de vous montrer un peu le déroulement de ces journée en Inde auxquels j’ai eu beaucoup de mal à m’habituer (et encore maintenant, certains soirs). On n’a pas trop eu l’occasion de voir l’Inde au cours de cette journée, ni d’aller à Delhi, encore moins de rencontrer des gens. J’appelle cela le tunnel. J’essaye ensuite de me rattraper le weekend mais la fatigue limite mes journées. C’est pourquoi aussi certains articles arrivent plus vite que d’autres, parfois il ne se passe rien pendant une, deux, trois journées et il faut bien que je me concentre sur certaines anecdotes qui ont un peu égayé ces journées, histoire de ne pas trop vous ennuyer.

Heureusement, la visite du Taj Mahal puis l’Indian art summit vont me donner de la matière dans les jours à venir, mais je garde toujours sous le coude quelques petites anecdotes pour évité de rendre copie blanche.

Ce n’est peut-être pas très joyeux mais c’est le prix à payer pour bénéficier de cette grande chance que constitue un travail en Inde.



3) Les photos du jour

La thématique ici, c’est évidemment la rue. Ces clichés ont été pris sur plusieurs jours, à Delhi comme à Noida. Bien sûr vous retiendrez les densités, les couleurs, la végétation et l’état de délabrement de certaines rues. Pas de grandes surprises donc mais sur place, ça prend une autre dimension.




4) Conclusion

Comme promis, une petite surprise :
http://fr.answers.yahoo.com/question/index;_ylt=Aur61tliPz2kfE3BKz17Q_VhAgx.;_ylv=3?qid=20070714082336AAlYVA8

Le message a été rédigé quelques semaines après le bac. Le niveau d’orthographe et très moyen et le style assez confus mais cela traduit bien ma grande hésitation à l’époque même si je remarque que l’urbanisme est cité…
A l’issu de cette tentative de clarifier un peu mon esprit, j’ai donné l’avantage à une réponse pro-ICP, ce n’est qu’au mois d’août (et pour une bonne raison à mon avis) que j’ai choisie de m’orienter vers la Sorbonne. J’ai redécouvert ceci il y a quelques heures et je vous avoue que ça m’a touché (je l’avais totalement oublié) car ce message est plein de symboliques à l’heure où je m’oriente vers de nouveaux horizons.

Entre temps j’ai aussi décidé de me suicider musicalement parlant en m’intéressant au top 100 des meilleures ventes itunes, au programme les habituelles bouses house mais surtout le retour du plus grand escroc des années 2000 : Crazy frog. Jugez plutôt :
http://www.youtube.com/watch?v=NBrisBngkis


Ce nouvel article est dédié à 6 autres géographes eux aussi haut en couleurs :

Les fidèles parmi les fidèles : Alexandre et Alexis, des gens de confiance qui mériterai bien de plus longues dédicace interminables.

Arthur, soit l’âme coco de notre groupe, je ne me suis jamais autant disputé avec le sourire qu’en sa compagnie.

Natasha évidemment, des valeurs et une grande gueule qui a bien raison de s’exprimer quand je dérape un peu.

Thomas, quelqu’un d’infiniment touchant qui nous a beaucoup manqué au premier semestre à Paul, Alexandre et moi.

Et enfin Zoé, on est rarement d’accord mais au moins avec elle, on est toujours sur de se lancer dans un débat passionnant. Zoé a aussi lancé son propre blog que je vous invite fortement à visiter tout au long de l’année qui vient.
http://framboise-et-saucisses.blogspot.com/

Savoir que des gens vous lise et laissent des messages est quelques choses de vraiment réconfortant dans les moments de doute.

lundi 3 août 2009

Des photos, des photos !

Aujourd’hui comme promis (pour une fois que je respecte ce qui a été dit la veille) ce n’est pas un mais deux focus et ce n’est pas une série de photos mais deux !



1) Introducing the connard.

Le connard du jour s’appelle Vinnay. Vinnay est un commercial, qui vient d’être embauché par Guillaume, pour une durée (hélas) indéterminée.

Avant l’arrivée de Vinnay mais journées de travail étaient paisibles entre écoutes de mes podcasts France inter et lecture du libé du jour très gentiment scanné par Mélinda depuis Paris. Bref, j’étais un branleur en puissance et mon rôle dans la boîte se résumait à servir de convertisseur universel euros/roupies/livres/dollars etc….

