Oui, c’est ainsi que je termine systématiquement mes rédactions en Anglais. Lesquelles commencent toujours par le rituel « to begin with » puis son systématiquement confrontées à un cahier de charges comportant des « moreover », « for instance » et « in my view » à foison…. Aahhh que j’aime ces link words qui permettent d’atteindre le quota de mots nécessaires tout en s’assurant de ne faire aucune faute.
Donc, voilà enfin la conclusion de ce blog ouvert le 6 juillet, avec l’aide de Sebastien et qui a réellement débuté le 12 juillet sur le récit damidesque (donc hystérique) d’un simple aller Paris-Delhi.
J’en suis actuellement dans mon 50ème jour chez les indiens et c’est le bon moment pour en finir avec cet instrument de torture et de fascination. Mais la plupart le savent déjà, Je ne partirai du pays que le 2 septembre, d’ici là des évènements auront échappé au blog comme ce coca que je viens de renverser sur mon lit et ses longues journées à attendre.
Et puis, je ne peux qu’être super heureux de cette expérience : 21 articles, 83 commentaires, c’est quant même pas mal ! Je n’oublie pas les abonnés fidèles et plus généralement la quarantaine de personne qui se sont intéressé à mes aventures. Moi qui pensais sincèrement que ce blog n’intéresserait que ma famille et mes proches amis, me voilà servit… C’est très cliché, mais cette affluence soudaine et imprévue m’a poussé à continuer d’écrire jusqu’au bout. Sans ça, le blog aurait fermé dès les premières vagues, c'est-à-dire autour du 17 juillet (ce que j’ai vraiment voulu faire)
Alors, évidemment, il y a eu le revers de la médaille. Tous ces gens et ces compliments m’ont un peu bloqué et j’avais très peur de décevoir avec des aventures moins croustillantes, un ton plus sombre etc.
Il m’est aussi arrivé de publier 2-3 fois des articles un peu sur le principe et que je n’aimais pas du tout.
Un autre des points sur lequel je voulais insister ici, ce sont ces personnes qui auraient mérité une dédicace. Dès les premiers jours, j’avais réalisé une sorte de calendrier pour ne pas oublier des gens mais il ne vous a pas échappé que la fréquence des nouvelles publications s’est avérée au fil du temps de plus en plus irrégulière. Je n’ai pas écrit autant d’article que prévu et des personnes ont été oubliés :
Mes deux tantes : Bénédicte, qui a eu la gentillesse de me briefer avant que je ne parte, je pense que nous allons bientôt être amenés à nous revoir. Quant à Neil, ce fût un plaisir de discuter avec toi à de multiples reprises et je ferai tout mon possible pour placer ces quelques jours entre Malaga et Valence.
Diane B. et Clara, qui m’ont fait plein de jolies compliments sur le blog et on depuis quelque temps contribuer à changer mon regard très pessimiste sur les fèneloniens.
Je n’oublie pas non plus non plus tout l’amical islais : Didier, Claude, Marion, Simone, Gilles et toute le reste de la bande Mainaud, qui ont aussi suivit ces aventures. Je serai probablement à Yeu du 10 au 25 (en gros) et je serai infiniment heureux de revoir ma seconde famille.
Marie, elle aussi partie seule découvrir un autre continent mais qui a eu la chance d’être bien entourée.
Samuel fût aussi un gros interlocuteur durant ces nuits où je n’arrivais pas à dormir.
Enfin, une dédicace plus spéciale à celui qui me manque, Bertrand.
Bon voilà pour ceux qui ne méritaient pas d’être oublié. Tout est dit ? Non, peut être qu’un très léger bilan sur ce voyage s’impose en ces circonstances...j’en ai déjà tellement dit…
Je n’ai pas aimé ces deux mois. C’est dommage mais ça n’a pas accroché et puis de mon coté, j’aurai aussi pu me bouger un peu et rencontrer des français à Delhi, car c’était vraiment faisable. Les faits n’ont pas aidé non plus, notamment l’éloignement du centre de Delhi.
Cependant, Je suis extrêmement fier d’avoir tenu jusqu’au bout, c’est une réelle étape qui est franchie. On m’a donné la chance de tenter quelque chose d’unique et qui me servira forcément vis-à-vis du monde professionnel ou plus simplement de mes rapports avec les gens.
En ces points, le voyage a été nécessaire et je ne regrette rien.
Je terminerai ce 22ème et dernier article en dédiant le blog à Jean-François, qui m’a trouvé ce job et bien plus encore ; à ma mère qui m’a convaincu de rester même si ma note de forfait s’en souviendra longtemps et évidemment à Guillaume et Mylia qui m’ont supporté, aidé et invité dans les plus beaux restaurants alors qu’ils n’en étaient pas du tout obligé. J’ai été injuste à leurs égards dans les premiers posts, j’ai beaucoup de chance d’être tombé sur eux.
Un blog s’achève et un autre prend son envol :
http://www.totalementalouest.blogspot.com/
Est-il nécessaire de vous dire qu’il faut y aller ? En outre, c’est vraiment très drôle et bien écrit.
D’ici là, suivez le maître : http://www.youtube.com/watch?v=oBFQg7P5YKw
Ile d’Yeu for ever !!!
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vendredi 28 août 2009
mardi 25 août 2009
« Alors, tu le ponds cet avant-dernier article, oui ou merde ? »
Dixit un « admirateur » de ce blog…
Oui ! Je vais le finir ce blog, une fois pour toute ! Et puis la conclusion derrière, c’est tellement facile…la moitié à déjà été rédigé sur le carnet il y 2 semaines.
Donc aujourd’hui, comme promis, je vais un peu parler de toutes ces choses qui m’ont frappé en Inde, de ces stéréotypes que j’avais en arrivant… Bref tous ces aspects de l’Inde que je n’ai pu traiter durant ce blog.
1) « Alors, ce partiel d’eau terrestre ? Tu penses que tu l’as réussi ? »
Il y a presque deux mois tout pile, se déroulait le terrRRRrrible partiel d’eaux terrestre (bouuuh les méchantes 11 pages à apprendre). Quel intérêt ? Et bien ce partiel portait sur le régime des moussons en Inde et quel ne fût pas mon effroi à la découverte de la quantité des précipitations qui tombaient en moyenne durant les mois de Juillet et Aout sur Delhi…
J’étais traumatisé. A la sortie du partiel, quand un ami me demanda si j’avais réussi ce partiel, la seul réponse qui me vint à l’esprit fût « je vais en chier ».
J’avais ainsi trois grandes peurs avant le départ : La nourriture, l’anglais et le climat !!
Ma mère, qui ne doute de rien, avait donc rempli ma valise de deux manteaux contre la pluie et, sait-on jamais, d’un PULL !
Quelle déception au bout de 46 jours d’Inde !!! Seulement 4-5 averses mais pas n’importe lesquelles, pas de l’averse de tapette qui vous trempouille les mocassins ! Ces averses là ne duraient pas plus de 30 minutes mais paralysaient la ville entière par leurs virulences. Toutes les routes étaient inondées et il devenait impossible de mettre un pied dehors sans avoir l’impression de prendre votre deuxième douche de la matinée.
Enfin, tout ceci pour vous dire que le climat est plus chaud et humide en ville que pluvieux dans le reste du pays. La mousson cette année semble s’être avérée très faible, d’autant plus que Delhi n’est jamais vraiment touché.
2) « Mais pourquoi le cinéma Boolywoodien ne dépasse-t-il pas les frontières nationales »
Ah oui tiens, ça alors ! En voilà une bonne question…
Ne soyons pas injuste, techniquement le film que j’ai vu (« love aaj kaal », traduisez : l’amour aujourd’hui) était assez irréprochable question mise en scène, décors, photo ; à quelques gros détails prêt on se serait cru devant un gros blockbuster américain.
Oui, car sinon, le cinéma indien correspond véritablement à tous les fantasmes que l’on peut se faire. Histoire d’amour impossible qui s’éternisent, scènes de danse qui n’ont que peu de rapport avec l’histoire, conflit familial à la pelle, la totale.
Mais ça n’a rien d’irregardable, le film avait beau être en indhi, je ne me suis pas plus fait chier que dans le dernier Anne Fontaine. Dîtes vous juste que ces histoires de séparations et de réunifications à répétition, ce n’est pas pire que 3 épisodes à la suite de grey’s anatomy.
Comme je ne comprends que moyennement l’Indhi, je n’ai pas saisi toute l’histoire : en gros, Mr et Mme forme un couple très moderne à tel point que quand ce dernier doit partir travailler à San Francisco, les deux s’accordent pour se trouver un amant, prétextant que cette relation à longue distance est impossible. Evidemment, on comprend au bout de 5 minutes que c’est deux là ne peuvent pas vivre sans l’autre et qu’ils vont finir par ce remettre en semble après moult péripéties.
Le film avait l’air d’être assez drôle, mais j’ai finis par me sentir visé lorsqu’une étudiante française est entrée dans l’histoire à coup de « excuse mi but je cherche the swimming pool ». Cette dernière était censée être la nouvelle copine décérébrée de Mr. Et l’accent français était bien reconnaissable. Notez que cette dernière était caricaturé comme la touriste occidentale qui, arrivée en Inde, ne pensait qu’à une chose : visiter le Taj Mahal !
Je venais de visiter le Taj Mahal la veille et mon guide qui était à coté de moi lors de la projection, a eu comme un sourire gêné.
Mon héroïne française, même si jouée par la même actrice blonde de transformers 2 (oui, celle qui avait de drôle de choses qui sortaient de sa culotte), se fait jeter comme une souillonne au bout de 15 minutes, le film c’est arrêté à ce moment là pour moi….
Sinon les acteurs ne sont pas si mauvais que ça même si ça cachetonne grave pour les publicités. J’ai du voir monsieur dans, au moins, cinq spots ces derniers jours.
Ce jugement est vraiment à nuancer puisque « love aaj kaal » est un film à très gros budget calqué sur un modèle très occidentale (la moitié de l’action se situe aux USA et il en va de même pour les acteurs).
J’aurai bien vu d’autres films plus « indiens » comme cette histoire d’une lycéenne de 15 ans, qui tombe enceinte (mmmmh ça me fait penser à un autre film….) mais je n’ai vraiment pas eu le temps. Il faut réserver très en avance si l’on veut voir un film en Inde et à raison d’une durée largement supérieur à 2h30, sans compter l’entracte, il faut avoir un emploi du temps bien peu chargé.
3) Les indiens sont-ils roux ?
La première chose qui m’a marqué en arrivant, c’est la couleur orange des cheveux de certains Indiens. Evidemment, aucun de ces individus n’est né roux ; à 95% près, les Indiens naissent avec des yeux noirs, des cheveux noirs et une moustache, hommes et femmes confondus. En fait, il recouvre leurs cheveux d’henné, qui donne cette teinte.
La raison ? Je ne la connais pas trop. Guillaume m’a expliqué que c’était une façon de se laver les cheveux mais je ne suis pas très sur de cette affirmation. J’ai juste remarqué que cette pratique est bien plus courante au sein des basses couches de la société et inexistante dans la upper upper class.
Look toujours, les hommes sont invariablement tous affublés d’une chemise ! J’ai cependant remarqué qu’ils accordaient beaucoup d’importance à la ceinture dont la boucle est sujette à toutes les fantaisies possibles. Là aussi, j’aurai aimé prendre des photos mais les indiens n’apprécient pas vraiment qu’on prenne des clichés de leurs entre-jambe.
La mode des adolescents est tout particulièrement horrible, encore pire que la période von dutch en France, il y a quelques années. Les jeans et t-shirts sont particulièrement moulants et pleins de morceaux de tissus sont collé dessus, c’est moins percutant raconté comme ça mais c’est abominable.
La mode féminine est calquée sur le modèle européen. Neuf pubs sur 10 vantent l’efficacité de la nouvelle crème qui « blanchie » le visage (le dixième restant est dédié aux clefs USB !!), les annonceurs parlent alors de « star face », « white skin » etc. C’est simple, à la télévision ou au cinéma, il n’y a pas un acteur qui ait la peau mate d’un Indien, quitte à faire des surenchères d’effets spéciaux d’effets spéciaux très voyants.
Tiens, prenons l’exemple de la pub garnier :
Une femme décide de se faire peindre le portrait par un homme qui lui plait beaucoup. Le premier jour, elle arrive la peau un peu foncée et elle est très mal dans sa peau. Le peintre en rajoute un peu en peignant ces « irrégularités » sur la toile. Le surlendemain, elle revient avec la peau blanchie, le peintre étonnée rajoute des couches de blanc à son œuvre. Le surlendemain sa peau est devenue plus blanche que blanche ; le peintre, définitivement sous le charme rajoute alors à ce portrait la touche finale : une bague de fiançailles
Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire…
Les seuls à faire preuve d’une certaine « originalité » vestimentaire sont les touristes Français et Italiens, qui se sentent obligés de s’affublés de pantalon bouffants, barbes de 2 semaines, collier et bracelets tellement « Indien » et qui sont profondément ridicules. C’est un peu comme si les Indiens décidaient de s’affubler d’une marinière, d’un foulard rouge et d’un béret pour aller visiter la France…
Sérieusement, je ne pense pas avoir croisé un seul touriste Français sans ces pantalons de clown qu’eux seuls portent.
4) Combien ça coute : vivre en Inde
Et bien, beaucoup plus cher que prévu. Il y a véritablement deux styles de vie en Inde : Soit vous choisissez de vivre à l’indienne et de devenir, en conséquent végétarien (ou presque) soit les pates vous manque trop et vous devrez débourser 2 euros le paquet de 500 grammes ! C’est simple, presque tout ce que l’on a l’habitude de manger en France ou ailleurs en Europe est ici importé et le prix doublé ! J’ai même du renoncer à mes cheerios à 5 euros !
Et comme vous le savez déjà, la white tax s’applique sur bien d’autres produits comme la course en Rickshaw (de 2 à 3 fois le prix d’un Indien après négociation). Vous voulez prendre un chauffeur pour visiter le Rajasthan 5 jours ? Comptez 40-50 euros par jour si vous voulez une voiture viable…
Mylia me l’a confirmé, l’Inde coûte bien plus cher que ce que l’on s’imagine. Les prix sont globalement plus bas qu’en France mais n’espérez pas mener la grande vie votre billet aller-retour payé.
Evidemment, on peut aussi réaliser de très bonnes affaires avec des pashminas de grande qualité à 10 euros et ces pierres précieuses et colliers ethniques qu’on vous refourgue 10 fois plus cher en France. L’autre truc à essayer, c’est de vous faire tailler une veste sur mesure selon des plans que vous avez-vous-même choisi ! Rien ne vous empêche d’imprimer le dernier modèle de veste Dior et de la faire imiter à l’identique par un artisan Indien pour des prix dérisoires.
