mardi 11 août 2009

Le séjour à Agra : la suite

Dimanche 9 août, réveil relativement matinal autour de 10h30, je mange en vitesse quelques croissants et me voilà parti pour une très longue journée.

On commence avec la forteresse rouge, qui abrite actuellement plusieurs bataillons de l’armée indienne. Petite particularité de l’édifice, plusieurs religions y sont représentées par le biais de peintures, gravures tels que la croix gammée (Indou), la fleur de lotus (mongol), le croissant etc.

L’immense château abrite aussi une mosquée, la prison où résida l’empereur édificateur du Taj Mahal (voir article précédent) et une forêt artificiellement recrée qui abritait des tigres (pas artificiels eux) censé protéger la forteresse. Bon sinon il faisait extrêmement chaud et à vrai dire je ne prêtais pas beaucoup d’attention à la longue explication que Him me récitait en mode par cœur.

On enchaine avec le Baby Taj, qui porte très bien son nom puisqu’il s’agit d’une réplique miniature du Taj. Cependant ne croyez pas à la pâle copie car c’est plutôt le contraire. Le baby Taj a été construit avant, pour la simple et bonne raison que c’est l’œuvre de la mère de notre empereur mongol préféré, bâtit en l’honneur de son propre père. Oui je sais c’est confus mais je ne me souviens plus des noms (et j’ai la flemme de les rechercher) donc on fait comme on peut.

Je remarque cependant que l’itinéraire de notre visite à travers les jardins du Baby Taj est pour le moins étrange : nous revenons sur nos pas fréquemment et Him ne cherche pas trop à s’expliquer. La réponse je la trouverai tout seul (ce n’était pas bien dur en même temps) en regardant devant moi : cet obsédé était entrain de suivre deux touriste visiblement française en mini short et ray ban rouge…
J’ai quant même poussé une gueulante parce que l’on n’était pas forcément en avance sur les horaires et qu’il est payé pour bien faire son boulot. Je n’allais pas me laissé marché sur les pieds par ce tordu du slip. Vinnay, tu es le prochain sur la liste !

Suite à cette brève mise au point, nous partons cette fois ci visiter un temple Sikh qui sert aussi de cuisine pour les plus démunis. Sur ce, rien de bien folichon à l’exception de ce joli foulard qui recouvrait ma tête.
Sur le chemin du retour, Him m’explique qu’il respecte toutes les religions sauf l’Islam. Pourquoi ? « les musulmans ne se lavent pas » et « se sont des terroristes » bref un bon vieux classique, discuter dans ces moments là ne sert pas à grand-chose…

Nous terminons la journée par un film indien, une production bollywoodienne vrai de vrai !
A mon guide « t’es sur que le film ne dure pas trop longtemps parce que pour le train ça va être coton » « Ne t’inquiètes pas le film ne dure même pas deux heures » me répond-t-il avec une telle certitude que j’accepte.



Evidemment, je ressors 2h15 plus tard de la salle, avec mon imbécile de guide, alors que le film était loin d’être finit. Le chauffeur a disparu des écrans radars et nous sommes à moins d’une heure du départ en train. J’hausse le ton et miracle, Him décide de se sortir les doigts du cul et de lancer plusieurs appels. Le chauffeur nous rejoint ¼ h et j’arrive à la gare avec à peu près 20 minutes d’avances, juste assez pour assister malgré moi à une scène assez forte.

Sur les quais, plusieurs groupes de touristes s’étaient rassemblé attirant irrémédiablement tous les enfants mendiants de la gare. Au début tout se passe « normalement » et puis un petit groupe d’enfants (3/4) se fait très insistant vis-à-vis d’une jeune touriste italienne qui n’ose pas leurs dire « non ». La situation attire l’attention de la plupart des Indiens présents sur le quai et l’un d’entre eux s’élance sur un des petits et commence à le rouer de coup de pied pendant que des touristes assiste à la scène, ne protestant que très mollement. Le gamin finit par s’échapper et l’indien retourne à sa place comment si rien ne s’était passé. Alors que je le bombarde de questions, Him m’explique que les indiens n’aiment pas voir les mendiants « embêter » les touristes et que cela donnerait une mauvaise image de l’Inde…

Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisque l’italienne, assez choquée comme tout le monde, décida de consoler l’enfant qui venait de se faire battre en faisant une terrible erreur : lui offrir une bouteille d’eau et un gros paquet de chips. Evidemment, à peine avait-elle tourné le dos qu’une bonne douzaine d’enfant se sont violemment jeté sur la gamin décidemment malchanceux, qui prenait des coups de poing, se faisait morde le bras, bref je vous épargne les détails sordides. La situation a encore plus dégénéré quand des voyageurs indiens et la police sont intervenus, c’était d’une violence assez incompréhensible pour des occidentaux qui ne s’attendaient pas à ça. L’italienne était effondré dans les bras de son compagnon (très) passif et elle n’était pas la seule à pleurer, je ne vous raconte pas l’ambiance dans le train après.

Pour ma part, je n’ai pas été vraiment surpris par ce qui s’est passé. L’italienne à commis plusieurs erreurs de base et j’ai bien compris que ça allait vite partir en vrille même si la réaction de l’Indien m’a beaucoup surpris par sa violence et sa rapidité. Je ne vais pas plus m’étaler dessus, une scène comme celle ci ne laisse pas indifférent.

Bon, on va essayé de terminer sur une note un peu plus joyeuse, le retour par le train. Là plupart d’entre vous ont vu au cinéma le très bon « à bord du darjeeling limited », une espèce de road movie réunissant trois frères à bord d’un train parcourant l’Inde du sud à la recherche de leur mère. Ce film a quant même nourrit un certain fantasme chez moi et je voulais absolument emprunter au moins une fois les lignes ferroviaires indienne avant mon départ.

Hélas, la liaison Agra-Delhi n’est pas plus excitant qu’un aller retour Paris-Nantes, le train ressemble à un…train avec ses voisins qui s’étalent sur ton siège, ses enfants bruyants qui cours dans les couloirs etc.

Petite originalité quant même, un repas chaud est servi à chaque voyageur exactement pareil que quand on prend l’avion. C’est tout de même autre chose que les 10 euros qu’il faut débourser au wagon restaurant SNCF pour pouvoir manger un tout petit sandwich club.

La gare de Delhi est une véritable fourmilière pas désagréable du tout pour peu que l’on ne soit pas agoraphobe, le tout dans un chaos typiquement indien.


Retour à la maison vers 23h30, demain matin se sera réveil à 8h du matin pour aller travailler. Ces deux jours à Agra m’ont quant même fait du bien malgré la succession d’évènements qui ont mit mes nerfs à rude épreuve.


2) Les photos du jour.

Voici donc :
Ma chambre, les jardins de l’hôtel, la forteresse rouge, le baby Taj, le temple Sikh et la gare d’Agra bref de quoi écouler une partie des nombreuses photos prises ce weekend end….





3) Conclusion :

Prochain article mercredi-jeudi (où je parlerai plus longuement de ce chef d’œuvre boollywoodien) qui sera forcément suivit d’un autre article le 14 août, soit une journée que vous n’avez pas intérêt à oublier…


Cet article est dédié à Mathilde « Magda » Monge, je ne sais pas vraiment si on se reverra beaucoup l’année prochaine mais d’ici là, je te souhaite plein de succès aux Etats Unis même si l’IEAPS garde ses portes ouvertes car, comme tu le dis, nous restons des A.R.T.I.S.T.E.S !

http://www.youtube.com/watch?v=NeM2Xw7ZP5Y

http://www.youtube.com/watch?v=GPZ5fnYFI4Q (ça c’est parce que Santigold le vaut bien)

Je suis aussi heureux qu’on ait apprit à mieux se connaître après ces terribles années Fénelon.

3 commentaires:

  1. Alallalalalal pas marrant cette scene dans la gare.
    En tout cas tu as visité des monuments qui ont l'air magnifique.
    Bon courage pour le taff Tchuss

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  2. Euhh "marrant" n'était peut-être pas le terme que j'aurai employé sur le coup quant même. En tout cas je suis content de savoir que tu suis touours aussi assiduement le blog !

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  3. Oups ! Je n'avais pas bien lu ton message...

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