Mais Vinnay est arrivé un beau matin sans prévenir et se fût le commencement des ennuis. Ah ! Je vous vois venir avec vos « mais il ne va quant même pas râler parce qu’on lui donne un peu de travail et qu’il pourra plus jouer au Mahjong Titan pendant que les autres bossent »

Si ce n’était que ça…

Le bureau du connard se trouve juste derrière le miens, donc pour le Majhong titan c’est grillé. En outre, Vinnay, me voyant faire des bulles avec mon verre d’eau, a décrété que je serai utile à l’entreprise et que j’allais bosser pour lui, avec l’aval de Guillaume.

Jusque là je vous avoue que ce n’est pas plus mal ainsi.

Le vrai problème c’est que Vinnay, en plus de cette manie de me bousculer tout le temps quand il passe derrière moi, me prend vraiment pour le dernier des demeurés. Il contrôle presque 24h/24 ce que je fais sur ses listing, si je n’ai pas oublié ceci ou cela et le tout avec un ton extrêmement agressif. Par exemple si un truc ne lui plait pas, il me passe presque littéralement dessus et modifie lui-même l’erreur sur mon ordi.
Evidemment, n’espérez même pas un « please » ou « thank you » dès que je dois lui rendre un listing.

Je ne suis heureusement pas le seul à avoir remarqué ce comportement très aggressif. Zoya, la numéro 2 de Guillaume a été la première à me faire la remarque qu’il me traitait comme une sous-merde sans cervelle.

Pour le moment, je préfère éviter le conflit, je me montre le plus sec possible et ne me laisse pas démonter lorsque ce connard vérifie pour la dixième fois si je n’ai pas oublié le « h » de Delhi. Si la situation continue (d’ici jeudi-vendredi) j’en toucherai un mot indirectement à Mylia, puis à Guillaume pour que les choses bougent un peu.

Hélas, ce comportement n’a rien d’extraordinaire en Inde. Guillaume et Zoya m’ont souvent parlé de cette dureté au travail. La délation au sein de l’entreprise est monnaie courante (je vous en reparlerai car j’ai assisté à une délation publique il y a une semaine) et le respect entre deux employés de deux grades différents est presque inexistant. Vinnay est un trentenaire qui a obtenu son MBA et qui est dans une optique d’efficacité pure. N’étant qu’un stagiaire sans vrai diplôme commercial et au rôle assez flou, je ne suis qu’une perte de temps et d’argent, de son point de vue. C’est pourquoi il se permet un tel comportement. Vinnay est l’exemple très caricatural de ces jeunes cadres dynamiques qui pensent totalement individuel et qui méprise les « faibles ». Quand il me parle de clients, il n’a à la bouche que des « target » « efficacity » et « money ». J’ai l’impression d’avoir devant moi les pires aspects de ces étudiants ambitieux tout droit sortis de leurs écoles de commerce.

Quant à moi je ne me laisserai pas faire. Dès qu’il s’agit d’effectuer un boulot pour lui, je pratique le « 25 % travail 75% internet » et je ne lui envoie les listings par mail que lorsque j’en ai envie (c'est-à-dire pas souvent). Pour le moment je m’applique tellement qu’il n’a presque rien eu à critiquer, ce qui ne l’empêche pas de continué de me traiter comme son larbin.



2) La croix gammée Indou

Partout où je me suis rendu en Inde, j’ai vu ce symbole qui évidemment rappelle un emblème nazi mais dont la signification est bien différente.



Cette croix gammée porte un autre nom : le svastika. Cette croix à deux sens de rotation et le tout est associé à Brahma, créateur de l’univers dans la religion Indou.
Un svastika orienté vers la droite représente la croissance, la création etc. alors qu’une orientation vers la gauche aurait plutôt tendance à symboliser le contraire. Les quatre branches s’inscrivent dans un carré et symbolisent les quatre orients.

Le svastika est un symbole très utilisé que l’on retrouve dans plusieurs religions (Hindouisme, Bouddhisme, pays d’Europe de l’est). Son aire d’influence s’étend depuis l’Europe jusqu’à la Corée.
En Inde, c’est le symbole religieux le plus courant que l’on retrouve aussi bien à l’arrière d’un taxi que sur les façades de commerces.