Pour ma part, je voulais absolument une de ces vestes mais j’ai tellement repoussé ça que je n’ai plus assez de temps pour en commander une.
5) Les Indiens sont-ils sympa ?
Pas vraiment et plus particulièrement dans le nord et encore plus dans les grandes villes. Ici les gens vous fixent constamment, vous bousculent et se moquent de vous quand vous êtes perdu. Et ils sont encore plus durs quand il s’agit d’une femme. Mylia m’a raconté que durant son 9ème mois de grossesse, elle s’était retrouvée seule, perdu dans Delhi, à porter de gros sacs et que personne ne lui était venu en Inde. Il arrive aussi dans certains restaurants, même huppées, que les femmes ne soient pas servies en eau alors que tous les hommes de la table l’ont été, c’est arrivé à Mylia sous mes yeux !
Les enfants sont bien loin d’être des anges et sont parfois carrément violents avec vous.
Enfin n’espérez pas un seul « bonjour », « merci » ou même un ton aimable d’un Indien du nord, Vinnay en est l’archétype. La négociation est particulièrement rude.
De mon point de vue (et de celui aussi de Guillaume), l’individualisme est très présent. Le mythe de la success story individuel est bien là et tant pis pour ceux qui se mettent en travers de leurs chemins. Et le mépris, l’indifférence pour les classes inférieures…
Dernier détail charmant et qui vaut pour la grande majorité des Indiens en général (et de toutes les classes sociales) : le racisme ! Ici le blanc est clairement considéré comme supérieur alors que les noirs sont juste au dessus des chiens (et encore…). Les chinois ne sont pas mieux loties et les avis sont plus partagés sur les arabes (on distingue bien les arabes du Pakistan des arabes de Dubaï.
Les indiens du nord est sont aussi particulièrement discriminés par leurs couleur de peau plus « jaunes ». Le chef peintre d’electraevents est Népalais et s’il lui arrive de demander un pinceau à un peintre Indien, ce dernier ne le lui donnera jamais…
En revanche, toutes les personnes que j’ai rencontré s’accordent à dire que les indiens du sud sont beaucoup plus chaleureux, notamment ceux de la campagne. Je ne vais pas beaucoup argumenter dessus puisque je n’en connais pas beaucoup, à l’exception de John, qui est en effet une crème.
6) Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends.
Je termine avec le programme de la télé Indienne. Là encore, deux types de chaine : celles qui ne diffusent que des programmes Indiens en Indhi et celles qui ne présentent que des programmes américains en Anglais.
J’ai évidemment jeté un coup d’œil au premier type de chaîne mais le plaisir des couleurs criardes et la joie de ne rien comprendre ne dure pas plus de quinze minutes. Après de multiples zappings j’ai noté que les Indiens appréciaient beaucoup les enfants singes qui savent chanter et danser comme des grands…
Pour ce qui est des programmes américains, c’est le grand luxe : les dernières saisons de 24 (que je n’ai pas regardé exprès), reaper, Lost, Grey’s anatomy, everybody loves raymond etc. Mais surtout des journées entières de Friends…sur plusieurs chaînes à la fois ! Les Indiens en sont littéralement fous et les coffrets trônent en tête des ventes dans les fnacs locales et je vous assure que ce n’est pas du tout un phénomène récent. Niveau film, c’est aussi le grand luxe avec des chaînes comme HBO et Star world.
En une soirée j’ai pu voir à la suite « Horton », « Starsky et Hutch » et « planet terror » par exemple. J’ai aussi revu « stepbrothers », « Harold Crick », « Matrix », « Sans Sarah rien ne va », « Closer » à des horaires où l’on a pour habitude de passer « Derrick » en France.
Deux limites quant même : les pubs toutes les 15 minutes et surtout la terrible censure qui coupe systématiquement toutes les scènes de violence et/ou un peu chaude, quitte à ne plus rien comprendre l’histoire. Le fabuleux « stepbrothers » ne durait plus que 55 minutes montre en main, autant ne pas le diffuser…
B) Dernier Diaporama
Un peu de tout mais surtout des clichés un peu décalés et mes photos préféré pour terminer en beauté cette rubrique !
Vous verrez donc :
- Des gens entrain de se faire raser par les sweeny Todd locaux
- Vous comprendrez l’origine des fréquentes coupures d’électricité
- Une bonne averse, c’est quant même le meilleur moment pour se laver !
- Une copie, à peine voilée, d’une série américaine bien connue et à base de super-héros
- Et si Mona Lisa était elle aussi partie chez les Indiens?
- « la vie c’est comme une boîte de chocolat… »
- Et le Taj Mahal est sponsorisé par…
- Quelques visages familiers : Zoya, la-plus-belle-moustache-d’-Inde et…OH MON DIEU… BEN LADEN !!!
- Mon cliché préféré (juste après Ben Laden ndlr)
- OH MON DIEU (bis)… POMPIDOU EST DE RETOUR !!
C) Conclusion
Voilà ! Vous avez ici un petit condensé de tout ce que je voulais raconter avant de conclure en beauté ( ?) ce blog. Je vous donne donc très bientôt rendez vous pour un ultime article-conclusion bien plus court que celui-ci qui vient de battre, pour l’occasion, un record de longueur…
Sinon cet article est dédié à BENOIT, qui a eu la bravoure de me supporter pendant plus de 17 ans (qui mérite amplement sa dédicace)
Et à mon futur(e)nouveau/nouvelle petit(e) frère/sœur (vous faites chier à ne pas me dire son sexe !) : RAPHAEL / ANNA ; c’est avec le plus grand bonheur que je m’apprête à faire ta connaissance et je te jure que je me battrai jusqu’au bout pour qu’on ne t’inscrive pas au clan Chippewa !
Oui ! Je vais le finir ce blog, une fois pour toute ! Et puis la conclusion derrière, c’est tellement facile…la moitié à déjà été rédigé sur le carnet il y 2 semaines.
Donc aujourd’hui, comme promis, je vais un peu parler de toutes ces choses qui m’ont frappé en Inde, de ces stéréotypes que j’avais en arrivant… Bref tous ces aspects de l’Inde que je n’ai pu traiter durant ce blog.
1) « Alors, ce partiel d’eau terrestre ? Tu penses que tu l’as réussi ? »
Il y a presque deux mois tout pile, se déroulait le terrRRRrrible partiel d’eaux terrestre (bouuuh les méchantes 11 pages à apprendre). Quel intérêt ? Et bien ce partiel portait sur le régime des moussons en Inde et quel ne fût pas mon effroi à la découverte de la quantité des précipitations qui tombaient en moyenne durant les mois de Juillet et Aout sur Delhi…
J’étais traumatisé. A la sortie du partiel, quand un ami me demanda si j’avais réussi ce partiel, la seul réponse qui me vint à l’esprit fût « je vais en chier ».
J’avais ainsi trois grandes peurs avant le départ : La nourriture, l’anglais et le climat !!
Ma mère, qui ne doute de rien, avait donc rempli ma valise de deux manteaux contre la pluie et, sait-on jamais, d’un PULL !
Quelle déception au bout de 46 jours d’Inde !!! Seulement 4-5 averses mais pas n’importe lesquelles, pas de l’averse de tapette qui vous trempouille les mocassins ! Ces averses là ne duraient pas plus de 30 minutes mais paralysaient la ville entière par leurs virulences. Toutes les routes étaient inondées et il devenait impossible de mettre un pied dehors sans avoir l’impression de prendre votre deuxième douche de la matinée.
Enfin, tout ceci pour vous dire que le climat est plus chaud et humide en ville que pluvieux dans le reste du pays. La mousson cette année semble s’être avérée très faible, d’autant plus que Delhi n’est jamais vraiment touché.
2) « Mais pourquoi le cinéma Boolywoodien ne dépasse-t-il pas les frontières nationales »
Ah oui tiens, ça alors ! En voilà une bonne question…
Ne soyons pas injuste, techniquement le film que j’ai vu (« love aaj kaal », traduisez : l’amour aujourd’hui) était assez irréprochable question mise en scène, décors, photo ; à quelques gros détails prêt on se serait cru devant un gros blockbuster américain.
Oui, car sinon, le cinéma indien correspond véritablement à tous les fantasmes que l’on peut se faire. Histoire d’amour impossible qui s’éternisent, scènes de danse qui n’ont que peu de rapport avec l’histoire, conflit familial à la pelle, la totale.
Mais ça n’a rien d’irregardable, le film avait beau être en indhi, je ne me suis pas plus fait chier que dans le dernier Anne Fontaine. Dîtes vous juste que ces histoires de séparations et de réunifications à répétition, ce n’est pas pire que 3 épisodes à la suite de grey’s anatomy.
Comme je ne comprends que moyennement l’Indhi, je n’ai pas saisi toute l’histoire : en gros, Mr et Mme forme un couple très moderne à tel point que quand ce dernier doit partir travailler à San Francisco, les deux s’accordent pour se trouver un amant, prétextant que cette relation à longue distance est impossible. Evidemment, on comprend au bout de 5 minutes que c’est deux là ne peuvent pas vivre sans l’autre et qu’ils vont finir par ce remettre en semble après moult péripéties.
Le film avait l’air d’être assez drôle, mais j’ai finis par me sentir visé lorsqu’une étudiante française est entrée dans l’histoire à coup de « excuse mi but je cherche the swimming pool ». Cette dernière était censée être la nouvelle copine décérébrée de Mr. Et l’accent français était bien reconnaissable. Notez que cette dernière était caricaturé comme la touriste occidentale qui, arrivée en Inde, ne pensait qu’à une chose : visiter le Taj Mahal !
Je venais de visiter le Taj Mahal la veille et mon guide qui était à coté de moi lors de la projection, a eu comme un sourire gêné.
Mon héroïne française, même si jouée par la même actrice blonde de transformers 2 (oui, celle qui avait de drôle de choses qui sortaient de sa culotte), se fait jeter comme une souillonne au bout de 15 minutes, le film c’est arrêté à ce moment là pour moi….
Sinon les acteurs ne sont pas si mauvais que ça même si ça cachetonne grave pour les publicités. J’ai du voir monsieur dans, au moins, cinq spots ces derniers jours.
Ce jugement est vraiment à nuancer puisque « love aaj kaal » est un film à très gros budget calqué sur un modèle très occidentale (la moitié de l’action se situe aux USA et il en va de même pour les acteurs).
J’aurai bien vu d’autres films plus « indiens » comme cette histoire d’une lycéenne de 15 ans, qui tombe enceinte (mmmmh ça me fait penser à un autre film….) mais je n’ai vraiment pas eu le temps. Il faut réserver très en avance si l’on veut voir un film en Inde et à raison d’une durée largement supérieur à 2h30, sans compter l’entracte, il faut avoir un emploi du temps bien peu chargé.
3) Les indiens sont-ils roux ?
La première chose qui m’a marqué en arrivant, c’est la couleur orange des cheveux de certains Indiens. Evidemment, aucun de ces individus n’est né roux ; à 95% près, les Indiens naissent avec des yeux noirs, des cheveux noirs et une moustache, hommes et femmes confondus. En fait, il recouvre leurs cheveux d’henné, qui donne cette teinte.
La raison ? Je ne la connais pas trop. Guillaume m’a expliqué que c’était une façon de se laver les cheveux mais je ne suis pas très sur de cette affirmation. J’ai juste remarqué que cette pratique est bien plus courante au sein des basses couches de la société et inexistante dans la upper upper class.
Look toujours, les hommes sont invariablement tous affublés d’une chemise ! J’ai cependant remarqué qu’ils accordaient beaucoup d’importance à la ceinture dont la boucle est sujette à toutes les fantaisies possibles. Là aussi, j’aurai aimé prendre des photos mais les indiens n’apprécient pas vraiment qu’on prenne des clichés de leurs entre-jambe.
La mode des adolescents est tout particulièrement horrible, encore pire que la période von dutch en France, il y a quelques années. Les jeans et t-shirts sont particulièrement moulants et pleins de morceaux de tissus sont collé dessus, c’est moins percutant raconté comme ça mais c’est abominable.
La mode féminine est calquée sur le modèle européen. Neuf pubs sur 10 vantent l’efficacité de la nouvelle crème qui « blanchie » le visage (le dixième restant est dédié aux clefs USB !!), les annonceurs parlent alors de « star face », « white skin » etc. C’est simple, à la télévision ou au cinéma, il n’y a pas un acteur qui ait la peau mate d’un Indien, quitte à faire des surenchères d’effets spéciaux d’effets spéciaux très voyants.
Tiens, prenons l’exemple de la pub garnier :
Une femme décide de se faire peindre le portrait par un homme qui lui plait beaucoup. Le premier jour, elle arrive la peau un peu foncée et elle est très mal dans sa peau. Le peintre en rajoute un peu en peignant ces « irrégularités » sur la toile. Le surlendemain, elle revient avec la peau blanchie, le peintre étonnée rajoute des couches de blanc à son œuvre. Le surlendemain sa peau est devenue plus blanche que blanche ; le peintre, définitivement sous le charme rajoute alors à ce portrait la touche finale : une bague de fiançailles
Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire…
Les seuls à faire preuve d’une certaine « originalité » vestimentaire sont les touristes Français et Italiens, qui se sentent obligés de s’affublés de pantalon bouffants, barbes de 2 semaines, collier et bracelets tellement « Indien » et qui sont profondément ridicules. C’est un peu comme si les Indiens décidaient de s’affubler d’une marinière, d’un foulard rouge et d’un béret pour aller visiter la France…
Sérieusement, je ne pense pas avoir croisé un seul touriste Français sans ces pantalons de clown qu’eux seuls portent.
4) Combien ça coute : vivre en Inde
Et bien, beaucoup plus cher que prévu. Il y a véritablement deux styles de vie en Inde : Soit vous choisissez de vivre à l’indienne et de devenir, en conséquent végétarien (ou presque) soit les pates vous manque trop et vous devrez débourser 2 euros le paquet de 500 grammes ! C’est simple, presque tout ce que l’on a l’habitude de manger en France ou ailleurs en Europe est ici importé et le prix doublé ! J’ai même du renoncer à mes cheerios à 5 euros !
Et comme vous le savez déjà, la white tax s’applique sur bien d’autres produits comme la course en Rickshaw (de 2 à 3 fois le prix d’un Indien après négociation). Vous voulez prendre un chauffeur pour visiter le Rajasthan 5 jours ? Comptez 40-50 euros par jour si vous voulez une voiture viable…
Mylia me l’a confirmé, l’Inde coûte bien plus cher que ce que l’on s’imagine. Les prix sont globalement plus bas qu’en France mais n’espérez pas mener la grande vie votre billet aller-retour payé.
