jeudi 6 août 2009

Mardi-jeudi, c'est mission commando

Petite surprise en fin d’article.


1) Thriller, assassins et dealers de steak


Depuis 3 jours, la routine a reprit ces droits en attendant la visite du Taj Mahal et surtout les préparatifs de l’Indian Art Summit. Enfin pas tout à fait, puisque hier j’ai risqué ma vie.
Oui chers admirateurs et admiratrices, j’ai fais dans l’illégalité et j’ai couru le risque de me faire lyncher par les intouchables.

L’histoire débute mercredi. Je suis à peine levé que Guillaume m’explique qu’aujourd’hui c’est férié (la fête des frères et sœurs semble-t-il) et qu’il n’y aura de bureau en conséquent. Il me propose alors de partir faire les courses avec lui, j’accepte sans me poser deux questions.

Les questions, j’ai commencé à me les poser au bout de 45 minutes de voiture : Ou allions nous ? Pourquoi ne rien me dire ? Veut-on m’éliminer ? Bravant risque et périls, j’ose poser la question suivante :
« On aurait pas dépassé le marché il y a 30 minutes de cela ? »
Guillaume se sentant pris au piège (du moins c’est l’impression que j’en avais) m’avoue la cruelle vérité.
« Nous allons rencontrer le meatman »

Et la vous vous demandez ce que je raconte, Visionner une saison entière de 24 en une semaine m’aurait-il rendu fou ? Pas tout à fait, puisque le meatman n’est autre qu’un dealer de viande de bœuf, de buffle pour être plus précis.

Comme je vous l’ai déjà dit, la vaches et ses cousins sont sacrés ici et même si il n’est pas inscrit dans la loi que « vendre de la viande de bœuf est interdit » (quoique les avis divergent sur la question) c’est en tout cas très très mal vu de le faire. Régulièrement, il arrive que des intouchables lynchent une personne pour la simple raison qu’il aurait mangé du bœuf. La police ne s’y oppose pas tant que ça.

Le rendez vous est pris dans le quartier des expatriés (c’est logiquement d’eux que vient la plus forte demande) et le meatman nous demande de suivre plusieurs indications comme dans un vrai film d’espionnage. Nous l’attendons donc au coin d’une rue peu fréquentée et puis le meatman débarque de nulle part au volant d’une toute petite voiture. L’échange et bref, un gros sac de viande contre quelques milliers de roupies et l’affaire est dans le sac. Le meatman prend même le soin de nous laisser une facture puis il repart au volant de sa voiture en marche arrière !
L’échange a duré 2-3 minutes et c’était assez amusant comme expérience. Je ne regarderai plus mon steak frite de la même façon à mon retour de Paris (« et vas-y tu m’passes 3 grammes de steak Charal steuplait »).

Précision qui a son importance, ce n’est pas vraiment du steak de bœuf mais plutôt de buffles, oui ceux qui se baignent toute la journée dans la rivière en bordure de Delhi. La viande est ainsi délicieuse et fond sur la langue, ça m’a rappelé mon voyage en Argentine…

Reprenons nos esprit et enchainons sur la suite soit pas grand-chose. Nous sommes allé déjeuner dans un restau mégabranchouille (donc cher) et c’était super pas bon. Sinon pour ce qui est du bureau j’ai tenté quelques petites expériences sur Vinnay pour voir s’il me méprisait vraiment.
Il est mardi, vers 20h je quitte le bureau en suivant Guillaume, ce dernier dis au revoir à toute l’équipe, Tout le monde lui répond, notamment Vinnay dont le « goodbye » est très audible, puis je tente à mon tour un au revoir général et tout le monde me salut, sauf Vinnay…

Au moins je ne suis pas complètement parano.