3)

La première série de photo a été prise à l’hôtel Imperial. Une piscine magnifique, un restaurant incroyable (c’est de là que son extraites les peintures, bref un vrai moment de plaisir.




Les photos suivantes ont été prises hier. Voici donc à quoi ressemble une « ferme » d’expat’ et un français inconscient qui ne comprend pas que jouer 1h30 sous une chaleur pareille, en jean/chemise, n’est pas une bonne idée. Hélas, on ne voit pas vraiment à quel point je dégoulinais de partout à ce moment là.








Prochain article vers mercredi, avec le retour d’un format plus classique. D’ici là restez toujours aussi fidèles au blog !!!

dimanche 2 août 2009

Samedi et Dimanche, c'est badminton et Harry Potter

Je tenais d’abord à m’excuser pour l’absence de vrais articles depuis quelques jours. Je tiens donc à dénoncer publiquement la saison 4 de 24H d’absorber toute mes soirées et à avouer un certains rejet du blog. En effet, le nombre plus élevé que prévu de visiteurs m’a un peu mis sous pression (la peur de décevoir) et j’ai un peu l’impression de me répéter. M’exposer ainsi n’est pas ma tasse de thé mais ça permet de garder du contact avec mes amis, ma famille. Quoi qu’il en soit je poursuivrai ce blog jusqu’au bout.

Mon boulot se terminera bien autour du 25 août. Je vais profiter de la courte semaine qui me reste avant le grand départ (2 septembre) pour enfin voire l’Inde en parcourant le Rajhastan avec un chauffeur. J’arrêterai d’écrire sur le blog à ce moment là, histoire de garder quelques histoires à raconter à mon retour.



« Alors t’es prêt pour une nouvelle partie de rugby ? »

Oui, c’est la question vicieuse que m’a posé Guillaume Samedi. Heureusement sainte Mylia est arrivée et à vite fait comprendre à ce sadique que j’allais encore risquer l’arrêt cardiaque. Guillaume part tout seul au rugby et me voilà tranquille pour une journée entière. J’en profite pour commencer la lecture d’un des polars que mon beau père m’a laissé, « sonate de l’assassin », tout en bronzant à la terrasse de la maison (Parce que bon, le teint « En fait j’ai été enfermé dans une cave, en Autriche, pendant 19 ans par mon père qui me violentait» ça ne peu plus durer). Je me suis aussi rendu à Delhi, histoire de faire quelques boutiques et rencontrer des gens mais peine perdue.

A mon retour, j’engage un long monologue sur l’importance de la série Twin peaks dans le patrimoine culturel mondial mais je sens que personne ne m’écoute (encore une fois). La soirée se termine dans un restau qui se la joue super branché, « superstar » des sonic Youth en fond, Couverts et lumières méga design, prix qui vont avec, bref pas vraiment ce qu’on fait de plus Indien. Et comme j’ai décidé de tuer mentalement la famille qui m’accueille, je leurs parle de l’île d’île d’Yeu pendant 1h30. Hélas, ils sont plus coriaces que prévu et contre-attaque avec la région natale de Mylia.


Dimanche, c’est un peu plus agité. La journée commence tôt avec une séance ciné (Harry Potter 6, on fait ce qu’on peut) dans un petit mall à 15 min d’ici. Je me prends à m’intéresser à l’histoire (et même à rire) quand soudain le ciné indien commet l’irréparable :

Une coupure pub !

Je me suis sentie comme violé dans mon être, traumatisé par ce que les Indiens faisaient au cinéma, même si c’est un Harry Potter qui joue la victime. Plus généralement, les films bollywoodiens sont très longs (au moins 3h) et les Indiens ont prit pour habitude d’avoir cette espèce d’ « entracte » histoire de se dégourdir un peu les jambes. Le problème de ce système, c’est qu’on est totalement déconnecté du film et il est très difficile d’y rentrer à nouveau.

La séance se termine vers midi, le film était pas trop mal même si j’ai eu beaucoup de mal à saisir les dialogues, je prends alors le rickshaw direction maison. La course durera une bonne heure (contre ¼ h à l’allée), le chauffeur se perd tout le temps. Enfin arrivé à la maison, cette crapule me demande de payer des « extra charges » pour le temps passé. Guillaume m’attend devant la maison et accepte de payer une petite compensation devant l’insistance de l’escroc.