Evidemment, on peut aussi réaliser de très bonnes affaires avec des pashminas de grande qualité à 10 euros et ces pierres précieuses et colliers ethniques qu’on vous refourgue 10 fois plus cher en France. L’autre truc à essayer, c’est de vous faire tailler une veste sur mesure selon des plans que vous avez-vous-même choisi ! Rien ne vous empêche d’imprimer le dernier modèle de veste Dior et de la faire imiter à l’identique par un artisan Indien pour des prix dérisoires.
Pour ma part, je voulais absolument une de ces vestes mais j’ai tellement repoussé ça que je n’ai plus assez de temps pour en commander une.
5) Les Indiens sont-ils sympa ?
Pas vraiment et plus particulièrement dans le nord et encore plus dans les grandes villes. Ici les gens vous fixent constamment, vous bousculent et se moquent de vous quand vous êtes perdu. Et ils sont encore plus durs quand il s’agit d’une femme. Mylia m’a raconté que durant son 9ème mois de grossesse, elle s’était retrouvée seule, perdu dans Delhi, à porter de gros sacs et que personne ne lui était venu en Inde. Il arrive aussi dans certains restaurants, même huppées, que les femmes ne soient pas servies en eau alors que tous les hommes de la table l’ont été, c’est arrivé à Mylia sous mes yeux !
Les enfants sont bien loin d’être des anges et sont parfois carrément violents avec vous.
Enfin n’espérez pas un seul « bonjour », « merci » ou même un ton aimable d’un Indien du nord, Vinnay en est l’archétype. La négociation est particulièrement rude.
De mon point de vue (et de celui aussi de Guillaume), l’individualisme est très présent. Le mythe de la success story individuel est bien là et tant pis pour ceux qui se mettent en travers de leurs chemins. Et le mépris, l’indifférence pour les classes inférieures…
Dernier détail charmant et qui vaut pour la grande majorité des Indiens en général (et de toutes les classes sociales) : le racisme ! Ici le blanc est clairement considéré comme supérieur alors que les noirs sont juste au dessus des chiens (et encore…). Les chinois ne sont pas mieux loties et les avis sont plus partagés sur les arabes (on distingue bien les arabes du Pakistan des arabes de Dubaï.
Les indiens du nord est sont aussi particulièrement discriminés par leurs couleur de peau plus « jaunes ». Le chef peintre d’electraevents est Népalais et s’il lui arrive de demander un pinceau à un peintre Indien, ce dernier ne le lui donnera jamais…
En revanche, toutes les personnes que j’ai rencontré s’accordent à dire que les indiens du sud sont beaucoup plus chaleureux, notamment ceux de la campagne. Je ne vais pas beaucoup argumenter dessus puisque je n’en connais pas beaucoup, à l’exception de John, qui est en effet une crème.
6) Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends, Friends.
Je termine avec le programme de la télé Indienne. Là encore, deux types de chaine : celles qui ne diffusent que des programmes Indiens en Indhi et celles qui ne présentent que des programmes américains en Anglais.
J’ai évidemment jeté un coup d’œil au premier type de chaîne mais le plaisir des couleurs criardes et la joie de ne rien comprendre ne dure pas plus de quinze minutes. Après de multiples zappings j’ai noté que les Indiens appréciaient beaucoup les enfants singes qui savent chanter et danser comme des grands…
Pour ce qui est des programmes américains, c’est le grand luxe : les dernières saisons de 24 (que je n’ai pas regardé exprès), reaper, Lost, Grey’s anatomy, everybody loves raymond etc. Mais surtout des journées entières de Friends…sur plusieurs chaînes à la fois ! Les Indiens en sont littéralement fous et les coffrets trônent en tête des ventes dans les fnacs locales et je vous assure que ce n’est pas du tout un phénomène récent. Niveau film, c’est aussi le grand luxe avec des chaînes comme HBO et Star world.
En une soirée j’ai pu voir à la suite « Horton », « Starsky et Hutch » et « planet terror » par exemple. J’ai aussi revu « stepbrothers », « Harold Crick », « Matrix », « Sans Sarah rien ne va », « Closer » à des horaires où l’on a pour habitude de passer « Derrick » en France.
Deux limites quant même : les pubs toutes les 15 minutes et surtout la terrible censure qui coupe systématiquement toutes les scènes de violence et/ou un peu chaude, quitte à ne plus rien comprendre l’histoire. Le fabuleux « stepbrothers » ne durait plus que 55 minutes montre en main, autant ne pas le diffuser…
B) Dernier Diaporama
Un peu de tout mais surtout des clichés un peu décalés et mes photos préféré pour terminer en beauté cette rubrique !
Vous verrez donc :
- Des gens entrain de se faire raser par les sweeny Todd locaux
- Vous comprendrez l’origine des fréquentes coupures d’électricité
- Une bonne averse, c’est quant même le meilleur moment pour se laver !
- Une copie, à peine voilée, d’une série américaine bien connue et à base de super-héros
- Et si Mona Lisa était elle aussi partie chez les Indiens?
- « la vie c’est comme une boîte de chocolat… »
- Et le Taj Mahal est sponsorisé par…
- Quelques visages familiers : Zoya, la-plus-belle-moustache-d’-Inde et…OH MON DIEU… BEN LADEN !!!
- Mon cliché préféré (juste après Ben Laden ndlr)
- OH MON DIEU (bis)… POMPIDOU EST DE RETOUR !!
C) Conclusion
Voilà ! Vous avez ici un petit condensé de tout ce que je voulais raconter avant de conclure en beauté ( ?) ce blog. Je vous donne donc très bientôt rendez vous pour un ultime article-conclusion bien plus court que celui-ci qui vient de battre, pour l’occasion, un record de longueur…
Sinon cet article est dédié à BENOIT, qui a eu la bravoure de me supporter pendant plus de 17 ans (qui mérite amplement sa dédicace)
Et à mon futur(e)nouveau/nouvelle petit(e) frère/sœur (vous faites chier à ne pas me dire son sexe !) : RAPHAEL / ANNA ; c’est avec le plus grand bonheur que je m’apprête à faire ta connaissance et je te jure que je me battrai jusqu’au bout pour qu’on ne t’inscrive pas au clan Chippewa !
samedi 22 août 2009
Derniers jours
(je n'ai pas eu le temps de corriger les fautes d'othographes, je m'y mettrai demain matin)
Et voilà le dernier article résumant mes aventures indiennes ! Le prochain ne traitant que d’observations sur l’Inde et le suivant concluant le blog.
Et puis l’audience, ainsi que son auteur, commençant à s’essouffler sérieusement, ce n’est pas plus mal !
Le mardi 18 août devait inclure les derniers moments difficiles de l’avant Indian Summit ; Et je n’ai pas été déçu !
Les exposants étaient tous arrivé, le show commençait le lendemain et il me fallait répondre à tout leurs demandes de dernière minute (lumière additionnelles, peinture de murs, fourniture diverses). Electraevents avait donc installé un bureau spécialement destiné à cet usage : le fameux « help desk » dont on m’avait déjà parlé bien avant mon arrivée en Inde.
Finalement ce bureau aura pris bien peu de place dans mon travail mais été l’occasion de tester mon anglais en direct avec des représentants de galeries, qui n’ont pas que ça à faire de répéter fois la même chose à un petit frenchie fraichement débarqué.
Pour m’aider dans ma tache, la designeuse indienne de l’agence, Sonia, m’accompagne même si son niveau d’anglais est encore pire que le miens. Ce qui était bien avec elle, c’est qu’on se complétait assez bien : Je remplissais trop rapidement les bons de commande alors qu’elle était vraiment trop lente. Au début, nous prenions les commandes l’un après l’autre, puis nous avons convenu qu’ensemble, nous étions plus efficace.
L’une des principales difficultés était de saisir tous les accents (anglais, Indien, Chinois, Allemand, lituanien…) de nos interlocuteurs. L’accent indien est vraiment le plus difficile à comprendre car il est plein de nuance : un artiste de Numbai (Bombay) n’aura pas le même accent que celui de Delhi ou de Bangalore…
Dans l’ensemble, Sonia les comprenait évidemment beaucoup mieux mais je prenais toujours le relais dès qu’il s’agissait de leur parler. C’est un des bons points de ce voyage : mon aisance à l’oral même si l’accent est encore bien marqué !
Toute la journée, les ordres affluaient et l’on n’avait presque pas de temps morts. Je ne pense pas avoir déjeuné.
Ah, j’ai oublié de vous dire qu’il fallait aussi bien réagir à certains exposants (surtout Indiens) qui vous prenait vraiment pour de la merde, du genre : la personne arrive, commande 2 spot lights et ce casse juste après alors que nous avions plein de procédures à appliquer. J’ai eu un assez bon contact avec les anglais et les allemands, dont certains m’ont même parlé en Français (faut dire avec un accent pareil…).
Les exposants s’en vont vers 21-22h et je crois alors cette journée terminée. Guillaume fait le tour des locaux avec les organisateurs donc j’attends qu’il revienne pour partir enfin me coucher. Son tour se termine vers minuit et là surprise !
Guillaume m’annonce que je remplacer un certains type de chaise (pas trop dur) mais surtout que je dois les m’assurer de leurs bonnes redistribution dans tous les stands. Arrivé sur place, je constate l’horreur : toutes les chaises ont été bougées et je dois tout reprendre à zéro ; comme ce qui s’est passé la veille (voir le précédent article). Evidemment je craque. J’appelle Zoya en pleine détresse et ai vraiment envie de jeter l’éponge sur ce coup. Je pleurs pour la première fois sur le site en présence d’Emrita et Guillaume, qui s’abstiennent, heureusement, de tout commentaire. La fatigue.
Je finis par me reprendre et effectue le boulot pour y mettre un terme à peine 1h30 plus tard, mon état de nervosité m’avait fait totalement surestimé la tâche et j’avais « sur réagie » pour reprendre une expression très « 103 ».
Sur le chemin du retour, je me suis évidemment excusé mais Guillaume a tenu à me remercier pour mon engagement ces quatre derniers jours.
Les derniers jours ont été plus calmes, le help desk ne servait plus à grand-chose et je m’occupais surtout des retouches de peinture ici et là avec ma fidèle équipe. Je ne servais tellement plus à rien que j’ai demandé un jour de congés vendredi à Guillaume pour faire quelques achats.
Requête accepté et je me suis rendu aux abords de l’hôtel impérial avec une liste de cadeaux bien préparée à l’avance. J’ai du visité une bonne quarantaine de boutiques où je notais sur mon carnet les quelques babioles qui m’avait marqué, pour mieux y retourner après.
Un bon bilan puisque j’ai trouvé tout ce qui m’intéressait et que j’ai assez bien négocié dans un quartier très touristiques où les prix sont assez peu flexibles. Enfin bref, j’ai dépensé 3000 roupies (un peu moins de 50 euros) au lieu des 4500, si je n’avais pas négocié.
Guillaume est venu me rechercher à l’hôtel impérial (de bien bons souvenirs) mais l’effroyable est arrivé sur le chemin du retour, à seulement quelques minutes de Noida :
Une tempête est arrivée d’un coup, sans prévenir, un vrai déluge. Toutes les routes étaient inondées et le vent soufflait extrêmement fort. La voiture est alors repartie en direction du art summit car mon patron s’inquiétait beaucoup (à juste raison) pour certaines structures extérieurs. L’entrée du parc des expositions était totalement embouteillée et nous avons terminé le chemin en courant sous la pluie. Ça n’a même pas duré 30 secondes mais j’étais entièrement trempé à l’arrivée. Mon tee shirt blanc était devenu complètement moulant et transparent. Je me suis vite dépêché de sortir mes billets, mon ipod et le téléphone. Evidemment c’était la honte d’être dans cet état là devant la fine fleur de la société Indienne mais j’étais quant même heureux d’avoir passé ces 30 minutes sous la douche.
J’ai pris une vidéo de ce déluge, c’est assez impressionnant, on dirait des vagues qui se déversent sur le bitume.
Aujourd’hui, c’était la glandouille totale, je me suis réveillé vers 14h er n’ai rien fait de ma journée ; vivement le retour !!!
2) Les photos du jour
Comme promis, voici un large diaporama des œuvres d’art qui m’ont marqué pendant cet exposition, il y avait vraiment de belles choses. Il y avait même des tableaux de Picasso et Warhol qui trainaient ici et là, ainsi qu’une sculpture de Dali, que vous reconnaitrez aisément.
3) Conclusion
Cet article est dédié à Marion T., avec qui se fût un plaisir de converser ces dernières semaines malgré. Il est rare que des amateurs des îles de Ré et Yeu puissent cohabiter (on ne mélange pas le thon islais avec la sardine rhêtoise comme on dit sur mon île) et c’est tant mieux ! Bonne chance pour ton école et plein d’autres choses !
J’ai enfin terminé « ritournelle de la faim » (Le Clezio), qui est vraiment un livre magnifique malgré ne fin un peu enlevée et je continue de carburer au Alain Bashung, comme au bon vieux temps, en écoutant « Malaxe », « la nuit je mens » et « aucun express » en boucle.
Et voilà le dernier article résumant mes aventures indiennes ! Le prochain ne traitant que d’observations sur l’Inde et le suivant concluant le blog.
Et puis l’audience, ainsi que son auteur, commençant à s’essouffler sérieusement, ce n’est pas plus mal !
Le mardi 18 août devait inclure les derniers moments difficiles de l’avant Indian Summit ; Et je n’ai pas été déçu !
Les exposants étaient tous arrivé, le show commençait le lendemain et il me fallait répondre à tout leurs demandes de dernière minute (lumière additionnelles, peinture de murs, fourniture diverses). Electraevents avait donc installé un bureau spécialement destiné à cet usage : le fameux « help desk » dont on m’avait déjà parlé bien avant mon arrivée en Inde.
Finalement ce bureau aura pris bien peu de place dans mon travail mais été l’occasion de tester mon anglais en direct avec des représentants de galeries, qui n’ont pas que ça à faire de répéter fois la même chose à un petit frenchie fraichement débarqué.
Pour m’aider dans ma tache, la designeuse indienne de l’agence, Sonia, m’accompagne même si son niveau d’anglais est encore pire que le miens. Ce qui était bien avec elle, c’est qu’on se complétait assez bien : Je remplissais trop rapidement les bons de commande alors qu’elle était vraiment trop lente. Au début, nous prenions les commandes l’un après l’autre, puis nous avons convenu qu’ensemble, nous étions plus efficace.