Aujourd’hui, il a tenté de me refiler un très sale boulot : recopier une par une (on ne pouvait pas faire autrement) les 1100 adresses mails d’exposants et les transférer sur un fichier pour que Vinnay puisse envoyer un message général. Je ne me suis pas démonté, j’ai évidemment refusé car après une bonne douzaine de listings effectuée, j’aimerai bien un merci (sachant que le « please » faisait déjà défaut à la base). Et puis sinon, j’ai contacté pour la première fois quelques clients indiens par téléphone et ça c’est assez bien passé.

Autrement, je viens de finir le polar « sonate de l’assassin » et me prépare à enchainer avec « Ritournelle de la faim » du dernier prix Nobel de littérature français en date.
Enfin, je vais taché de regarder la première saison de scrubs, qui m’a été vivement conseillée.



2 ) Focus : la routine.

Alors que me voilà à un peu plus de la moitié de mon périple Indien, il semble nécessaire de vous parler un peu de ma vie quotidienne au sein de l’appartement 17 du secteur 15A de Noida.

La journée commence vers 8h, juste le temps de me doucher et m’habiller, le petit déjeuner en option. Comme tous les matins le chauffeur nous attend devant la grille et j’en profite pour donner mes chemises à repasser à un commerçant du coin. Le trajet dure ensuite un quart d’heure, nous traversons une rivière, des bidonvilles mais aussi une ligne de métro aérien, un projet faramineux qui suscite de vraies polémiques national au sujet de la fragilité de l’édifice.

Nous traversons enfin une rue peuplée de vendeurs de fruits et légumes (voir les photos du jour) pour enfin atteindre la porte C66 du secteur 4, oui les indiens ont le sens de la poésie. Nous sommes toujours les premiers à arriver, j’en profite pour passer un peu sur youtube histoire de m’occuper un peu en attendant du bureau. S’occuper après pendant 9 h n’est pas chose aisée puisqu’il faut bien avoir l’air de faire quelque chose devant ses collègues sans trop ce faire gauler quand ces derniers s’aperçoivent que ce « quelque chose » c’est une partie de démineur.

Plus sérieusement, je n’ai vraiment pas beaucoup de boulot (je ne suis que stagiaire après tout et un employé s’occupe déjà de servir le café et faire les photocopies) donc je passe le temps en contactant des gens par facebook, en écoutant les très nombreux podcast que j’ai téléchargé avant de venir (Daniel Morin, Didier Porte, Nicolas Canteloup, le masque et la plume, panique au Mangin palace etc…) et je communique un peu sur MSN avec ma famille autour de 12h30. Je confirme que la webcam c’est vraiment génial.

Plusieurs de mes collègues ont remarqué mes activités mais ils sont dans l’ensemble assez indulgents car ils savent que je n’ai pas beaucoup de travail et que quand on me demande quelque chose, je m’y mets dans la seconde qui suit. L’heure du déjeuner dépend de la bonne volonté de mon patron, entre 13 et 16 h généralement. Le repas en lui-même est très rapide, généralement sans un mot et devant Ellen deGeneres (excusez-moi pour l’orthographe).

Retour au boulot, c’est généralement à ce moment là que je commence à rédiger l’article du jour. Le travail se termine vers 18-21h donc ce n’est pas toujours facile de s’organiser. Sur le chemin du retour, nous passons devant un hôtel type européen (le seul endroit où on peut croiser quelques fois un blanc à Noida). C’est ici que je me réapprovisionne en Kit Kat. Il serait aussi injuste de ne pas mentionner ce très cher Mc« chicken »Do à 10 mètres de là.

De retour à la maison, je parle un peu avec Milia, dine avec eux devant friends et part rapidement m’isoler dans ma chambre, il est alors 22h le plus souvent. Là je finis la rédaction de l’article, j’envois des mails, et surtout je visionne des dvd.