Nous sommes tous invité à fêter l’anniversaire d’un Français vers 14h. Arrivé sur place (très belle maison, vous aurez les photos) je reconnais certaines têtes déjà rencontrées au match de rugby. La journée se passe très bien, il fait très chaud et les invités francophones affluent continuellement (on devait être une bonne trentaine au final).

J’aperçois un terrain de badminton et je prends cette décision de m’entrainer un peu. Décision lourde de conséquentes.
Au début, c’est le patron de Lafarge en personne, Olivier, qui fait quelques échanges avec moi histoire que je me réhabitue un peu à la raquette (je joue bien plus au ping-pong et au tennis en temps normal).
Deux autres personnes nous rejoignent et c’est alors que s’engage un terrible match en double (je joue avec Olivier) et pour ne pas trop faire honte à mon partenaire je cours dans tous les sens en jean et chemises sous une chaleur démente. Finalement, ce match a été un grand succès (15-3), j’ai vite repris mes bonnes habitudes de jeu mais j’en ressors trempé. Je n’arrête pas de transpirer à tel point que je n’arrive même plus à m’arrêté de marcher. Mon cœur bat très fort et je dégouline de partout. Je vous conseille de voire les photos que je posterai demain.
Histoire de mettre fin à cette chaleur en moi qui grandit sans cesse (je suis presque au bord de tomber dans les pommes), je plonge dans la piscine (après avoir préalablement enfilé mon maillot de bain of course). La sensation que cela à créé en moins est assez indescriptible. C’était une impression extrêmement agréable, j’avais l’impression de me désagréger dans l’eau et ce moment passé sous l’eau sembla durer une éternité.


Voilà ce qui se passe quand je fais un peu de sport et que je néglige la température ambiante (à peu près 40°C). Les photos parleront très bien pour moi.


Je m’endors dans la voiture sur le chemin du retour et pour la première fois je me sentais vraiment bien en Inde.


La soirée vient de se terminer, après une longue discussion sur la qualité de la série que j’impose presque à ma famille (à défaut d’autre chose) à savoir « Reaper », « le diable et moi » en vf.




Demain je n’aurai pas beaucoup de boulot, je vais donc en profiter pour rédiger 2-3 focus sur l’Inde et surtout je mettrai en ligne plein de photos relatant les 5 derniers jours (la connexion internet est tellement mauvaise à la maison que je me suis rendu compte qu’il n’y avait qu’au bureau ou le téléchargement des photos était vraiment possible).
Il me reste en réserve plus de 150 photos, je vais donc commencer à écouler un peu plus vite le stock dans les jours qui viennent.

D’ici là, Coconut records (alias Jason Swartzman, l’un des acteurs fétiche de Wes Anderson qui joue entre autre le frère à moustache dans le darjeeling limited) a sortit un excellent et méconnu album en ce début d’année, qu’il est indispensable d’écouter si vous appréciez le style Beatles
http://www.youtube.com/watch?v=B2eOxFjYXgo
http://www.youtube.com/watch?v=Wae6wDOz5Bs

Ces 5 derniers jours et les deux articles qui ont suivi sont dédiés à 6 belles rencontres faites cette année en amphi de géo :

Julie, Très bonne élève devant qui je dois m’incliner suite à ce dernier semestre mais qui est particulièrement nulle au diplomacy.

Laure, qui n’aura heureusement pas à se cogner le déchiffrage de mes fiches pendant les vacances. Cette volonté tout à fait corse n’y est pas pour rien.

Geoffroy, avec qui je me sens infiniment plus à l’aise qu’avec son sosie indien.

Céline, un caractère bien trempé, une histoire personnelle à figurer dans le prochain film de Tim Burton et une gentillesse sans pareil.

Matthieu, je suis bien triste que l’on ne se retrouve pas l’année prochaine en cours (dire que je vais devoir cohabiter avec un géo-droit ahah !). Les cours d’anglais et de SER furent de très bons moments.

Et Quentin évidemment, la coolitude incarnée avec la réplique qui tue, toujours au bon moment.