L’une des principales difficultés était de saisir tous les accents (anglais, Indien, Chinois, Allemand, lituanien…) de nos interlocuteurs. L’accent indien est vraiment le plus difficile à comprendre car il est plein de nuance : un artiste de Numbai (Bombay) n’aura pas le même accent que celui de Delhi ou de Bangalore…
Dans l’ensemble, Sonia les comprenait évidemment beaucoup mieux mais je prenais toujours le relais dès qu’il s’agissait de leur parler. C’est un des bons points de ce voyage : mon aisance à l’oral même si l’accent est encore bien marqué !
Toute la journée, les ordres affluaient et l’on n’avait presque pas de temps morts. Je ne pense pas avoir déjeuné.
Ah, j’ai oublié de vous dire qu’il fallait aussi bien réagir à certains exposants (surtout Indiens) qui vous prenait vraiment pour de la merde, du genre : la personne arrive, commande 2 spot lights et ce casse juste après alors que nous avions plein de procédures à appliquer. J’ai eu un assez bon contact avec les anglais et les allemands, dont certains m’ont même parlé en Français (faut dire avec un accent pareil…).
Les exposants s’en vont vers 21-22h et je crois alors cette journée terminée. Guillaume fait le tour des locaux avec les organisateurs donc j’attends qu’il revienne pour partir enfin me coucher. Son tour se termine vers minuit et là surprise !
Guillaume m’annonce que je remplacer un certains type de chaise (pas trop dur) mais surtout que je dois les m’assurer de leurs bonnes redistribution dans tous les stands. Arrivé sur place, je constate l’horreur : toutes les chaises ont été bougées et je dois tout reprendre à zéro ; comme ce qui s’est passé la veille (voir le précédent article). Evidemment je craque. J’appelle Zoya en pleine détresse et ai vraiment envie de jeter l’éponge sur ce coup. Je pleurs pour la première fois sur le site en présence d’Emrita et Guillaume, qui s’abstiennent, heureusement, de tout commentaire. La fatigue.
Je finis par me reprendre et effectue le boulot pour y mettre un terme à peine 1h30 plus tard, mon état de nervosité m’avait fait totalement surestimé la tâche et j’avais « sur réagie » pour reprendre une expression très « 103 ».
Sur le chemin du retour, je me suis évidemment excusé mais Guillaume a tenu à me remercier pour mon engagement ces quatre derniers jours.
Les derniers jours ont été plus calmes, le help desk ne servait plus à grand-chose et je m’occupais surtout des retouches de peinture ici et là avec ma fidèle équipe. Je ne servais tellement plus à rien que j’ai demandé un jour de congés vendredi à Guillaume pour faire quelques achats.
Requête accepté et je me suis rendu aux abords de l’hôtel impérial avec une liste de cadeaux bien préparée à l’avance. J’ai du visité une bonne quarantaine de boutiques où je notais sur mon carnet les quelques babioles qui m’avait marqué, pour mieux y retourner après.
Un bon bilan puisque j’ai trouvé tout ce qui m’intéressait et que j’ai assez bien négocié dans un quartier très touristiques où les prix sont assez peu flexibles. Enfin bref, j’ai dépensé 3000 roupies (un peu moins de 50 euros) au lieu des 4500, si je n’avais pas négocié.
Guillaume est venu me rechercher à l’hôtel impérial (de bien bons souvenirs) mais l’effroyable est arrivé sur le chemin du retour, à seulement quelques minutes de Noida :
Une tempête est arrivée d’un coup, sans prévenir, un vrai déluge. Toutes les routes étaient inondées et le vent soufflait extrêmement fort. La voiture est alors repartie en direction du art summit car mon patron s’inquiétait beaucoup (à juste raison) pour certaines structures extérieurs. L’entrée du parc des expositions était totalement embouteillée et nous avons terminé le chemin en courant sous la pluie. Ça n’a même pas duré 30 secondes mais j’étais entièrement trempé à l’arrivée. Mon tee shirt blanc était devenu complètement moulant et transparent. Je me suis vite dépêché de sortir mes billets, mon ipod et le téléphone. Evidemment c’était la honte d’être dans cet état là devant la fine fleur de la société Indienne mais j’étais quant même heureux d’avoir passé ces 30 minutes sous la douche.
J’ai pris une vidéo de ce déluge, c’est assez impressionnant, on dirait des vagues qui se déversent sur le bitume.
Aujourd’hui, c’était la glandouille totale, je me suis réveillé vers 14h er n’ai rien fait de ma journée ; vivement le retour !!!
2) Les photos du jour
Comme promis, voici un large diaporama des œuvres d’art qui m’ont marqué pendant cet exposition, il y avait vraiment de belles choses. Il y avait même des tableaux de Picasso et Warhol qui trainaient ici et là, ainsi qu’une sculpture de Dali, que vous reconnaitrez aisément.
3) Conclusion
Cet article est dédié à Marion T., avec qui se fût un plaisir de converser ces dernières semaines malgré. Il est rare que des amateurs des îles de Ré et Yeu puissent cohabiter (on ne mélange pas le thon islais avec la sardine rhêtoise comme on dit sur mon île) et c’est tant mieux ! Bonne chance pour ton école et plein d’autres choses !
J’ai enfin terminé « ritournelle de la faim » (Le Clezio), qui est vraiment un livre magnifique malgré ne fin un peu enlevée et je continue de carburer au Alain Bashung, comme au bon vieux temps, en écoutant « Malaxe », « la nuit je mens » et « aucun express » en boucle.
mercredi 19 août 2009
dimanche 16 et lundi 17, "au coeur des ténèbres"...
...en référence à un making of bien connu...
A l’image du précédent article, les derniers jours ont été tout aussi épuisants voir plus. Tous les soirs, je rentre à Noida aux alentours de 4h du matin ; je fais à peu près 15h de travail par jour et pas question en cette période brûlante de se reposer samedi et dimanche…
Mais quelle expérience !!!
Dans le dernier article, je découvrais ce que c’était que gérer une équipe. Le grand enjeu des jours suivants fût de tenir le rythme. L’Indian Art Summit commence dans le 19 et nous sommes un peu en retard sur le calendrier (mais on a encore de la marge !).
Dimanche 16
Objectifs :
-gérer les équipes de peintres
-finaliser 13 stands sur les 55
Je n’ai pas beaucoup dormis et dès le réveil je m’aperçois que mes jambes me font très mal. Je passe un petit coup d’inflammatoire et arrive à 11 h sur les lieux. Cette journée est un peu plus stressante car 13 exposants viennent prendre possession de leurs stands demain. Il faut donc que c’est derniers soit impeccables. L’autre difficulté, c’est l’encadrement des peintres qui viennent du très bas de l’échelle social indienne. Ces derniers manquent beaucoup d’éducation et sont bien plus rude avec moi que les menuisiers. Aucun peintre ne comprend les quelques mots d’anglais que j’utilise avec les carpenters, il va donc falloir ruser : Place aux gestes. Je profite du fait que mon attention soit focalisée sur 13 stands plutôt que 55, pour courir moins et surveiller plus. La fatigue se faisant bien sentir en milieu d’après midi, je commence à m’énerver face à la lenteur des ouvriers qui multiplient les pauses.
Heureusement, Zoya est toujours là pour m’épauler dans les premières heures et s’assurer que les ouvriers comprennent bien mes ordres.
En début de soirée, commence à se former ma petite team d’ « helpers » (5-6 personnes) qui me suivent partout ou je vais et qui comprennent parfaitement ma gestuelle et les quelques termes anglais que j’utilise.
Pause-diner autour de 22h à Noida, on repart vers minuit pour une mission commando : passer des chaises en contrebande ! En Inde si l’on veut passer d’un Etat à un autre avec des fournitures à usage professionnel, il faut se faire faire signer une autorisation (Je précise que Le centre d’expo et le bureau de Noida ne sont pas dans les mêmes Etats). Mais là il nous fallait absolument 4 chaises et une table ronde. Nous arrivons donc au bureau vers 00h30, on embarque le tout en 10 minutes et l’épreuve du péage autoroutier (la frontière) passe sans grande difficulté.
Le reste de la soirée est un peu plus calme, je m’occupe de contrôler la finalisation des derniers stands (taille des murs, respect du plan, fourniture, peinture…)
La journée de travail (mais cette expression a-t-elle encore un sens ?) se termine à 3h30, enfin pas totalement, puisque mon Pierre Richard Indien préféré alias « Amar, le plus malchanceux des chauffeurs » a crever son 11ème (oui j’ai compté) pneu depuis que je suis arrivé. Quand le pneu crève en pleine après midi passe encore mais ça le fait un peu moins à 3h45 du matin !
Heureusement une team d’electra india est là pour nous aider. Ils étaient entrain d’attendre des Rickshaws pour rentrer chez eux, qui évidemment, leurs proposaient des prix démentiels. Guillaume décide alors d’embarquer deux ouvriers avec nous.
Arrivé à la maison vers 4h, mes jambes commencent à s’habituer à ses langues journées de marche…plus que 2 jours avant le art summit.
Lundi 17.
Les premiers exposants sont arrivés ce matin et sont visiblement très contents du résultat. Même l’organisatrice de l’expo, ta terrible Emrita,est satisfaite.
Le rôle d’Emrita est de nous mettre la pression. Il ne faut pas se laisser piéger par ses questions volontairement bêtes et répondre rapidement. Zoya a commis quelques erreurs le 1er jour en avouant que « tout n’était pas parfait » ; Emrita en a fait son petit déjeuner et Zoya était au fond de la mine.
Elle m’a aussi questionné à de nombreuses reprises genre : « (à propos de l’avancé des travaux) Sould I be Happy or angry ? ». C’est très con dit comme ça mais il ne faut absolument pas avoir une seul seconde hésitation et se retenir d’émettre la moindre réserve même si vous pensez que cela rend plus crédible votre discours.
Les Indiens veulent entendre du « Yes, we can » ou « all is good ». Le «tout se passe bien mais ce mur là a pris un peu de retard », qui nous semble être une phrase sans gravité et bien plus sincère, peut causer votre perte !
J’ai assez bien répondu à ses questions mais je crois qu’elle est plus indulgente avec moi du fait de mon âge et puis j’ai même eu le droit à un sourire de sa part !
Sinon, La journée se passe bien pour le moment. Guillaume et Zoya sont très occupés par les exposants et je m’occupe de gérer une petite équipe de 10 personnes. L’atmosphère est très détendue et je m’autorise quelques plaisanteries avec eux. J’ai ensuite rassemblé tous les plus branleurs d’entre eux (mon chauffeur Amar compris) et leurs ai fait subir les tâches les plus inutiles mais nécessaires (enlevé les plastiques des chaises) dans la bonne humeur général.
J’ai aussi gagné un peu de cachet auprès des organisateurs en leurs fournissant plusieurs services dans des délais très brefs. Enfin, j’ai aussi copiné avec le service sécurité durant les pauses.
La nuit fût différente.
Après avoir diné à la maison seul avec Mylia, Je prends le relais de Guillaume vers 00h30 et ce dernier me confie la tâche suivante : Equiper tous les stands de placard, bureau, chaises etc. conformément aux plans.
Ça n’a l’air de rien comme ça mais j’avais une difficulté supplémentaire : tous les cadres d’électra était rentré chez eux et j’étais le seul anglophones au milieu d’une centaine Indiens à diriger. Ces derniers étaient tous très fatigués et ce type de travail, où l’erreur n’est pas permise la veille de l’arrivé d’une quarantaine d’exposants, nécessitait une attention constante de ma part.
Nous devions être en petit comité (4 « helpers » maximum) pour que je puisse équiper les stands un par un dans une coordination optimal.
La nuit fût particulièrement forte, j’étais seul, J’étais à bout d’énergie, les ouvriers était assez incontrôlable, ce fût sans conteste le moment le plus fort de ce voyage.
Au début je me suis vite énervé devant le manque d’organisation général, j’avais du mal à cacher mes larmes d’épuisement et me demandais bien vers quelle heure le calvaire allait se terminer.
J’ai mis à peu près deux heures pour trouver mon rythme. Je ne m’exprimais plus que par geste et plus la nuit avançait, plus les ouvriers prenaient le relais. J’étais arrivé au bout de mes capacités : manque de sommeil, douleur physique, nerfs en compote et l’adrénaline avait laissé place à une vision bien sombre de ces derniers jours.
J’avais accepté de ne plus avoir de vie pendant 3 jours. Je me levais, partait travailler 10h de suite, ne prenait des pauses que pour engloutir un mcdo commandé l’après midi et un plat de pâtes le soir, puis je repartais travailler jusqu’à ce que le travail soit terminé. Je revenais enfin à la maison vers 4h, puis me couchait le plus vite possible pour récupérer le plus possible.
Ça n’a rien de compliqué dit comme ça, mais mon corps à craqué cette nuit là. Je me suis littéralement perdu dans la nuit, je ne pensais plus à rien, il fallait terminer le travail.
Cette nuit s’est terminé vers 5h après un dernier contrôle des cinq halls. Je ne pense pas faire dans l’excès si je vous dis que ce fût l’épreuve physique la plus dur de ces 20 ans. Une étape était franchit, c’était la première fois que j’entrais dans un tel état.
J’espère ne pas avoir été trop confus dans la description de cette soirée.
2 ) Les photos du jours.
Elles présentent l’avancé des travaux, la penture puis les lumières et enfin l’arrivée des premières œuvres. J’ai aussi pris en photo une partie seulement des chaises que je devais distribuer dans chacun des stands.
La prochaine fois je ferai un diapo spécial œuvres d’art avec tous les tableaux, sculptures, photographies qui m’ont marqué (et il y en a beaucoup !)
3) Conclusion
Cet article est dédié à Boris, qui, suit très assidument ce blog, j’en suis évidemment honoré et nous aurons tout le temps d’en parler en septembre.
Le jour de mon départ n’est toujours pas déterminé. En gros, je serai averti 24h avant le départ. J’ai demandé au comptable de l’agence de m’avertir pour les vols du 24, 25 et 26 août.
D’ici là, « quiet time » d’Archive berce mes nuits agitées.
http://www.youtube.com/watch?v=KNa8sBQDt44
Le blog s’arrête bientôt et voici le programme :
-21 août : dernier article sur le Indian Art Summit avec un grand diaporama
-23 août : Article spécial « focus » avec tous les points sur l’Inde que je n’ai pu aborder (le cinéma, les différences nord-sud, pourquoi les indiens ont-ils les cheveux orange ?, le coût de la vie etc…
-24 (ou 25 selon le jour du départ) : Conclusion du blog
A l’image du précédent article, les derniers jours ont été tout aussi épuisants voir plus. Tous les soirs, je rentre à Noida aux alentours de 4h du matin ; je fais à peu près 15h de travail par jour et pas question en cette période brûlante de se reposer samedi et dimanche…
Mais quelle expérience !!!
Dans le dernier article, je découvrais ce que c’était que gérer une équipe. Le grand enjeu des jours suivants fût de tenir le rythme. L’Indian Art Summit commence dans le 19 et nous sommes un peu en retard sur le calendrier (mais on a encore de la marge !).