Tout ça n’a rien de très excitent mais a le mérite de vous montrer un peu le déroulement de ces journée en Inde auxquels j’ai eu beaucoup de mal à m’habituer (et encore maintenant, certains soirs). On n’a pas trop eu l’occasion de voir l’Inde au cours de cette journée, ni d’aller à Delhi, encore moins de rencontrer des gens. J’appelle cela le tunnel. J’essaye ensuite de me rattraper le weekend mais la fatigue limite mes journées. C’est pourquoi aussi certains articles arrivent plus vite que d’autres, parfois il ne se passe rien pendant une, deux, trois journées et il faut bien que je me concentre sur certaines anecdotes qui ont un peu égayé ces journées, histoire de ne pas trop vous ennuyer.

Heureusement, la visite du Taj Mahal puis l’Indian art summit vont me donner de la matière dans les jours à venir, mais je garde toujours sous le coude quelques petites anecdotes pour évité de rendre copie blanche.

Ce n’est peut-être pas très joyeux mais c’est le prix à payer pour bénéficier de cette grande chance que constitue un travail en Inde.



3) Les photos du jour

La thématique ici, c’est évidemment la rue. Ces clichés ont été pris sur plusieurs jours, à Delhi comme à Noida. Bien sûr vous retiendrez les densités, les couleurs, la végétation et l’état de délabrement de certaines rues. Pas de grandes surprises donc mais sur place, ça prend une autre dimension.




4) Conclusion

Comme promis, une petite surprise :
http://fr.answers.yahoo.com/question/index;_ylt=Aur61tliPz2kfE3BKz17Q_VhAgx.;_ylv=3?qid=20070714082336AAlYVA8

Le message a été rédigé quelques semaines après le bac. Le niveau d’orthographe et très moyen et le style assez confus mais cela traduit bien ma grande hésitation à l’époque même si je remarque que l’urbanisme est cité…
A l’issu de cette tentative de clarifier un peu mon esprit, j’ai donné l’avantage à une réponse pro-ICP, ce n’est qu’au mois d’août (et pour une bonne raison à mon avis) que j’ai choisie de m’orienter vers la Sorbonne. J’ai redécouvert ceci il y a quelques heures et je vous avoue que ça m’a touché (je l’avais totalement oublié) car ce message est plein de symboliques à l’heure où je m’oriente vers de nouveaux horizons.

Entre temps j’ai aussi décidé de me suicider musicalement parlant en m’intéressant au top 100 des meilleures ventes itunes, au programme les habituelles bouses house mais surtout le retour du plus grand escroc des années 2000 : Crazy frog. Jugez plutôt :
http://www.youtube.com/watch?v=NBrisBngkis


Ce nouvel article est dédié à 6 autres géographes eux aussi haut en couleurs :

Les fidèles parmi les fidèles : Alexandre et Alexis, des gens de confiance qui mériterai bien de plus longues dédicace interminables.

Arthur, soit l’âme coco de notre groupe, je ne me suis jamais autant disputé avec le sourire qu’en sa compagnie.

Natasha évidemment, des valeurs et une grande gueule qui a bien raison de s’exprimer quand je dérape un peu.

Thomas, quelqu’un d’infiniment touchant qui nous a beaucoup manqué au premier semestre à Paul, Alexandre et moi.

Et enfin Zoé, on est rarement d’accord mais au moins avec elle, on est toujours sur de se lancer dans un débat passionnant. Zoé a aussi lancé son propre blog que je vous invite fortement à visiter tout au long de l’année qui vient.
http://framboise-et-saucisses.blogspot.com/

Savoir que des gens vous lise et laissent des messages est quelques choses de vraiment réconfortant dans les moments de doute.

3 commentaires:

  1. Hello !!!

    Je vois que tu es parfois en recherche de distraction au travail, je te passe un lien d'une musique encore mieux que que crazy frog, mieux que bébé lily, qui surpasse largement ilona mitrecey.
    Bon après j'epère que tu ne connais pas cette chanson ...
    http://www.youtube.com/watch?v=5H59Py7KApU

    Salut à toi le hors la loi !!!

    RépondreSupprimer
  2. Hohoho!
    Cette histoire de viande est vraiment géniale! Profite bien de la suite Tchuss

    RépondreSupprimer