Dimanche 16
Objectifs :
-gérer les équipes de peintres
-finaliser 13 stands sur les 55
Je n’ai pas beaucoup dormis et dès le réveil je m’aperçois que mes jambes me font très mal. Je passe un petit coup d’inflammatoire et arrive à 11 h sur les lieux. Cette journée est un peu plus stressante car 13 exposants viennent prendre possession de leurs stands demain. Il faut donc que c’est derniers soit impeccables. L’autre difficulté, c’est l’encadrement des peintres qui viennent du très bas de l’échelle social indienne. Ces derniers manquent beaucoup d’éducation et sont bien plus rude avec moi que les menuisiers. Aucun peintre ne comprend les quelques mots d’anglais que j’utilise avec les carpenters, il va donc falloir ruser : Place aux gestes. Je profite du fait que mon attention soit focalisée sur 13 stands plutôt que 55, pour courir moins et surveiller plus. La fatigue se faisant bien sentir en milieu d’après midi, je commence à m’énerver face à la lenteur des ouvriers qui multiplient les pauses.
Heureusement, Zoya est toujours là pour m’épauler dans les premières heures et s’assurer que les ouvriers comprennent bien mes ordres.
En début de soirée, commence à se former ma petite team d’ « helpers » (5-6 personnes) qui me suivent partout ou je vais et qui comprennent parfaitement ma gestuelle et les quelques termes anglais que j’utilise.
Pause-diner autour de 22h à Noida, on repart vers minuit pour une mission commando : passer des chaises en contrebande ! En Inde si l’on veut passer d’un Etat à un autre avec des fournitures à usage professionnel, il faut se faire faire signer une autorisation (Je précise que Le centre d’expo et le bureau de Noida ne sont pas dans les mêmes Etats). Mais là il nous fallait absolument 4 chaises et une table ronde. Nous arrivons donc au bureau vers 00h30, on embarque le tout en 10 minutes et l’épreuve du péage autoroutier (la frontière) passe sans grande difficulté.
Le reste de la soirée est un peu plus calme, je m’occupe de contrôler la finalisation des derniers stands (taille des murs, respect du plan, fourniture, peinture…)
La journée de travail (mais cette expression a-t-elle encore un sens ?) se termine à 3h30, enfin pas totalement, puisque mon Pierre Richard Indien préféré alias « Amar, le plus malchanceux des chauffeurs » a crever son 11ème (oui j’ai compté) pneu depuis que je suis arrivé. Quand le pneu crève en pleine après midi passe encore mais ça le fait un peu moins à 3h45 du matin !
Heureusement une team d’electra india est là pour nous aider. Ils étaient entrain d’attendre des Rickshaws pour rentrer chez eux, qui évidemment, leurs proposaient des prix démentiels. Guillaume décide alors d’embarquer deux ouvriers avec nous.
Arrivé à la maison vers 4h, mes jambes commencent à s’habituer à ses langues journées de marche…plus que 2 jours avant le art summit.
Lundi 17.
Les premiers exposants sont arrivés ce matin et sont visiblement très contents du résultat. Même l’organisatrice de l’expo, ta terrible Emrita,est satisfaite.
Le rôle d’Emrita est de nous mettre la pression. Il ne faut pas se laisser piéger par ses questions volontairement bêtes et répondre rapidement. Zoya a commis quelques erreurs le 1er jour en avouant que « tout n’était pas parfait » ; Emrita en a fait son petit déjeuner et Zoya était au fond de la mine.
Elle m’a aussi questionné à de nombreuses reprises genre : « (à propos de l’avancé des travaux) Sould I be Happy or angry ? ». C’est très con dit comme ça mais il ne faut absolument pas avoir une seul seconde hésitation et se retenir d’émettre la moindre réserve même si vous pensez que cela rend plus crédible votre discours.
Les Indiens veulent entendre du « Yes, we can » ou « all is good ». Le «tout se passe bien mais ce mur là a pris un peu de retard », qui nous semble être une phrase sans gravité et bien plus sincère, peut causer votre perte !
J’ai assez bien répondu à ses questions mais je crois qu’elle est plus indulgente avec moi du fait de mon âge et puis j’ai même eu le droit à un sourire de sa part !
Sinon, La journée se passe bien pour le moment. Guillaume et Zoya sont très occupés par les exposants et je m’occupe de gérer une petite équipe de 10 personnes. L’atmosphère est très détendue et je m’autorise quelques plaisanteries avec eux. J’ai ensuite rassemblé tous les plus branleurs d’entre eux (mon chauffeur Amar compris) et leurs ai fait subir les tâches les plus inutiles mais nécessaires (enlevé les plastiques des chaises) dans la bonne humeur général.
J’ai aussi gagné un peu de cachet auprès des organisateurs en leurs fournissant plusieurs services dans des délais très brefs. Enfin, j’ai aussi copiné avec le service sécurité durant les pauses.
La nuit fût différente.
Après avoir diné à la maison seul avec Mylia, Je prends le relais de Guillaume vers 00h30 et ce dernier me confie la tâche suivante : Equiper tous les stands de placard, bureau, chaises etc. conformément aux plans.
Ça n’a l’air de rien comme ça mais j’avais une difficulté supplémentaire : tous les cadres d’électra était rentré chez eux et j’étais le seul anglophones au milieu d’une centaine Indiens à diriger. Ces derniers étaient tous très fatigués et ce type de travail, où l’erreur n’est pas permise la veille de l’arrivé d’une quarantaine d’exposants, nécessitait une attention constante de ma part.
Nous devions être en petit comité (4 « helpers » maximum) pour que je puisse équiper les stands un par un dans une coordination optimal.
La nuit fût particulièrement forte, j’étais seul, J’étais à bout d’énergie, les ouvriers était assez incontrôlable, ce fût sans conteste le moment le plus fort de ce voyage.
Au début je me suis vite énervé devant le manque d’organisation général, j’avais du mal à cacher mes larmes d’épuisement et me demandais bien vers quelle heure le calvaire allait se terminer.
J’ai mis à peu près deux heures pour trouver mon rythme. Je ne m’exprimais plus que par geste et plus la nuit avançait, plus les ouvriers prenaient le relais. J’étais arrivé au bout de mes capacités : manque de sommeil, douleur physique, nerfs en compote et l’adrénaline avait laissé place à une vision bien sombre de ces derniers jours.
J’avais accepté de ne plus avoir de vie pendant 3 jours. Je me levais, partait travailler 10h de suite, ne prenait des pauses que pour engloutir un mcdo commandé l’après midi et un plat de pâtes le soir, puis je repartais travailler jusqu’à ce que le travail soit terminé. Je revenais enfin à la maison vers 4h, puis me couchait le plus vite possible pour récupérer le plus possible.
Ça n’a rien de compliqué dit comme ça, mais mon corps à craqué cette nuit là. Je me suis littéralement perdu dans la nuit, je ne pensais plus à rien, il fallait terminer le travail.
Cette nuit s’est terminé vers 5h après un dernier contrôle des cinq halls. Je ne pense pas faire dans l’excès si je vous dis que ce fût l’épreuve physique la plus dur de ces 20 ans. Une étape était franchit, c’était la première fois que j’entrais dans un tel état.
J’espère ne pas avoir été trop confus dans la description de cette soirée.
2 ) Les photos du jours.
Elles présentent l’avancé des travaux, la penture puis les lumières et enfin l’arrivée des premières œuvres. J’ai aussi pris en photo une partie seulement des chaises que je devais distribuer dans chacun des stands.
La prochaine fois je ferai un diapo spécial œuvres d’art avec tous les tableaux, sculptures, photographies qui m’ont marqué (et il y en a beaucoup !)
3) Conclusion
Cet article est dédié à Boris, qui, suit très assidument ce blog, j’en suis évidemment honoré et nous aurons tout le temps d’en parler en septembre.
Le jour de mon départ n’est toujours pas déterminé. En gros, je serai averti 24h avant le départ. J’ai demandé au comptable de l’agence de m’avertir pour les vols du 24, 25 et 26 août.
D’ici là, « quiet time » d’Archive berce mes nuits agitées.
http://www.youtube.com/watch?v=KNa8sBQDt44
Le blog s’arrête bientôt et voici le programme :
-21 août : dernier article sur le Indian Art Summit avec un grand diaporama
-23 août : Article spécial « focus » avec tous les points sur l’Inde que je n’ai pu aborder (le cinéma, les différences nord-sud, pourquoi les indiens ont-ils les cheveux orange ?, le coût de la vie etc…
-24 (ou 25 selon le jour du départ) : Conclusion du blog
lundi 17 août 2009
Samedi 15, l'entrée dans le tunnel
On y est ! L’installation des stands pour l’Indian art summit débute le 15 août, pour finalement s’achever le 18, à la veille de l’ouverture au public. C’est à partir de maintenant que les choses vont s’accélérer pour moi.
Il y a deux semaines, Mylia m’avait prévenu : « Je te conseille de te préparer mentalement et physiquement pour ces 4 jours, tu risques de ne pas dormir beaucoup ». Elle avait bien raison.
Voici mon rôle : Diriger les équipes de menuisiers, peintres, éléctriciens… ; les coordonner et répondre à toutes les injonctions des clients. J’assiste Zoya ou la remplace le soir et je me renseigne régulièrement auprès de Guillaume pour prendre connaissance de mes nouveaux objectifs.
Dans les faits, en quoi ça consiste ?
L’entreprise electraevents dans laquelle je travaille a comme but l’installation complète des stands qui accueilleront les galeries du monde entier et pour cela, il faut impérativement suivre plusieurs étapes :
-Travail préparatoires, relation client, prise des commandes, impression des plans…
-Arrivée dans les locaux du IAS, on marque sur le sol, à la craie, les limites des différents stands.
-arrivée des menuisiers qui s’occupent de poser les murs.
-Les peintres prennent le relais …
-Puis c’est au tour des électriciens de fixer des spots light et d’installer les interrupteurs
-Des personnes viennent installer des meubles dans les stands
-Et d’autres fixent des panneaux à l’entrée de chaque stand.
-Enfin, une équipe, qui ne dépend pas de nous, vient installer les œuvres d’art et s’assure bien que personne n’y touche.
Gérer les différentes vagues de professions et les nombreuses équipes qui compose chacune de ces professions est un vrai travail de chef d’orchestre, pour reprendre une comparaison connue mais tellement vraie. Harmoniser le tout est extrêmement épuisant surtout lorsque l’on sait que les peintres ne peuvent pas blairer les menuisiers qui ne calculent pas les électriciens (ces métiers appartiennent à des classes différentes !).
Lundi, j’arrive sur les lieux à 13h, histoire que Zoya me passe le relais et puisse prendre sa pause, un objectif : contrôler que les ouvriers respectent bien les plans. Je passe donc plusieurs heures à courir de stand en stand (il y en a 54) pour m’assurer que les murs sont de la bonne taille, que les plans sont dans le bon sens… bref, faire preuve d’autorité devant un peu plus d’une centaine d’ouvriers, d’autant que je pars avec deux désavantages :
-Je suis plus jeune qu’eux
-Je ne sais pas parler Indhi et rare sont ceux qui comprennent l’anglais.
Les Indiens ont un grand principe, répondre « yes » à tout ce qu’on leurs dit, surtout si ils n’ont rien compris. En gros, on n’est jamais sûr que le message soit passé et que le mur sera bien peint en rouge dans l’heure qui suit.
La journée s’accélère, La chaleur est étouffante et les ouvriers multiplient les erreurs. Au bout de deux heures, je commence à me sentir très mal et prend une pause coca cola à 1/4h de l’entrepôt. De retour sur place, je continue de marcher, de négocier tel ou telle retouche, c’est épuisant. Pour me faciliter la tâche, je commence à retenir les visages des chefs de chantiers ainsi que des anglophones. Mais ce ne sont que des intermédiaires et on ne sait jamais si le message va passer.
On ne s’arrête jamais de marcher, il y a toujours une salle à vérifier, un ordre à exécuter et je sais très bien qu’à partir du moment où je me poserai sur une bâche, la douleur commencera à se faire sentir.
Les heures passent, la fatigue arrive petit à petit et je commence à me prendre les pieds dans les innombrables fils qui trainent. Et puis on finit par se rendre compte que cet ordre là, on l’a déjà répéter 6 fois à l’équipe de menuisier du hall A et que rien ne bouge. Alors on commence à s’énerver, on ne sourie plus et on demande de l’aide à un cadre quand les évènements commencent à nous échapper. La construction des murs avance très lentement mais il faut sans cesse repasser voir tel équipe pour qu’ils s’activent un peu. J’ai par ailleurs remarqué qu’à chaque fois que je pénétrai dans certains halls (D et E), il y avait toujours quelqu’un pour faire le guet et avertir ses collègues de ma venue. On ne peut pas s’arrêter car sinon, on risque de laisser amplifier des problèmes. Si je n’avais pas fait 20 fois le tour du hall B dans cette journée, aurais-je remarqué suffisamment rapidement (avant qu’ils ne fassent de grosses erreurs) que les ouvriers avaient inversé les plans des stands B12 et B13 ?
Les heures s’écoulent et on s’étonne à ne plus penser à autres choses, l’esprit se vide, on perd conscience de beaucoup de chose notamment de l’état physique.
Je suis arrivé à 13h, j’ai ensuite manger à 21h, ma vraie première pause de plus de 5 minutes. L’arrêt crée un énorme soulagement, nous repartons à la maison nous reposer trois heures et j’en profite pour poster un message sur le blog. Et puis arrive le terrible moment du départ vers minuit. On essaye de sortir de son lit mais les jambes ne répondent plus, elles tremblent et la douleur est insupportable. Mylia avait gardé de côté un inflammatoire pour que je puisse tenir le coup. L’année dernière, elle était à ma place et comprend très bien ce qui m’arrive. La crème apaise artificiellement mes douleurs et me permet de reprendre le boulot vers 00h30.
Guillaume et Zoya ne sont pas là, c’est donc à moi de diriger toutes les opérations, la cadence s’accélère, il ne faut surtout pas commettre d’erreurs avant le retour de Guillaume. Le chantier à commencer en retard, on ne peut pas se permettre de ralentir encore plus la production. Vers 2h du matin, je n’ai presque plus de souvenirs tellement je m’étais vidé l’esprit. Guillaume est rentré vers 2H30 et a procédé aux mesures de tous les stands. Pour ma part, j’étais complètement sonné et n’était plus vraiment très efficace. Et puis les évènements se sont bousculés. Deux stands avaient été construits selon des plans qui étaient en fait faux. C’est moi qui ai remarqué les invraisemblances. Totalement stressé par la situation, j’ai traversé tout l’entrepôt en courant pour aller prévenir mon patron (je précise que l’erreur était vraiment très grave et qu’il fallait à tout prix une solution ce soir là). Sur le chemin, ma jambe a fait un fait un faux mouvement et là je me suis fait très mal. Rien de très grave mais j’ai boité tout le reste de la nuit. Vers 3h30, un peu avant de partir, un chien s’est mis à me suivre partout ou j’allais, l’entrepôt était presque vide et tous les ouvriers dormaient à même le sol. L’ambiance était assez indescriptible.
Nous quittons le centre des expositions vers 4h, ce dernier est par ailleurs immense (l’indian art summit ne couvre même pas 1% de la zone) et la voiture se perd un peu. Arrivé au barrage de police, car il y en un à l’entrée du centre pour filtrer les entrées et les sorties, le policier est visiblement totalement fait et nous regarde fixement Guillaume et moi pendant 2 longues minutes avec un large sourire, avant de nous demander nos noms. Sans même regarder sur sa liste il nous laisse sortir.
Guillaume me glisse alors (une expression normande ?) : « Il est beurré comme un petit lu »
J’étais tellement fatigué que je ne me souviens plus du retour.
La journée a été éprouvante, ça ne dure que 4 jours, j’ai été engagé pour ça, c’est le prix à payer après 1 mois de glandouille au bureau.
Les photos du jour.
Elle montre surtout l’état d’avancement des travaux vers 23-4h du matin. Si je suis aussi rouge c’est à cause de la chaleur.
Conclusion :
Tout d’abord, je tiens à répondre aux questions de Boris et Pélagie :
« Comment est-ce que tu supportes la chaleur en Inde ? ».
Ici, il fait assez chaud mais pas tant que ça, autour des 35°-40°. On subit d’autant moins la chaleur que la plupart des endroits que j’ai fréquenté (maison, bureau, supermarché, voiture, hôtels) sont climatisés à mort ! Le principal risque est donc d’avoir le nez et la gorge un peu encombré en raison des fortes variations de températures. Avant de partir, j’avais fait le plein de chemises et pantalon en lin qui ne sont pas vraiment utiles au final. Cependant, dans l’entrepôt où je travaille actuellement, il n’y a pas de climatisation et je passe mon temps à marcher. Là, c’est évidemment assez insupportable mais passé la barrière des 2h sur place, on ne ressent plus vraiment cette chaleur.
« Comment est-ce que tu arrives à diriger des ouvriers ? »
J’ai en partie répondu à cette question dans l’article. Cependant pour bien me faire respecter (et ce n’est pas toujours facile) je prends un ton un peu sec et reste inflexible sur les ordres à effectuer. Quand rien ne se passe, je pratique le harcèlement en repassant par le stand toutes les 5 minutes. Et quand vraiment je sens que la communication ne passe pas, je demande de l’aide à Zoya ou à un cadre. Mais j’essaye de toujours garder le sourire au début et de ne pas oublier de les remercier à chaque fois. Mais Guilaume et Zoya m’avait prévenu : Les Indiens sont des je-m’en-foutiste en puissance et ils ne bougeront pas d’un poil tant que tu ne t’énerveras pas un peu. C’est parfois assez rude pour les nerfs de constater à quel point « ça passe par une oreille et ça ressort par l’autre », comme dirait mon père.
Je voulais aussi vous faire le résumé de la journée d’hier mais se sera pour demain je pense.
Cette article, même si pas vraiment très joyeux, est dédié à Julia qui a le même malheur que moi : être née en plein mois d’août, 3 jour après moi plus exactement. Bonne anniversaire et on se revoit pour finaliser ce fameux brulot de la rentrée littéraire 2009, bien plus attendu encore que l’autobiographie de super menteur…
D’ici là, faîtes comme moi et écouter l’intégrale de « Atom earth mother » passé 3h du matin.
Il y a deux semaines, Mylia m’avait prévenu : « Je te conseille de te préparer mentalement et physiquement pour ces 4 jours, tu risques de ne pas dormir beaucoup ». Elle avait bien raison.
Voici mon rôle : Diriger les équipes de menuisiers, peintres, éléctriciens… ; les coordonner et répondre à toutes les injonctions des clients. J’assiste Zoya ou la remplace le soir et je me renseigne régulièrement auprès de Guillaume pour prendre connaissance de mes nouveaux objectifs.
Dans les faits, en quoi ça consiste ?
L’entreprise electraevents dans laquelle je travaille a comme but l’installation complète des stands qui accueilleront les galeries du monde entier et pour cela, il faut impérativement suivre plusieurs étapes :
-Travail préparatoires, relation client, prise des commandes, impression des plans…
-Arrivée dans les locaux du IAS, on marque sur le sol, à la craie, les limites des différents stands.
-arrivée des menuisiers qui s’occupent de poser les murs.
-Les peintres prennent le relais …
-Puis c’est au tour des électriciens de fixer des spots light et d’installer les interrupteurs
-Des personnes viennent installer des meubles dans les stands
-Et d’autres fixent des panneaux à l’entrée de chaque stand.
-Enfin, une équipe, qui ne dépend pas de nous, vient installer les œuvres d’art et s’assure bien que personne n’y touche.
Gérer les différentes vagues de professions et les nombreuses équipes qui compose chacune de ces professions est un vrai travail de chef d’orchestre, pour reprendre une comparaison connue mais tellement vraie. Harmoniser le tout est extrêmement épuisant surtout lorsque l’on sait que les peintres ne peuvent pas blairer les menuisiers qui ne calculent pas les électriciens (ces métiers appartiennent à des classes différentes !).
Lundi, j’arrive sur les lieux à 13h, histoire que Zoya me passe le relais et puisse prendre sa pause, un objectif : contrôler que les ouvriers respectent bien les plans. Je passe donc plusieurs heures à courir de stand en stand (il y en a 54) pour m’assurer que les murs sont de la bonne taille, que les plans sont dans le bon sens… bref, faire preuve d’autorité devant un peu plus d’une centaine d’ouvriers, d’autant que je pars avec deux désavantages :
-Je suis plus jeune qu’eux
-Je ne sais pas parler Indhi et rare sont ceux qui comprennent l’anglais.
Les Indiens ont un grand principe, répondre « yes » à tout ce qu’on leurs dit, surtout si ils n’ont rien compris. En gros, on n’est jamais sûr que le message soit passé et que le mur sera bien peint en rouge dans l’heure qui suit.
La journée s’accélère, La chaleur est étouffante et les ouvriers multiplient les erreurs. Au bout de deux heures, je commence à me sentir très mal et prend une pause coca cola à 1/4h de l’entrepôt. De retour sur place, je continue de marcher, de négocier tel ou telle retouche, c’est épuisant. Pour me faciliter la tâche, je commence à retenir les visages des chefs de chantiers ainsi que des anglophones. Mais ce ne sont que des intermédiaires et on ne sait jamais si le message va passer.
On ne s’arrête jamais de marcher, il y a toujours une salle à vérifier, un ordre à exécuter et je sais très bien qu’à partir du moment où je me poserai sur une bâche, la douleur commencera à se faire sentir.
Les heures passent, la fatigue arrive petit à petit et je commence à me prendre les pieds dans les innombrables fils qui trainent. Et puis on finit par se rendre compte que cet ordre là, on l’a déjà répéter 6 fois à l’équipe de menuisier du hall A et que rien ne bouge. Alors on commence à s’énerver, on ne sourie plus et on demande de l’aide à un cadre quand les évènements commencent à nous échapper. La construction des murs avance très lentement mais il faut sans cesse repasser voir tel équipe pour qu’ils s’activent un peu. J’ai par ailleurs remarqué qu’à chaque fois que je pénétrai dans certains halls (D et E), il y avait toujours quelqu’un pour faire le guet et avertir ses collègues de ma venue. On ne peut pas s’arrêter car sinon, on risque de laisser amplifier des problèmes. Si je n’avais pas fait 20 fois le tour du hall B dans cette journée, aurais-je remarqué suffisamment rapidement (avant qu’ils ne fassent de grosses erreurs) que les ouvriers avaient inversé les plans des stands B12 et B13 ?
Les heures s’écoulent et on s’étonne à ne plus penser à autres choses, l’esprit se vide, on perd conscience de beaucoup de chose notamment de l’état physique.
Je suis arrivé à 13h, j’ai ensuite manger à 21h, ma vraie première pause de plus de 5 minutes. L’arrêt crée un énorme soulagement, nous repartons à la maison nous reposer trois heures et j’en profite pour poster un message sur le blog. Et puis arrive le terrible moment du départ vers minuit. On essaye de sortir de son lit mais les jambes ne répondent plus, elles tremblent et la douleur est insupportable. Mylia avait gardé de côté un inflammatoire pour que je puisse tenir le coup. L’année dernière, elle était à ma place et comprend très bien ce qui m’arrive. La crème apaise artificiellement mes douleurs et me permet de reprendre le boulot vers 00h30.
Guillaume et Zoya ne sont pas là, c’est donc à moi de diriger toutes les opérations, la cadence s’accélère, il ne faut surtout pas commettre d’erreurs avant le retour de Guillaume. Le chantier à commencer en retard, on ne peut pas se permettre de ralentir encore plus la production. Vers 2h du matin, je n’ai presque plus de souvenirs tellement je m’étais vidé l’esprit. Guillaume est rentré vers 2H30 et a procédé aux mesures de tous les stands. Pour ma part, j’étais complètement sonné et n’était plus vraiment très efficace. Et puis les évènements se sont bousculés. Deux stands avaient été construits selon des plans qui étaient en fait faux. C’est moi qui ai remarqué les invraisemblances. Totalement stressé par la situation, j’ai traversé tout l’entrepôt en courant pour aller prévenir mon patron (je précise que l’erreur était vraiment très grave et qu’il fallait à tout prix une solution ce soir là). Sur le chemin, ma jambe a fait un fait un faux mouvement et là je me suis fait très mal. Rien de très grave mais j’ai boité tout le reste de la nuit. Vers 3h30, un peu avant de partir, un chien s’est mis à me suivre partout ou j’allais, l’entrepôt était presque vide et tous les ouvriers dormaient à même le sol. L’ambiance était assez indescriptible.
Nous quittons le centre des expositions vers 4h, ce dernier est par ailleurs immense (l’indian art summit ne couvre même pas 1% de la zone) et la voiture se perd un peu. Arrivé au barrage de police, car il y en un à l’entrée du centre pour filtrer les entrées et les sorties, le policier est visiblement totalement fait et nous regarde fixement Guillaume et moi pendant 2 longues minutes avec un large sourire, avant de nous demander nos noms. Sans même regarder sur sa liste il nous laisse sortir.
Guillaume me glisse alors (une expression normande ?) : « Il est beurré comme un petit lu »
J’étais tellement fatigué que je ne me souviens plus du retour.
La journée a été éprouvante, ça ne dure que 4 jours, j’ai été engagé pour ça, c’est le prix à payer après 1 mois de glandouille au bureau.
Les photos du jour.
Elle montre surtout l’état d’avancement des travaux vers 23-4h du matin. Si je suis aussi rouge c’est à cause de la chaleur.
Conclusion :
Tout d’abord, je tiens à répondre aux questions de Boris et Pélagie :
« Comment est-ce que tu supportes la chaleur en Inde ? ».
Ici, il fait assez chaud mais pas tant que ça, autour des 35°-40°. On subit d’autant moins la chaleur que la plupart des endroits que j’ai fréquenté (maison, bureau, supermarché, voiture, hôtels) sont climatisés à mort ! Le principal risque est donc d’avoir le nez et la gorge un peu encombré en raison des fortes variations de températures. Avant de partir, j’avais fait le plein de chemises et pantalon en lin qui ne sont pas vraiment utiles au final. Cependant, dans l’entrepôt où je travaille actuellement, il n’y a pas de climatisation et je passe mon temps à marcher. Là, c’est évidemment assez insupportable mais passé la barrière des 2h sur place, on ne ressent plus vraiment cette chaleur.
« Comment est-ce que tu arrives à diriger des ouvriers ? »
J’ai en partie répondu à cette question dans l’article. Cependant pour bien me faire respecter (et ce n’est pas toujours facile) je prends un ton un peu sec et reste inflexible sur les ordres à effectuer. Quand rien ne se passe, je pratique le harcèlement en repassant par le stand toutes les 5 minutes. Et quand vraiment je sens que la communication ne passe pas, je demande de l’aide à Zoya ou à un cadre. Mais j’essaye de toujours garder le sourire au début et de ne pas oublier de les remercier à chaque fois. Mais Guilaume et Zoya m’avait prévenu : Les Indiens sont des je-m’en-foutiste en puissance et ils ne bougeront pas d’un poil tant que tu ne t’énerveras pas un peu. C’est parfois assez rude pour les nerfs de constater à quel point « ça passe par une oreille et ça ressort par l’autre », comme dirait mon père.
Je voulais aussi vous faire le résumé de la journée d’hier mais se sera pour demain je pense.
Cette article, même si pas vraiment très joyeux, est dédié à Julia qui a le même malheur que moi : être née en plein mois d’août, 3 jour après moi plus exactement. Bonne anniversaire et on se revoit pour finaliser ce fameux brulot de la rentrée littéraire 2009, bien plus attendu encore que l’autobiographie de super menteur…
D’ici là, faîtes comme moi et écouter l’intégrale de « Atom earth mother » passé 3h du matin.
samedi 15 août 2009
Semaine du 10 août, et si on parlait boulot ?
On m’a demandé pourquoi certaines parties avaient tendance à disparaitre (L’instant cuisine par exemple et le focus plus récemment). La raison est simple, tenir un blog est une chose, trouver continuellement de nouveaux sujets en est une autre. Et puis il me faudra bien des choses à raconter dès mon retour !
Continuez à me poser des questions sur facebook, le blog ou ailleurs et je me ferai un plaisir d’y répondre ici.
Cette semaine j’ai eu beaucoup de travail en marge de l’Indian art summit, qui débute le 19. Je serai sur place dès le 15 au matin pour contrôler le bon déroulement de l’installation des stands et pour gérer les relations clients. J’ai réellement été engagé pour cette période de 10 jours extrêmement intense et où vont s’enchainer les nuits blanches, peut-être finirais-je par être rentable pour l’entreprise ?
Dès lundi ont commencé les préparatifs, je ne vous détaille pas le contenu de mon boulot (mise à jour des plans, installation des panneaux, listing de clients potentiels etc.) mais sachez juste que les journées ont tendance à s’allonger et qu’il n’y a plus un jour où je termine avant 19h.
Je suis toujours aussi accro des Mc Chicken (j’en englouti à peu près 2 par jours) mais signe des temps, je suis passé au Maharadja Burger qui est particulièrement épicé mais tellement bon….
Louis : « Là je te coupe Guillaume mais je ne comprends plus là ! Ça fait un mois que tu te plains de l’absence de travail et de la nourriture épicé ! Si ça continue, tu vas demander à passer 2 semaines de plus en Inde »
Je te rassure, je préfère encore repasser l’épreuve de microéconomie que rester 2 jours de plus éloigné de l’île de mes rêves. Parfois je me vois au bord de la plage des coucous, Port-Joinville à ma gauche et les sapins à ma droite, dégustant des pains au chocolat en lisant le libé acheté le jour même (après avoir salué comme il se doit Didier, le marchand de perle et Bibi, le tenancier du Clipper)…
Mais je sens que je commence un peu trop à divaguer, reprenons le cours de la semaine.
Oui donc j’ai du boulot et je commence à manger Indien. Vous en voulez un autre bien bonne ? Vinnay a décidé de faire ami-ami ! Enfin…Le connaissant il avait surtout besoin de moi pour contacter une entreprise belge et une autre espagnol… mais au moins je peux désormais jouer à Géo challenge et IQ traveller tranquillos au bureau sans sentir cette présence hostile dans mon dos.
Mon autre grande chance c’est le grand soutien que me porte la numéro 2 d’Electraevents, Zoya. Elle est persuadé que je fais du bon boulot (ah ouais ?) et surtout que je suis très intelligent, tout ça parce que je sais convertir les roupies en dollars et situer la Belgique sur la carte du monde. M’enfin on ne va pas se plaindre car en plus elle me fait de la pub auprès de Guillaume. Chose étrange, je devais lui dicter mardi certaines données pendant qu’elle devait rentrer l’information dans un tableur excel et puis soudain elle a fondu en larme puis s’est repris et a continué comme si rien ne s’était passé. La scène n’a pas duré plus de vingt secondes et je n’ai toujours pas compris ce qui s’était passé…
L’atmosphère semble très bonne au bureau mais les difficultés actuelles d’electraevents liées à la crise ont fait rejaillir une bonne vieille habitude dans le monde du travail Indien : la délation. Ça s’est passé Mercredi soir, juste avant que Guillaume ne quitte le bureau. Vers 19h, il trouve un papier sur son ordi dénonçant la fainéantise de Ratan et les missions en free lance qu’il effectue au bureau pour des agences concurrentes. 10 minutes après, c’est Sonia (la graphiste) qui demande une augmentation (mérité) à mon patron pour tout le travail supplémentaire qu’elle effectue, sous entendue celui que Ratan ne fait pas. C’est enfin au tour de Ranjit (le directeur de la production) de s’entretenir. Il commence par clamer ô combien il aime cette boîte, qu’il mourra pour sa survie et que jamais, jamais il ne la trahira ; « ce qui n’est pas le cas de Ratan » ajoute-t-il en conclusion de sa déclaration d’amour. Ambiance, ambiance…
Guillaume étant de moins en moins au bureau, certains collègues me ramène directement en moto. Je n’ai évidemment pas de casque et je vous assure qu’il faut bien se tenir pour ne pas vaciller, mais rien de bien méchant. Les marchés autour du bureau sont particulièrement magnifiques la nuit tombée. Il n’y a pas d’éclairage publique dans ce secteur de Noida et chaque petit stand dispose ainsi de sa propre bougie, lampe. On se croirait presque dans la pub Schweppes (oui vous savez, celle où Nicole Kidman s’enfile une bouteille cul sec sur fond glouglou bien sonore).
Aujourd’hui 14 août, je n’avais pas eu super envie de parlé de mon anniversaire au bureau (c’est le premier anniversaire que je passe sans ma famille) donc j’ai fais comme si c’était un jour comme les autres. Guillaume et Mylia était au courant, me l’ont fêté dès 8h du matin et je les soupçonne fortement de me préparer un bon gros gâteau au chocolat. Deux indices m’ont mis la puce à l’oreille.
1) Mylia (vers midi) : « En fait tu aimes le chocolat, non ? »
2) Les deux tablettes de chocolat vidées dans la cuisine.
Je ne vais pas non plus trop m’avancer, mais…
/Edit : En fait point de gâteau au chocolat mais une soirée dans un restau italien (« pour que tu puisse manger tes lasagnes »), c’était excellent même si j’étais un peu triste. En fait, j’avais terminé le travail vers 21h30 à faire des photocopies et la journée avait été particulièrement mauvaise, J’ai trop essayé de mettre de coté le coté festif de la journée et je l’ai regretté.
Heureusement, mon père, mon frère et ma belle mère m’avait préparé une surprise par visio conférence. Ils m’ont ainsi présenté mon gâteau d’anniversaire qu’ils ont dégusté devant moi. Ils ont ensuite mis au congélateur une part enroulée dans du papier d’aluminium pour que je puisse en profiter à mon retour. Ils ont ensuite fait de même avec un verre de champagne. J’ai aussi eu le droit à un autoportrait très réussie (réalisé par Delphine). Enfin bref j’ai quant même pleuré. /
Pour conclure ce résumé synthétique de la semaine écoulé (et en prévision d’une semaine extrêmement agitée) je finis sur la phrase de la semaine. Elle vient (of course) d’une Zoya toujours autant en admiration devant mon travail :
« Guillaume tu colles vraiment bien les post-it, tu fais du très bon boulot » (à prendre au 1er degré)
Je vais finir par m’inquiéter…
3) Les Photos de la semaine
Je voulais vous faire un focus sur le film indien que j’ai vu dimanche mais je n’ai vraiment pas assez de temps (et j’ai aussi passé une heure à faire une ébauche que j’ai jeté à la corbeille). A la place un diaporama qui traite un peu de tout :
-Les hôtels visités (et mais parents ne se sont pas foutu de moi)
-les chantiers du art summit, sur une des photos, un Indien est couché sur mon futur bureau : le « help desk »
Une procession religieuse, il y a des fêtes religieuses à peu près tous les 2 jours ici !
L’intérieur d’une boutique tibétaine, véritable caverne d’Ali Baba.
Conclusion :
En premier lieu, je remercie tous ceux qui m’ont fêté mon anniversaire. Être né un 14 août ne présente pas que des avantages et je suis heureux que années après années, il y a toujours plus de personnes pour le fêter (merci facebook !)
Et puis fêter ses 20 ans en Inde, ce n’est quant même pas rien ! Ça vaut bien les 12 ans sur le tarmac de l’aéroport de New York, les 13 ans en pleine death Valley et les 18 ans sur l’île de Koh Samui !
Enfin, cette article est dédiée à Diane, les moments passés au mariage de ma mèreet bien d’autres encore restent assez inoubliables, je suis heureux que l’on continue de se voir régulièrement malgré nos emplois du temps chargés.
Continuez à me poser des questions sur facebook, le blog ou ailleurs et je me ferai un plaisir d’y répondre ici.
Cette semaine j’ai eu beaucoup de travail en marge de l’Indian art summit, qui débute le 19. Je serai sur place dès le 15 au matin pour contrôler le bon déroulement de l’installation des stands et pour gérer les relations clients. J’ai réellement été engagé pour cette période de 10 jours extrêmement intense et où vont s’enchainer les nuits blanches, peut-être finirais-je par être rentable pour l’entreprise ?
Dès lundi ont commencé les préparatifs, je ne vous détaille pas le contenu de mon boulot (mise à jour des plans, installation des panneaux, listing de clients potentiels etc.) mais sachez juste que les journées ont tendance à s’allonger et qu’il n’y a plus un jour où je termine avant 19h.
Je suis toujours aussi accro des Mc Chicken (j’en englouti à peu près 2 par jours) mais signe des temps, je suis passé au Maharadja Burger qui est particulièrement épicé mais tellement bon….
Louis : « Là je te coupe Guillaume mais je ne comprends plus là ! Ça fait un mois que tu te plains de l’absence de travail et de la nourriture épicé ! Si ça continue, tu vas demander à passer 2 semaines de plus en Inde »
Je te rassure, je préfère encore repasser l’épreuve de microéconomie que rester 2 jours de plus éloigné de l’île de mes rêves. Parfois je me vois au bord de la plage des coucous, Port-Joinville à ma gauche et les sapins à ma droite, dégustant des pains au chocolat en lisant le libé acheté le jour même (après avoir salué comme il se doit Didier, le marchand de perle et Bibi, le tenancier du Clipper)…
Mais je sens que je commence un peu trop à divaguer, reprenons le cours de la semaine.
Oui donc j’ai du boulot et je commence à manger Indien. Vous en voulez un autre bien bonne ? Vinnay a décidé de faire ami-ami ! Enfin…Le connaissant il avait surtout besoin de moi pour contacter une entreprise belge et une autre espagnol… mais au moins je peux désormais jouer à Géo challenge et IQ traveller tranquillos au bureau sans sentir cette présence hostile dans mon dos.
Mon autre grande chance c’est le grand soutien que me porte la numéro 2 d’Electraevents, Zoya. Elle est persuadé que je fais du bon boulot (ah ouais ?) et surtout que je suis très intelligent, tout ça parce que je sais convertir les roupies en dollars et situer la Belgique sur la carte du monde. M’enfin on ne va pas se plaindre car en plus elle me fait de la pub auprès de Guillaume. Chose étrange, je devais lui dicter mardi certaines données pendant qu’elle devait rentrer l’information dans un tableur excel et puis soudain elle a fondu en larme puis s’est repris et a continué comme si rien ne s’était passé. La scène n’a pas duré plus de vingt secondes et je n’ai toujours pas compris ce qui s’était passé…
L’atmosphère semble très bonne au bureau mais les difficultés actuelles d’electraevents liées à la crise ont fait rejaillir une bonne vieille habitude dans le monde du travail Indien : la délation. Ça s’est passé Mercredi soir, juste avant que Guillaume ne quitte le bureau. Vers 19h, il trouve un papier sur son ordi dénonçant la fainéantise de Ratan et les missions en free lance qu’il effectue au bureau pour des agences concurrentes. 10 minutes après, c’est Sonia (la graphiste) qui demande une augmentation (mérité) à mon patron pour tout le travail supplémentaire qu’elle effectue, sous entendue celui que Ratan ne fait pas. C’est enfin au tour de Ranjit (le directeur de la production) de s’entretenir. Il commence par clamer ô combien il aime cette boîte, qu’il mourra pour sa survie et que jamais, jamais il ne la trahira ; « ce qui n’est pas le cas de Ratan » ajoute-t-il en conclusion de sa déclaration d’amour. Ambiance, ambiance…
Guillaume étant de moins en moins au bureau, certains collègues me ramène directement en moto. Je n’ai évidemment pas de casque et je vous assure qu’il faut bien se tenir pour ne pas vaciller, mais rien de bien méchant. Les marchés autour du bureau sont particulièrement magnifiques la nuit tombée. Il n’y a pas d’éclairage publique dans ce secteur de Noida et chaque petit stand dispose ainsi de sa propre bougie, lampe. On se croirait presque dans la pub Schweppes (oui vous savez, celle où Nicole Kidman s’enfile une bouteille cul sec sur fond glouglou bien sonore).
Aujourd’hui 14 août, je n’avais pas eu super envie de parlé de mon anniversaire au bureau (c’est le premier anniversaire que je passe sans ma famille) donc j’ai fais comme si c’était un jour comme les autres. Guillaume et Mylia était au courant, me l’ont fêté dès 8h du matin et je les soupçonne fortement de me préparer un bon gros gâteau au chocolat. Deux indices m’ont mis la puce à l’oreille.
1) Mylia (vers midi) : « En fait tu aimes le chocolat, non ? »
2) Les deux tablettes de chocolat vidées dans la cuisine.
Je ne vais pas non plus trop m’avancer, mais…
/Edit : En fait point de gâteau au chocolat mais une soirée dans un restau italien (« pour que tu puisse manger tes lasagnes »), c’était excellent même si j’étais un peu triste. En fait, j’avais terminé le travail vers 21h30 à faire des photocopies et la journée avait été particulièrement mauvaise, J’ai trop essayé de mettre de coté le coté festif de la journée et je l’ai regretté.
Heureusement, mon père, mon frère et ma belle mère m’avait préparé une surprise par visio conférence. Ils m’ont ainsi présenté mon gâteau d’anniversaire qu’ils ont dégusté devant moi. Ils ont ensuite mis au congélateur une part enroulée dans du papier d’aluminium pour que je puisse en profiter à mon retour. Ils ont ensuite fait de même avec un verre de champagne. J’ai aussi eu le droit à un autoportrait très réussie (réalisé par Delphine). Enfin bref j’ai quant même pleuré. /
Pour conclure ce résumé synthétique de la semaine écoulé (et en prévision d’une semaine extrêmement agitée) je finis sur la phrase de la semaine. Elle vient (of course) d’une Zoya toujours autant en admiration devant mon travail :
« Guillaume tu colles vraiment bien les post-it, tu fais du très bon boulot » (à prendre au 1er degré)
Je vais finir par m’inquiéter…
3) Les Photos de la semaine
Je voulais vous faire un focus sur le film indien que j’ai vu dimanche mais je n’ai vraiment pas assez de temps (et j’ai aussi passé une heure à faire une ébauche que j’ai jeté à la corbeille). A la place un diaporama qui traite un peu de tout :
-Les hôtels visités (et mais parents ne se sont pas foutu de moi)
-les chantiers du art summit, sur une des photos, un Indien est couché sur mon futur bureau : le « help desk »
Une procession religieuse, il y a des fêtes religieuses à peu près tous les 2 jours ici !
L’intérieur d’une boutique tibétaine, véritable caverne d’Ali Baba.
Conclusion :
En premier lieu, je remercie tous ceux qui m’ont fêté mon anniversaire. Être né un 14 août ne présente pas que des avantages et je suis heureux que années après années, il y a toujours plus de personnes pour le fêter (merci facebook !)
Et puis fêter ses 20 ans en Inde, ce n’est quant même pas rien ! Ça vaut bien les 12 ans sur le tarmac de l’aéroport de New York, les 13 ans en pleine death Valley et les 18 ans sur l’île de Koh Samui !
Enfin, cette article est dédiée à Diane, les moments passés au mariage de ma mèreet bien d’autres encore restent assez inoubliables, je suis heureux que l’on continue de se voir régulièrement malgré nos emplois du temps chargés.
mardi 11 août 2009
Le séjour à Agra : la suite
Dimanche 9 août, réveil relativement matinal autour de 10h30, je mange en vitesse quelques croissants et me voilà parti pour une très longue journée.
On commence avec la forteresse rouge, qui abrite actuellement plusieurs bataillons de l’armée indienne. Petite particularité de l’édifice, plusieurs religions y sont représentées par le biais de peintures, gravures tels que la croix gammée (Indou), la fleur de lotus (mongol), le croissant etc.
L’immense château abrite aussi une mosquée, la prison où résida l’empereur édificateur du Taj Mahal (voir article précédent) et une forêt artificiellement recrée qui abritait des tigres (pas artificiels eux) censé protéger la forteresse. Bon sinon il faisait extrêmement chaud et à vrai dire je ne prêtais pas beaucoup d’attention à la longue explication que Him me récitait en mode par cœur.
On enchaine avec le Baby Taj, qui porte très bien son nom puisqu’il s’agit d’une réplique miniature du Taj. Cependant ne croyez pas à la pâle copie car c’est plutôt le contraire. Le baby Taj a été construit avant, pour la simple et bonne raison que c’est l’œuvre de la mère de notre empereur mongol préféré, bâtit en l’honneur de son propre père. Oui je sais c’est confus mais je ne me souviens plus des noms (et j’ai la flemme de les rechercher) donc on fait comme on peut.
Je remarque cependant que l’itinéraire de notre visite à travers les jardins du Baby Taj est pour le moins étrange : nous revenons sur nos pas fréquemment et Him ne cherche pas trop à s’expliquer. La réponse je la trouverai tout seul (ce n’était pas bien dur en même temps) en regardant devant moi : cet obsédé était entrain de suivre deux touriste visiblement française en mini short et ray ban rouge…
J’ai quant même poussé une gueulante parce que l’on n’était pas forcément en avance sur les horaires et qu’il est payé pour bien faire son boulot. Je n’allais pas me laissé marché sur les pieds par ce tordu du slip. Vinnay, tu es le prochain sur la liste !
Suite à cette brève mise au point, nous partons cette fois ci visiter un temple Sikh qui sert aussi de cuisine pour les plus démunis. Sur ce, rien de bien folichon à l’exception de ce joli foulard qui recouvrait ma tête.
Sur le chemin du retour, Him m’explique qu’il respecte toutes les religions sauf l’Islam. Pourquoi ? « les musulmans ne se lavent pas » et « se sont des terroristes » bref un bon vieux classique, discuter dans ces moments là ne sert pas à grand-chose…
Nous terminons la journée par un film indien, une production bollywoodienne vrai de vrai !
A mon guide « t’es sur que le film ne dure pas trop longtemps parce que pour le train ça va être coton » « Ne t’inquiètes pas le film ne dure même pas deux heures » me répond-t-il avec une telle certitude que j’accepte.
Evidemment, je ressors 2h15 plus tard de la salle, avec mon imbécile de guide, alors que le film était loin d’être finit. Le chauffeur a disparu des écrans radars et nous sommes à moins d’une heure du départ en train. J’hausse le ton et miracle, Him décide de se sortir les doigts du cul et de lancer plusieurs appels. Le chauffeur nous rejoint ¼ h et j’arrive à la gare avec à peu près 20 minutes d’avances, juste assez pour assister malgré moi à une scène assez forte.
Sur les quais, plusieurs groupes de touristes s’étaient rassemblé attirant irrémédiablement tous les enfants mendiants de la gare. Au début tout se passe « normalement » et puis un petit groupe d’enfants (3/4) se fait très insistant vis-à-vis d’une jeune touriste italienne qui n’ose pas leurs dire « non ». La situation attire l’attention de la plupart des Indiens présents sur le quai et l’un d’entre eux s’élance sur un des petits et commence à le rouer de coup de pied pendant que des touristes assiste à la scène, ne protestant que très mollement. Le gamin finit par s’échapper et l’indien retourne à sa place comment si rien ne s’était passé. Alors que je le bombarde de questions, Him m’explique que les indiens n’aiment pas voir les mendiants « embêter » les touristes et que cela donnerait une mauvaise image de l’Inde…
Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque l’italienne, assez choquée comme tout le monde, décida de consoler l’enfant qui venait de se faire battre en faisant une terrible erreur : lui offrir une bouteille d’eau et un gros paquet de chips. Evidemment, à peine avait-elle tourné le dos qu’une bonne douzaine d’enfant se sont violemment jeté sur la gamin décidemment malchanceux, qui prenait des coups de poing, se faisait morde le bras, bref je vous épargne les détails sordides. La situation a encore plus dégénéré quand des voyageurs indiens et la police sont intervenus, c’était d’une violence assez incompréhensible pour des occidentaux qui ne s’attendaient pas à ça. L’italienne était effondré dans les bras de son compagnon (très) passif et elle n’était pas la seule à pleurer, je ne vous raconte pas l’ambiance dans le train après.
Pour ma part, je n’ai pas été vraiment surpris par ce qui s’est passé. L’italienne à commis plusieurs erreurs de base et j’ai bien compris que ça allait vite partir en vrille même si la réaction de l’Indien m’a beaucoup surpris par sa violence et sa rapidité. Je ne vais pas plus m’étaler dessus, une scène comme celle ci ne laisse pas indifférent.
Bon, on va essayé de terminer sur une note un peu plus joyeuse, le retour par le train. Là plupart d’entre vous ont vu au cinéma le très bon « à bord du darjeeling limited », une espèce de road movie réunissant trois frères à bord d’un train parcourant l’Inde du sud à la recherche de leur mère. Ce film a quant même nourrit un certain fantasme chez moi et je voulais absolument emprunter au moins une fois les lignes ferroviaires indienne avant mon départ.
Hélas, la liaison Agra-Delhi n’est pas plus excitant qu’un aller retour Paris-Nantes, le train ressemble à un…train avec ses voisins qui s’étalent sur ton siège, ses enfants bruyants qui cours dans les couloirs etc.
Petite originalité quant même, un repas chaud est servi à chaque voyageur exactement pareil que quand on prend l’avion. C’est tout de même autre chose que les 10 euros qu’il faut débourser au wagon restaurant SNCF pour pouvoir manger un tout petit sandwich club.
La gare de Delhi est une véritable fourmilière pas désagréable du tout pour peu que l’on ne soit pas agoraphobe, le tout dans un chaos typiquement indien.
Retour à la maison vers 23h30, demain matin se sera réveil à 8h du matin pour aller travailler. Ces deux jours à Agra m’ont quant même fait du bien malgré la succession d’évènements qui ont mit mes nerfs à rude épreuve.
2) Les photos du jour.
Voici donc :
Ma chambre, les jardins de l’hôtel, la forteresse rouge, le baby Taj, le temple Sikh et la gare d’Agra bref de quoi écouler une partie des nombreuses photos prises ce weekend end….
3) Conclusion :
Prochain article mercredi-jeudi (où je parlerai plus longuement de ce chef d’œuvre boollywoodien) qui sera forcément suivit d’un autre article le 14 août, soit une journée que vous n’avez pas intérêt à oublier…
Cet article est dédié à Mathilde « Magda » Monge, je ne sais pas vraiment si on se reverra beaucoup l’année prochaine mais d’ici là, je te souhaite plein de succès aux Etats Unis même si l’IEAPS garde ses portes ouvertes car, comme tu le dis, nous restons des A.R.T.I.S.T.E.S !
http://www.youtube.com/watch?v=NeM2Xw7ZP5Y
http://www.youtube.com/watch?v=GPZ5fnYFI4Q (ça c’est parce que Santigold le vaut bien)
Je suis aussi heureux qu’on ait apprit à mieux se connaître après ces terribles années Fénelon.
On commence avec la forteresse rouge, qui abrite actuellement plusieurs bataillons de l’armée indienne. Petite particularité de l’édifice, plusieurs religions y sont représentées par le biais de peintures, gravures tels que la croix gammée (Indou), la fleur de lotus (mongol), le croissant etc.
L’immense château abrite aussi une mosquée, la prison où résida l’empereur édificateur du Taj Mahal (voir article précédent) et une forêt artificiellement recrée qui abritait des tigres (pas artificiels eux) censé protéger la forteresse. Bon sinon il faisait extrêmement chaud et à vrai dire je ne prêtais pas beaucoup d’attention à la longue explication que Him me récitait en mode par cœur.
On enchaine avec le Baby Taj, qui porte très bien son nom puisqu’il s’agit d’une réplique miniature du Taj. Cependant ne croyez pas à la pâle copie car c’est plutôt le contraire. Le baby Taj a été construit avant, pour la simple et bonne raison que c’est l’œuvre de la mère de notre empereur mongol préféré, bâtit en l’honneur de son propre père. Oui je sais c’est confus mais je ne me souviens plus des noms (et j’ai la flemme de les rechercher) donc on fait comme on peut.
Je remarque cependant que l’itinéraire de notre visite à travers les jardins du Baby Taj est pour le moins étrange : nous revenons sur nos pas fréquemment et Him ne cherche pas trop à s’expliquer. La réponse je la trouverai tout seul (ce n’était pas bien dur en même temps) en regardant devant moi : cet obsédé était entrain de suivre deux touriste visiblement française en mini short et ray ban rouge…
J’ai quant même poussé une gueulante parce que l’on n’était pas forcément en avance sur les horaires et qu’il est payé pour bien faire son boulot. Je n’allais pas me laissé marché sur les pieds par ce tordu du slip. Vinnay, tu es le prochain sur la liste !
Suite à cette brève mise au point, nous partons cette fois ci visiter un temple Sikh qui sert aussi de cuisine pour les plus démunis. Sur ce, rien de bien folichon à l’exception de ce joli foulard qui recouvrait ma tête.
Sur le chemin du retour, Him m’explique qu’il respecte toutes les religions sauf l’Islam. Pourquoi ? « les musulmans ne se lavent pas » et « se sont des terroristes » bref un bon vieux classique, discuter dans ces moments là ne sert pas à grand-chose…
Nous terminons la journée par un film indien, une production bollywoodienne vrai de vrai !
A mon guide « t’es sur que le film ne dure pas trop longtemps parce que pour le train ça va être coton » « Ne t’inquiètes pas le film ne dure même pas deux heures » me répond-t-il avec une telle certitude que j’accepte.
Evidemment, je ressors 2h15 plus tard de la salle, avec mon imbécile de guide, alors que le film était loin d’être finit. Le chauffeur a disparu des écrans radars et nous sommes à moins d’une heure du départ en train. J’hausse le ton et miracle, Him décide de se sortir les doigts du cul et de lancer plusieurs appels. Le chauffeur nous rejoint ¼ h et j’arrive à la gare avec à peu près 20 minutes d’avances, juste assez pour assister malgré moi à une scène assez forte.
Sur les quais, plusieurs groupes de touristes s’étaient rassemblé attirant irrémédiablement tous les enfants mendiants de la gare. Au début tout se passe « normalement » et puis un petit groupe d’enfants (3/4) se fait très insistant vis-à-vis d’une jeune touriste italienne qui n’ose pas leurs dire « non ». La situation attire l’attention de la plupart des Indiens présents sur le quai et l’un d’entre eux s’élance sur un des petits et commence à le rouer de coup de pied pendant que des touristes assiste à la scène, ne protestant que très mollement. Le gamin finit par s’échapper et l’indien retourne à sa place comment si rien ne s’était passé. Alors que je le bombarde de questions, Him m’explique que les indiens n’aiment pas voir les mendiants « embêter » les touristes et que cela donnerait une mauvaise image de l’Inde…
Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque l’italienne, assez choquée comme tout le monde, décida de consoler l’enfant qui venait de se faire battre en faisant une terrible erreur : lui offrir une bouteille d’eau et un gros paquet de chips. Evidemment, à peine avait-elle tourné le dos qu’une bonne douzaine d’enfant se sont violemment jeté sur la gamin décidemment malchanceux, qui prenait des coups de poing, se faisait morde le bras, bref je vous épargne les détails sordides. La situation a encore plus dégénéré quand des voyageurs indiens et la police sont intervenus, c’était d’une violence assez incompréhensible pour des occidentaux qui ne s’attendaient pas à ça. L’italienne était effondré dans les bras de son compagnon (très) passif et elle n’était pas la seule à pleurer, je ne vous raconte pas l’ambiance dans le train après.
Pour ma part, je n’ai pas été vraiment surpris par ce qui s’est passé. L’italienne à commis plusieurs erreurs de base et j’ai bien compris que ça allait vite partir en vrille même si la réaction de l’Indien m’a beaucoup surpris par sa violence et sa rapidité. Je ne vais pas plus m’étaler dessus, une scène comme celle ci ne laisse pas indifférent.
Bon, on va essayé de terminer sur une note un peu plus joyeuse, le retour par le train. Là plupart d’entre vous ont vu au cinéma le très bon « à bord du darjeeling limited », une espèce de road movie réunissant trois frères à bord d’un train parcourant l’Inde du sud à la recherche de leur mère. Ce film a quant même nourrit un certain fantasme chez moi et je voulais absolument emprunter au moins une fois les lignes ferroviaires indienne avant mon départ.
Hélas, la liaison Agra-Delhi n’est pas plus excitant qu’un aller retour Paris-Nantes, le train ressemble à un…train avec ses voisins qui s’étalent sur ton siège, ses enfants bruyants qui cours dans les couloirs etc.
Petite originalité quant même, un repas chaud est servi à chaque voyageur exactement pareil que quand on prend l’avion. C’est tout de même autre chose que les 10 euros qu’il faut débourser au wagon restaurant SNCF pour pouvoir manger un tout petit sandwich club.
La gare de Delhi est une véritable fourmilière pas désagréable du tout pour peu que l’on ne soit pas agoraphobe, le tout dans un chaos typiquement indien.
Retour à la maison vers 23h30, demain matin se sera réveil à 8h du matin pour aller travailler. Ces deux jours à Agra m’ont quant même fait du bien malgré la succession d’évènements qui ont mit mes nerfs à rude épreuve.
2) Les photos du jour.
Voici donc :
Ma chambre, les jardins de l’hôtel, la forteresse rouge, le baby Taj, le temple Sikh et la gare d’Agra bref de quoi écouler une partie des nombreuses photos prises ce weekend end….
3) Conclusion :
Prochain article mercredi-jeudi (où je parlerai plus longuement de ce chef d’œuvre boollywoodien) qui sera forcément suivit d’un autre article le 14 août, soit une journée que vous n’avez pas intérêt à oublier…
Cet article est dédié à Mathilde « Magda » Monge, je ne sais pas vraiment si on se reverra beaucoup l’année prochaine mais d’ici là, je te souhaite plein de succès aux Etats Unis même si l’IEAPS garde ses portes ouvertes car, comme tu le dis, nous restons des A.R.T.I.S.T.E.S !
http://www.youtube.com/watch?v=NeM2Xw7ZP5Y
http://www.youtube.com/watch?v=GPZ5fnYFI4Q (ça c’est parce que Santigold le vaut bien)
Je suis aussi heureux qu’on ait apprit à mieux se connaître après ces terribles années Fénelon.
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